Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 19:50

Je me suis amusée à faire un découpage de ces dernières 48h…

Dodo : 2 x 10h (marmotte je suis, marmotte je reste)

Séances de ciné : grosso modo 3 x 2h (In the air, Sherlock Holmes et A serious man)

Trajets A/R pour aller au ciné : 2h (ah, les joies du centre-ville pour se garer)

Repas : 2h (et encore, je pense être très très large sur ce coup)

Tâches ménagères diverses : 2h (minimum syndical, pour ce qui est du tas de repassage qui m’attend, je me suis contentée de lui passer un petit bonjour sans trop m’approcher)

Ablutions : 1h30 (c’est important d’être propre)

Internet : 5h (plutôt pas mal, je suis fière de moi, je tiens ma résolution de début d’année)

Lecture : 9h30 (Alias Grace de Margaret Atwood + 1 polar vite lu et vite oublié)

Et quelque part dans tout ça, compter 3 fois 5 secondes pour dire « Bonsoir, une place pour tel film, s’il vous plait ». Ce sont les seules paroles que j’ai prononcées de tout le week-end.

Comment ça asociale ?

Par charlie - Publié dans : listes
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 18:30
Je viens de découvrir le miracle de la roulette à pizza.
Jusqu’à présent, quand on mangeait des pizzas à la maison, je m’escrimais laborieusement à couper les parts avec un couteau. C’est super dur à couper une pizza. A couper proprement du moins.
J’ai essayé à peu près tous les couteaux de ma cuisine pour faire ça, mais je n’ai jamais réussi à ce que mes parts soient belles. Même mon super couteau que j’affûte régulièrement, et qui coupe vraiment bien (mon index droit peut en témoigner), et qui pourrait être estampillé Dexter Morgan, n’a jamais réussi à venir à bout d’une pizza.
J’aurais rêvé que mes parts de pizza soient aussi jolies et régulières que celles que l’on peut voir sur les emballages ou dans les séries télé américaines.
Mais non, ça n’a jamais été comme ça.
Dans le meilleur des cas, mon couteau arrivait à peu près à trancher dans le lard de la pâte, et les seuls dommages collatéraux se trouvaient la garniture, qui se trouvait honteusement massacrée. J’ai encore le cœur serré au souvenir de ces pauvres lamelles de champignons torturées par la lame du couteau et qui n’avaient comme seule solution que de replier sur elles-mêmes, donnant à la part un air vaguement rassis. Parfois, le coup de couteau repoussait toute une partie de la garniture sur un côté, laissant l’autre côté presque vide.
Alors, des cris offusqués s’élevaient « oh non, m’man, moi j’en veux pas de celle-là ». c’est ainsi que pendant des années, je me suis contentée d’une part de pizza aussi déserte que le parking d’Auchan le dimanche.
Dans le pire des cas, la pâte prenait un malin plaisir à résister de toutes ses forces au découpage, et je devais alors m’aider de mes doigts. Ce qui fait qu’en plus de massacrer la garniture sur les bords des parts, je l’écrasais au niveau de la croûte et je me brûlais les doigts.
Comme je ne mange que des pizzas achetées au rayon frais, ou faites maison, jamais au grand jamais je ne m’étais doutée de la redoutable efficacité de la roulette.
Il y a quelques semaines, j’en ai acheté une, trouvée par hasard dans une foire à 1€ du supermarché. A vrai dire, je l’ai achetée surtout parce que la couleur me plaisait. Arrivée à la maison, je l’ai rangée dans un tiroir et je l’ai oubliée. Dire que depuis j’ai bien dû manger et massacrer 2 pizzas !
Mais le week-end dernier, en cherchant des bougies, je suis tombée sur la roulette. Je l’ai sortie, utilisée, et mon extase a été fabuleuse…
Par contre, ayant un esprit absolument réfractaire à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une réflexion technique, je n’ai aucune idée du fonctionnement de l’engin.
Pourquoi est-ce qu’un outil qui ne coupe pas quand on y passe le pouce arrive à couper sans forcer une pizza qui résiste au plus terrifiant des couteaux ?
Et pourquoi les ciseaux pour enfants ne coupent effectivement que le papier et pas les cheveux ou le ruban ?
Quelle bonne âme saurait m’expliquer le procédé, que je meure moins idiote ?
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 14:59

