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MAUVAISE HUMEUR
et si ça ne vous plait pas, tant mieux !
ça y est ! c'est parti !
la grande valse du consumérisme de noël a commencé, depuis quelques semaines.
les catalogues de jouets s'accumulent dans les boîtes aux lettres, dévoilant sous nos yeux ébahis les dernières monstruosités électroniques en date. plus ça va, et moins nos enfants sont acteurs
de leurs jeux, mais de simples spectateurs passifs et mous d'horreurs hors de prix. même les nourrissons ont droit à leurs zinzins qui font pouët-pouët, à leurs bidules criards bouffeurs de
piles. relégués dans les coins, vous trouvez bien encore quelques jolis jeux et puzzles. mais soyez certains de vous prendre un bide avec les récipendiaires de tels cadeaux ! la pression de la
cour de récréation est absolument impitoyable.
une fois emballés les pokemon et autres barbie pour les enfants de votre entourage, il est temps de passer à autre chose.
le sapin, par exemple... dans tous les magazines, on vous propose des idées pour épater votre famille à grand renfort de noëls à thème (et hop ! 50 € de déco pour faire un sapin à la
finlandaise), de noëls monochromes (et zou ! 45 € de guirlandes et de boules uniquement argent), ou de noëls insolites (bon courage pour faire tenir des minis-guirlandes sur un bonsaï).
allez, je vais vous déprimer encore un peu plus.
le réveillon...
vous devez vraiment avoir une tête de bonne poire (voire même vous en êtes une), parce que chaque année, comme par hasard, c'est chez vous que ça se tient. à vous le bonheur sans mélange de
prévoir un réveillon splendide, original, et peu onéreux (eh oui, les temps sont durs). à vous la joie ineffable de devoir faire les courses, préparer les 2/3 du repas, dresser une table
impeccable, avant 20h, et pour 25 personnes de surcroit. bon, ok, la belle-soeur propose chaque année mollement de venir vous aider. mais elle est tellement godiche que sa présence est pire que
son absence. elle n'a pas son pareil pour flanquer un plateau de toasts aux oeufs de lompe par terre sur la moquette blanche du salon, ou oublier l'assiette de saumon fumé près du chat qui saisit
promptement l'occasion de s'offrir son propre gueuleton.
chaque année, c'est le même cirque. la belle-mère qui prend un air pincé pour goûter chaque mets. ça lui arracherait la gueule à la vioque, une fois dans l'année, de reconnaître qu'en dépit de
tous les défauts dont elle vous pare en permanence, vous êtes une bonne cuisinière ?
vous ne savez pas ce qui vous retient de l'égorger à l'aide du couteau à huitres. d'ailleurs, il faudra un jour qu'on vous explique comment il est possible que votre cousin ne puisse participer à
l'ouverture des huitres pour cause d'allergie, mais que cette même allergie ne l'empêche pas de s'en gober 3 bonnes douzaines chaque année.
les invités arrivent, vous êtes encore en jogging, pas coiffée, pas maquillée. vous vous jetez vite fait dans votre robe, et vous résignez à être une fois encore la seule de la soirée à avoir une sale tête exténuée sur toutes les photos. la précision redoutable réclamée par la cuisson de chacun des aliments ne vous permet pas de passer plus de 3 minutes d'affilée assise jusqu'à la fin du repas. ce qui fait invariablement dire à votre soeur que vous êtes vraiment pénible de ne jamais faire le moindre effort pour arrêter de faire la gueule, et que vous pourriez faire un minimum d'efforts pour vous glisser dans l'esprit joyeux de noël.
avec un sourire crispé, et des gargouillis dans le ventre (comment auriez-vous trouvé le temps d'avaler la moindre miette ?), vous vous posez près de vos invités repus et largement éméchés pour assister à l'échange de cadeaux.
grand moment de solitude. personne ne vous a fait de cadeau qui mérite d'être mentionné, à moins d'en faire collection, aucun intérêt de recevoir un 12e service de coquetiers, ou une enième service de verres à thé marocain.
les enfants courent partout, excités comme tout, en brisant au passage quelques bibelots, mais vous leur pardonnez, c'est noël. vous les couvez d'un regard indulgent et attendri. votre nièce de 10 ans vous balance son cadeau à la gueule en déclarant de sa voix détestable "princesse aurore ne veut pas de ce cadeau pourri".
si vous n'avez pas encore craqué depuis tout ce temps, vous êtes une admirable conne.
moi, cette année, pour la toute première fois de ma vie, je vais passer le 24 et le 25 toute seule dans mon coin. et bien, finalement, je n'en suis pas fâchée.