Il y a ce type là. Une vraie plaie. A chaque fois que je me balade dans mon quartier, que ce soit pour aller à la poste, la banque, la boulangerie… je tombe dessus. C’est le genre un peu lourdingue, qui carbure au calva dès 8h du matin, et qui évacue l’alcool par tous les pores 24 h/24. Le mec a dû entendre quand il était petit que l’alcool conserve bien, et n’a pas compris que c’est valable surtout pour les cerises griotte. Alors, il a entrepris de baigner constamment dans une dose d’alcool suffisante pour bien le conserver. Je n’ai aucune idée de l’âge qu’il peut avoir, quelque part entre 30 et 50 ans. Ses traits ravagés ne donnent pas beaucoup d’indices. Il essaye systématiquement de me draguer, à grands renforts de sorties de langue suggestives, de bruits de succion censés me donner illico l’envie de lui rouler une pelle.

La drague lourde, vulgaire et plutôt répulsive qu’hélas nombre d’hommes utilisent. Et même les non-alcooliques.

Ça reste une source d’émerveillement sans cesse renouvelé de voir qu’au 21e siècle, tant d’hommes s’imaginent encore que le simple fait d’avoir un machin qui pendouille entre leurs cuisses suffit à les rendre complètement irrésistibles. Tels des petits garçons qui croient au Père Noël, ils pensent qu’une femme, toutes les femmes ne sont là que pour une seule chose : satisfaire les pulsions sexuelles des hommes.

Les pauvres. Il est temps de remettre les pendules à l ‘heure !

 

NON, une femme au foyer n’est pas une nymphomane qui se promène toute la journée en sous-vêtements affriolants, n’attendant que le coup de sonnette d’un inconnu pour se jeter sur lui et lui arracher ses vêtements.

 

OUI, une femme seule qui marche dans la rue, même en pleine journée, a tendance à faire la gueule, parce qu’elle a appris en grandissant qu’un visage avenant est interprété par pas mal de connards comme une incitation à l’emmerder.

 

NON, une femme qui sourit à un homme en soirée ne cherche pas à lui faire comprendre qu’elle rêve de gang-bangs et autres fist-fucking.

 

OUI, ça met une femme en colère qu’un abruti lui propose de lui sucer la bite à l’arrêt de bus.

 

NON, les femmes ne deviennent pas infirmières pour faire fantasmer leurs patients en se promenant nues sous leurs blouses, mais bien pour gagner leur vie en aidant les autres.

 

OUI, il y a d’autres façons de conquérir le cœur d’une femme que de lui susurrer en sortant du resto « viens chez moi, ma salope, que je te la mette profond ».

 

NON, une femme qui repousse un dragueur n’est pas obligatoirement une sale gouine.

 

OUI, une femme qui dit « non » pense « non ».

 

Messieurs les connards, j’ai un scoop pour vous : les films pornos sont des « œuvres » (sic) réalisées par des hommes, pour des hommes, et ne reflètent en aucun cas la réalité des rapports NORMAUX hommes-femmes…

Quant à l’autre abruti de poivrot de mon quartier, après des mois à supporter ses propositions inopportunes, il s’est pris un coup de pied dans le tibia. Oui, parfaitement. Moi, la non-violente, je lui ai balancé mon pied. Il s’est permis tout à l’heure de me toucher, ou plutôt devrais-je dire de me peloter.

Action, réaction.

Bien fait pour ta gueule, Ducon. La prochaine fois, s’il ose de nouveau m’enquiquiner, je ferai l’effort de lever un peu plus haut mon pied…

Je ne sais pas s’il est vrai que l’homme est un loup pour l’homme, mais en tout cas il est clair qu’il l’est pour la femme.

Je ne connais pas une seule femme, PAS UNE SEULE, qui n’ait eu un jour à subir des attouchements plus ou moins poussés de la part d’un crétin qui pensait que sa simple condition d’homme lui donnait tous les droits.

Respectez-nous, bordel !

 

Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 19:19
http://ecx.images-amazon.com/images/I/41HFBXSQHVL._SS500_.jpg

Ah ! Le bain de Madame Trompette ! Que de bons souvenirs. J’avais trouvé ce bouquin en furetant à la Fnac, et à l’époque il m’avait paru convenir tout à fait à ce que je vivais. Madame Trompette est une maman éléphant qui a 3 enfants très coquins, qui attendent que leur maman se fasse couler un bon bain pour avoir mille choses à lui dire, bien qu’elle demande expressément 5 minutes de tranquillité. Ils finissent par entrer avec elle dans la baignoire. Madame Trompette, de guerre lasse, les laisse jouer et file dans la cuisine. Et bien sûr, que font les enfants ?

Quand j’ai acheté le bouquin, mes 3 têtards et ma grenouille étaient encore bien petits, et je me battais comme Madame Trompette pour avoir quelques minutes de paix de temps à autre. En vain…

Ça doit bien faire 10 ans que je n’ai pas pris de bain. J’ai oublié ce que pouvait être la sensation de se laisser délicieusement aller dans une baignoire emplie d’eau chaude parfumée aux sels de bain, et de rester là à ne penser à rien, en réchauffant par moments l’eau grâce à de savantes torsions des orteils sur le robinet. J’ai fini par en prendre mon parti. Et puis les bains, ce n’est pas bon pour la planète, et toussa. Tant pis.

Maintenant qu’ils ont grandi, on pourrait croire qu’il me serait possible de renouer avec ce petit plaisir. Mais je ne préfère pas essayer, les enfants étant ce qu’ils sont, nul doute qu’ils recommenceraient à venir me déranger. Parce que j’ai beau avoir laissé tomber les bains, eux n’ont jamais cessé d’avoir besoin de maman aux moments les moins propices.

Avez-vous remarqué que c’est toujours quand on est au téléphone qu’ils veulent nous chanter la dernière chanson apprise à l’école ? Que c’est toujours quand on vient de se mettre du vernis qu’ils s’amènent avec le pull coincé au-dessus de la tête ? Que c’est toujours quand on vient de s’assoupir qu’ils finissent leur sieste ? Que c’est toujours quand on commence à bisouiller son chéri qu’ils font un cauchemar ?

Moi ce que je voudrais, c’est faire pipi tranquille. A la maison, ce n’est pas possible. Et il n’y a pas que les gamins, même les chats s’y mettent. J’en ai un qui se précipite comme une furie dès que je pose un pied sur la première marche de l’escalier. Il m’attend en haut, devant la porte des toilettes, les yeux pleins d’espoir que ce soit là que je me rende. Dès que je m’installe sur le trône, il grimpe sur mes genoux et s’installe confortablement en ronronnant comme un gros moteur. Généralement, dans les 10 secondes, un des gamins débarque, ouvre la porte en grand et se met à me causer comme si de rien n’était. Dans les meilleurs jours, je me retrouve à pisser avec 3 des 4 chats dans les chiottes, et les 3 garçons sur le palier, faisant la queue pour me parler. Bonjour l’intimité !

Bien évidemment, je peux compter sur les doigts d’une main les fois où ce qu’ils avaient à me dire était réellement urgent.

Je vous vois venir, vous vous dites que je n’ai qu’à fermer la porte à clé, et basta ! Gnagnagna !

Vous me prenez pour une demeurée ou quoi ?

Bien sûr que je l’ai fait !

Résultat, ils ont failli arracher le loquet et la poignée à force de secouer  dans tous les sens. Quant aux chats, ils miaulent comme des âmes en peine et grattent furieusement le bas de la porte.