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
alors, les mal-pensants aux idées mal tournées et aux idées graveleuses, passez votre chemin. le propos d'aujourd'hui ne concerne absolument pas des histoires de prostate vieillissante,
d'éjaculation précoce, de pannes sexuelles, de taille d'engins ou de petites pilules bleues. bref, les hommes parmi mon lectorat peuvent recommencer à respirer, je ne vais pas les épingler
aujourd'hui sur leurs défaillances fréquentes et importantes...mais ce n'est que partie remise, mes loulous, ne vous inquiétez pas, votre jour viendra plus vite que vous ne l'auriez souhaité.
non, aujourd'hui, nous allons parler de vrais tuyaux et de plomberie.
ma chaudière, après de nombreuses années de dur labeur, a rendu son dernier soupir hier. comme ce qui nous attend tous, au rythme où vont les choses, elle a expiré sur son lieu de travail, sans
avoir pu profité d'une quelconque retraite. elle a choisi de quitter ce monde discrètement, sans prévenir, en toute dignité, au beau milieu de la nuit.
la salope.
elle aurait choisi de crever en pleine journée, dans un grand crissement métallique, en pleine journée d'été, ça m'aurait mieux convenu. parce que là, outre la douche glacé à 6h du mat', j'ai dû
me taper 5 cms d'eau à évacuer de mon garage pendant 3 h hier soir. le pied !
me voilà donc sans eau chaude ni chauffage jusqu'à lundi soir, en plein mois de novembre, alors qu'on annonce de la neige demain. pas glop.
ce matin, outre la douche corporelle, j'ai eu l'idée complètement saugrenue de me laver les cheveux. au bas mot, il m'a fallu 20 minutes pour venir à bout de ce simple shampoing. l'eau glacée sur
le crâne, ça donne l'impression que le cuir chevelu est traversé par des milliards de petites aiguilles. ça fait un mal de chien, promis. autant vous dire que j'ai fait l'impasse sur
l'après-shampoing ! à tout prendre, je préfère encore me battre à essayer de démêler ma crinière comme ça que de me remettre le jet une 3e fois pour rincer l'après-shampoing.
et la prochaine personne qui me sort que l'eau froide c'est bon pour la peau et les cheveux se prend mon poing dans la figure. oui, je sais, en finlande et autres, on se baigne à poil dans de
l'eau à -5°, on batifole dans les fjords en décembre, on barbote dans les trous de la banquise, on joue à cache-cache avec les phoques entre les icebergs et autres fantaisies de malades. je
rappelle quand même que c'est dans les mêmes pays qu'on trouve les plus forts taux de suicide. et même en admettant que ce soit effectivement bon pour moi, je ne serai quand même jamais une
blonde de 1m80 avec une forte poitrine.
je revendique donc le droit d'apprécier ma douche chaude du matin au réveil. merde alors !
et puis les suédois et autres maboules nordiques, que font-ils sitôt sortis de leurs ablutions frigorifiées ? ils foncent au sauna ! je rappelle que pour ma part, au sortir de mon shampoing
sibérien, j'affronte une maison dont la température n'excède pas 9°. je n'ose d'ailleurs pas imaginer combien il fera lundi matin...
je prends mon mal en patience uniquement parce que je sais que ça ne va pas durer, et que mes potes grunge et greg m'hébergent ce soir (mmmmmmm, une douche chaude demain matin). qu'ils soient
bénis !
quand je pense qu'il y a des malades qui payent pour se retrouver dans ce genre de situations, je m'interroge sur leur santé mentale...
ça s'appelle des "stages en conditions extrêmes". le principe, c'est de prendre une bande de gusses à première vue normaux (à savoir que leur pire souvenir de condition extrême, c'est le jour où
ils ont dû aller bosser sans se raser parce l'eau était coupée), et de le jeter pendant une semaine dans une nature hostile (il y a des ronces et des musaraignes), avec seulement leur bite et
leur couteau. de préférence en plein hiver, c'est plus fun. pendant 8 jours et 7 nuits, les mecs vont se débrouiller avec des rations de l'armée dégueulasses et froides et une pauvre couverture
mitée. évidemment, ils ont des épreuves qui vont encore compliquer le truc. évidemment, à la fin de la semaine un classement est effectué parmi les participants, et des points attribués en
fonction de l'état d'hygiène et du poids perdu ou non, ce genre de trucs. et celui qui a récolté le plus de points gagne le challenge et repart avec un zouli diplôme fabriqué sous publisher. il
faut donc se laver et se raser aux sources pures (à 2°, hein, ça serait trop beau que ce soit des sources volcaniques bouillonnantes). il faut s'arranger pour trouver de quoi bouffer dans la
nature pour ne pas trop maigrir. il faut réussir à se faire du feupour se faire des brochettes de scarabées. pfiou, les grands malades.
je trouve ça tellement délirant que je me suis un peu penchée sur la question. je me fais plaisir, je vous livre un petit truc hallucinant pour ne pas se trouver à trembler dans des fringues
trempées après une averse : dès les premières gouttes de pluie, foutez-vous à poil ! vous protégez bien vos fringues dans un sac étanche. quand la pluie cesse, vous laissez le vent vous sécher,
puisvous remettez vos fringues bien sèches. facile,non ?