Résultat, l’intimité n’étant dans ces conditions que très relative, et plutôt stressante, autant laisser la porte entrebâillée en espérant secrètement qu’un jour viendra où par miracle personne ne viendra troubler ma miction. C’est plus raisonnable que de changer la porte tous les 4 matins, non ?

Par contre, EUX, quand ils vont pisser, ils s’enferment soigneusement. En toute logique.

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 20:09

Moi le mercredi je ne travaille pas.

Enfin, si, mais seulement environ un mercredi sur 5. Donc, en digne marmotte que je suis, j’en profite pour déconnecter le réveil et roupiller un peu. Une habitude qui arrange tout le monde : moi parce que je dors, mes fils aînés parce qu’ils se lèvent tout seuls pour aller au collège sans que je sois derrière leur dos à vérifier s’ils ont bien déjeuné, et le plus jeune parce qu’il déjeune devant la télé et se gave de dessins animés.

Mais parfois, cette mécanique bien sympathique dérape.

La semaine qui précédait les vacances de noël, je me suis réveillée tranquillement à 9h30 et je me suis douchée, sourire aux lèvres.

Là où ça s’est gâté, c’est quand j’ai allumé mon portable. Un message assez sec de la CPE m’attendait, me demandant pourquoi mon fiston n’était pas en cours, et pourquoi je n’avais pas prévenu de son absence.

Affolement.

Et tout de suite bien sûr, les images les plus folles me sont passées par la tête : mon fils, drogué, en train de faire une overdose dans un coin. Mon fils, fugueur, montant dans un train. Mon fils, accidenté, agonisant à l’hôpital. Mon fils, séquestré, abusé par un pédophile…

Le fait qu’il ne réponde ni à mes appels, ni aux textos ne faisant rien pour apaiser mon angoisse.

En fait, son radio-réveil a brusquement décidé qu’il voulait bien encore faire radio, donner l’heure, mais plus sonner. Et évidemment, il a fait ça un mercredi matin. Le gamin, aussi marmotte que sa génitrice, ne s’est pas levé. J’ai fini par le trouver dans son lit, dormant du sommeil du juste.

Et, en bon putois qu’il est, et en raison de rivalités fraternelles, son petit frère s’est bien gardé de le réveiller… Il s’est levé, a déjeuné, s’est habillé, s’est lavé les dents, et est parti au collège, comme si de rien n’était.

Après une bonne gueulante (les parents gueulent toujours, ça marque  leur soulagement), je me suis trouvée bien emmerdée. Il fallait que je rappelle la CPE. J’ai horreur de mentir, mais je me voyais mal lui dire qu’en fait, je ne m’étais pas levée pour vérifier que ma progéniture avait bien ouvert ses yeux à l’heure ! Pour peu que cette nouvelle CPE soit un peu psychorigide, elle serait bien capable de me balancer un signalement, et que je me retrouve avec une enquête sociale sur le dos !

Bon, je l’ai rappelée, et j’ai dit sans grande conviction que le gamin était souffrant et qu’en fait il était resté couché.

Et là, elle me dit :

« pourquoi vous n’avez pas appelé à 8h pour le signaler ? »

Mon foutu inconscient, qui déteste le mensonge autant que mon conscient s’en est mêlé, et j’ai répondu :

« parce que je ne m’en suis aperçue que quand je me suis levée. Euh rentrée, quand je suis rentrée »

C’était déjà assez catastrophique comme ça, j’aurais DÛ arrêter là. Mais non, j’ai continué à m’enferrer…

«je veux dire quand je suis rentrée après être partie tôt ce matin, pas parce que j’avais pas dormi là. J’ai dormi à la maison, mais je devais partir tôt. Et là, je suis rentrée, et il dormait. Mais je n’avais pas eu votre message, je l’ai entendu quand je me suis levée, rentrée, quand je suis rentrée ».

Il y a eu un long silence, et la CPE m’a rappelé de remplir la fiche d’absence dans le carnet et au revoir madame.

Il y a 3 possibilités : elle me prend pour une évaporée irresponsable, pour une mère indigne, ou pour une folle.

Merci le réveil !

Il va sans dire que le père Noël a apporté un radio-réveil flambant neuf à mon ado.

Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /2010 14:02
Et surtout la santé, F !
Par charlie - Publié dans : bizarre
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 13:49
Bon, il est d'usage à l'aube d'une nouvelle année de prendre des bonnes résolutions pour la suivante. Ce qui est marrant, c'est qu'on n'entend jamais parler de ce qui est advenu des résolutions prises l'année précédente. Un voile pudique est jeté sur ces résolutions qui généralement n'ont tenu que quelques jours. Les résolutions sont comme les hommes, il en existe 2 catégories bien distinctes : pour une nuit, ou pour la vie.
Voici les miennes pour 2010, dans chaque catégorie.

Les vraies de vraies, celles pour lesquelles je vais faire un vrai effort :

- arrêter de fumer (si, si, j'y crois)
- me faire enfin ce week-end à Londres dont je rêve, même si je dois y aller toute seule, tant pis
- me faire enfin ce week-end à Stockholm dont je rêve, la suite vous la connaissez
- chanter moins fort, avant que les voisins ne fassent une dépression
- continuer à dire ce que je pense, tant pis pour les nombreuses gaffes

Les pas vraies du tout, celles qui ne passeront pas janvier :

- arrêter d'être entichée de ce gars, marié et fidèle, à qui je compare tous les mecs que je rencontre, à leur désavantage
- passer moins de temps sur internet
- regarder un peu la télé, histoire de savoir de quoi mes collègues causent
- passer moins de temps pour les autres, et plus pour moi
- me décider enfin à envoyer à mon lecteur préféré ce truc que je garde dans un coin depuis presque un an, sans oser le montrer.

Et vous ? Quelles résolutions ? Dans quelle catégorie ?
Par charlie - Publié dans : listes
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 12:24
Ayé, le grand jour est arrivé ! Le dernier chocolat du calendrier a été avalé ce matin, les cadeaux sont fins prêts (du moins je l'espère pour vous), Jingle Bells passe en boucle à la radio, et vous vous préparez à bambocher.
Quelques petites recommandations pour que tout se passe au mieux :
- allez-y doucement sur la bouffe, le personnel hospitalier a déjà assez les boules de bosser ce soir, il n'aura aucune commisération pour ceux qui se pointeront avec une indigestion carabinée. A vous de voir si ça vous branche de vomir tripes et boyaux devant un parterre d'internes goguenards qui croquent des Quality Street devant vous.
- côté alcool, ne consommez que la quantité qui vous permettra d'atteindre une douce euphorie et de trouver que même Tata Jacqueline est gentille. Rappelz-vous qu'au-delà d'une certaine dose l'alcool délie la langue et que vous risquez de prononcer des paroles regrettables.
- une fois toutes les demi-heures, prenez le temps d'inspirer longuement, et de regarder un convive que vous appréciez moyennement (pour ne pas dire que vous ne pouvez pas le blairer), et pensez à lui ou elle en termes gentils. Par exemple, imaginez votre belle-mère en jolie jeune fille souriante marchant sur une plage les cheveux dans le vent. Ou convainquez-vous que Maurice, avant d'être un sale con réac et confit dans sa connerie, était un garçonnet rieur et attachant.
- de la même façon, imaginez que vos gosses, pourris et désagréables, seront un jour des adultes parfaitement fréquentables. Ca évitera de gâcher le repas en leur envoyant une baffe à la 3e fois où ils auront appelé votre mère "la vioque", profitant qu'elle est sourde comme un pot.
- acceptez le fait que si le dernier-né hurle comme ça depuis des heures, c'est parce qu'il fait ses dents, et pas contre vous personnellement. Ca devrait vous consoler de vous dire qu'il y en a au moins un qui passe un Noël pire que vous.
- préparez-vous 2 h avant à l'idée que les cadeaux que vous allez recevoir seront forcément médiocres, à côté de la plaque, et pas très originaux. Il serait temps que vous acceptiez l'idée que ce n'est pas parce qu'on est de la même famille, qu'on se cotoie au quotidien, que ça veut dire que les autres nous connaissent vraiment et savent ce qui nous ferait plaisir.
- entre 2 bouchées de bûche, prenez quelques secondes pour penser à tous ceux qui sont seuls dehors dans le froid, aux exclus, à ceux qui viennent de perdre un être cher, à ceux qui n'ont personne qui les aime.

Et rappelez-vous : celui qui conduit ne boit pas !!!
Joyeux Noël
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 12:26

… à ne pas commettre avec l’Homme en situation sexuelle

1/ Ne JAMAIS rigoler. Même s’il est là, devant vous, tout nu, mais avec ses chaussettes tirebouchonnées sur les chevilles. Et que c’est follement drôle. Même si ce qu’il vous fait vous chatouille horriblement. Quelle que soit la raison, vous devez impérativement vous retenir. Quitte à dissimuler votre rire dans une quinte de toux ou un éternuement. L’Homme du 21e siècle lit en douce les magazines féminins et les comprend de travers, ce qui le rend méfiant sur tout ce qui sort de l’ordinaire. L’Homme, à force de s’entendre dire qu’il doit explorer sa part de féminité, a fini par le faire, et cherche un sens caché à tout., parce qu’il pense que c’est féminin. Mais comme il reste malgré tout l'Homme, il est susceptible et va forcément prendre le moindre gloussement pour une façon de remettre en cause sa virilité. Débandade et tirage de tronche assurés !

2/ Prononcer des paroles hors-contexte. Le cerveau de l’Homme n’est pas équipé des connexions nécessaires pour comprendre que vous pouvez parfaitement trouver absolument délicieux ce qu’il est en train de vous faire, tout en composant mentalement la liste de courses du lendemain. Evitez donc de lui lancer pendant qu’il vous léchouille ici ou là « il reste du nutella dans le placard ? ». attendez au minimum après la douche pour poser ce genre de questions. Toute parole ne se rapportant pas directement à l’instant présent est à proscrire définitivement.

3/ N’acceptez de nouvelle position ou expérience que si vous pensez être capable de les renouveler ultérieurement. L’Homme est incapable d’assimiler l’idée que le fait d’avoir accepté une partie à 3 ou de faire la « liane mexicaine » la semaine dernière n’impliquait nullement de le refaire d’autres fois, ou pire, que ça devienne la norme. C’est dommage, mais c’est comme ça. Pour l’Homme, la nouveauté en amour c’est comme les voitures, l’essayer c’est l’adopter.

4/ Introduire des nouveautés toute seule comme une grande. Pour l’Homme, l’équation est simple : l’Homme dirige = la femme suit. Donc si la femme a du nouveau = la femme a trompé l’Homme avec un autre Homme qui lui a mis ces idées dans la tête. L’Homme croit encore que la femme est une petite chose sans cervelle, version 19e siècle, il a du mal à accepter que nous ayions un esprit qui fonctionne parfaitement bien, merci, et une imagination débordante. Donc, si vous avez envie d’inclure des objets, des jeux ou quoi que ce soit d’autre, arrangez-vous pour lui donner l’impression que l’idée vient de lui. Sinon, vous vous exposez à des semaines ou des mois de surveillance rapprochée et de suspicion permanente.

5/ Même s’il vous promet monts et merveilles, même s’il jure de ne pas se mettre en pétard, même s’il donne l’impression que ça ne l’intéresse plus que ça, même si c’est pour le punir suite à une dispute, ne lui avouez JAMAIS que oui, vous avez déjà simulé. Ce serait la fin de votre tranquillité à tout jamais. Une fois le doute installé, à chaque rapport, l’Homme s’arrêtera au moment crucial pour vous demander « et là, tu simules ou c’est pour de vrai ? » C’est pour le coup que plus jamais vous n’arriverez à rien. L’orgasmus interruptus, c’est pas top !

6/ Ne le laissez pas répondre à l’appel de la mode barbe de 3 jours savamment entretenue. Ok, c’est fashion. Ok, ça donne des airs de baroudeur mystérieux à n’importe quel guichetier de banque. Ok, ça lui donne une allure furieusement sexy. Mais bordel, ça PIQUE. Vous iriez vous coucher avec un hérisson que ça ne serait pas pire. A la moindre manœuvre d’approche, répliquez fermement « pas ce soir, chéri, t’es pas rasé ». L’exfoliation, c’est sous la douche ou chez l’esthéticienne, avec les produits ad hoc, pas au plumard. Autrement, le lendemain ça va vous brûler à tous les endroits où l’Homme aura mis le menton.

7/ N’allez pas vous imaginer que sous prétexte que l’Homme vous arrache la moitié de la peau avec ses poils de barbe, cela signifie que vous allez pouvoir galipetter sans complexes avec une épilation de retard. Au premier contact de vos petits poils de 3 mm avec ses gambettes, l’Homme va sursauter et hurler que c’est franchement horrible, qu’il a l’impression de coucher avec un grizzly. On est bien d’accord que c’est l’hôpital qui se fout de la charité, mais l’Homme est d’une mauvaise foi himalayenne. C’est comme ça, on n’y peut rien. Et c’est valable également pour les aisselles. Pour les poils pubiens, il n’y a pas de règle, c’est en fonction de chacun. Ca ne vous simplifie pas la vie !

8 / Toute comparaison à voix haute avec vos ex est à vos risques et périls, y compris si la comparaison est positive pour l’Homme actuel. Car l’Homme raisonnera ainsi : « elle dit que l’ex-Homme faisait ça n’importe comment, et que je suis bien meilleur. Mais si elle me quitte et rencontre un autre meilleur que moi, c’est de moi qu’elle se moquera avec futur-Homme ». Et il se mettra en rogne. Alors imaginez si vous avez le malheur de dire que oui, ex-Homme était quand même meilleur dans tel ou tel domaine. Si l’Homme ne décède pas sur le champ d’une attaque cardiaque, il vous le fera payer, tôt ou tard.  Mettez-vous à la place de l’Homme aussi ! S’il vous balançait tout de go que Machine était mieux que vous, avec moins de cellulite, vous le prendriez comment ?

9 / On a beau lui répéter depuis des décennies, l’Homme reste obsédé par la taille. Ça commence tout petit dans les toilettes de la maternelle, l’Homme compare son petit oiseau à celui du voisin, et ne cesse plus, jusqu’à la mort, de jeter un coup d’œil discret par-dessus tous les urinoirs qu’il rencontre au cours de sa vie. Même s’il vous supplie, essaye de vous corrompre en vous promettant d’aller voir le prochain Jude Law avec vous, s’il vous fait tout ce que vous aimez, promet de ne plus rentrer ivre du foot, NE CEDEZ PAS ! Ne dites jamais qu’il en a une plutôt petite par rapport à la moyenne. N’essayez pas non plus de le convaincre qu’elle est énorme si ce n’est pas le cas, il n’est pas idiot. De toute façon, quoi que vous disiez ou fassiez, il aura toujours dans un coin de sa tête l’angoisse d’être trop petit et de ne pas être à la hauteur. C’est du même ordre que la névrose féminine de la cellulite.

Par charlie - Publié dans : listes
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 12:06

Depuis quelques années, on voit fleurir sur les façades, à cette période, tout un tas de Pères Noël en plastique. Ils sont accrochés à leur corde, comme s’ils escaladaient les murs pour entrer dans les maisons déposer leurs cadeaux. Je ne sais pas pour vous, mais moi je les déteste. Déjà, ça ne rime à rien d’imaginer que ce vieillard bedonnant s’amuserait à grimper comme ça. Mais en plus, je les trouve vaguement angoissant. Ils évoquent en moi l’imagerie médiévale de ces malandrins qu’on laissait pourrir, se balançant doucement à la croisée des chemins.

D’ici à ce qu’on apprenne que le Père Noël fait des piges chez France Télécom le reste de l’année pour boucler les fins de mois…
Par charlie - Publié dans : bizarre
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