ça vous donne une idée du grand dérangement mental des types qui pondent ce genre de stages !
mais malgré tout, ces trucs ont un succès grandissant, certaines entreprises offrent ça à leurs cadres dirigeants. ça coûte un minimum de 100€ par jour et par personne, et contrairement à des
merdes comme koh lanta, il n'y a même pas de gros chèque à gagner.
l'être humain ne cessera jamais de m'étonner...
allez, je vais un peu bouger dans l'igloo qui me tient lieu de maison, le temps d'écrire cet artcle, j'ai déjà 2 stalactites qui se sont formés sous mes cuisses.
un débat fait rage depuis un certain temps entre deux de mes copines sur le sujet de l'égalité homme / femme. l'une pense que cette égalité n'est qu'utopique, en
raison de profondes différences génétiques. l'autre est persuadée que l'éducation et le poids social peuvent permettre de l'atteindre, avec quelques efforts de part et d'autre.
pour ma part, je ne suis pas loin de penser que même une simple cohabitation tranquille est impossible.
récemment, je me suis rendue à une grande fiesta sympa, avec un couple de mes amis, joël et martine.
pourprouver à quel point la vision du monde de l'homme et de la femme sont aux antipodes l'une de l'autre, il suffit de les interroger sur cette fameuse soirée.
le lieu :
- Martine : une grande maison chaleureuse, décorée avec goût. des petits bibelots délicieux un peu partout. on sent que la
maîtresse de maison accorde une grande attention à son intérieur, et qu'elle est fière d'y accueillir des amis. j'ai ADORE les coordonnés de coloris dans les toilettes : serviettes, papier
toilette et ustensiles parfaitement assortis. un vrai plaisir !
- Joël : une grande baraque d'au moins 200 m² au bas mot, un peu chichi, mais pratique. ça va bien chercher dans les 300 000 € un truc comme ça,
non ? un grand terrain qui pourrait être sympa pour jouer au ballon avec les gamins, mais avec des fleurs un peu partout, ça gâche tout. il y a même un super chouette établi dans le garage.
d'ailleurs, ça me fait penser qu'il faut que je réclame ma scie circulaire à mon beauf.
le repas :
- Martine : comme nous étions pas loin d'une quarantaine, nous avons mangé un buffet froid, chacun se servait à sa convenance et à son rythme.
et pas dans des assiettes en carton, et des gobelets plastique. de la vraie porcelaine très mignonne. chaque convive avait à sa disposition un verre à vin et un verre à eau, marqués à son nom par
une petite étiquette accrochée au pied du verre. ça m'a fait un peu de peine que plusieurs verres soient brisés dans le courant de la soirée. mais ce sont des choses qui arrivent.
au niveau des mets, des choses pas raisonnables : charcuterie, salade de pommes de terre et autres plats à haute teneur calorique. mais également des salades composées, de la volaille et des
fruits pour celles qui souhaitent faire attention à leur ligne. c'est une attention très délicate. c'est toujours très pénible de se retrouver devant le choix de se bourrer de 1000 calories en
une assiette, ou de rester le ventre creux. j'ai malgré tout craqué pour une part de mille-feuilles, mais je compense en n'avalant que de la soupe à la tomate dans les 2 jours qui suivent. les
vins étaient nombreux et de bonne qualité, et les boissons sans alcool suffisamment présentes pour satisfaire les tempérants.
- Joël : la bouffe ? géniale, j'ai baffré à m'en faire exploser la panse, comme un porc. c'était bien bon, avec 5 sortes différentes de saussiçon,
le pied ! de la viande froide, des patates, des pizzas, des quiches...je me suis goinfré. j'ai aussi pas mal picolé, il y avait du rouge et de la bière à foison. je voyais bien à son air pincé
que martine faisait un peu la tronche, mais ça me changeait un peu du perrier et des carottes râpées qu'elle me fait ingurgiter à longueur de semaine pour faire fondre ma brioche. si on ne peut
pas s'en jeter quelques-uns et s'empiffrer le samedi soir, ça sert à quoi le week-end ?
le déroulement de la soirée :
- Martine : comme toujours dans ce genre de fête, des petits groupes se sont formés et n'ont presque pas
changé de la soirée. à part cette espèce d'allumeuse blondasse qui n'arrêtait pas de papillonner d'un groupe à l'autre en dandinant du cul dans sa jupe bien trop courte pour son âge. avec
quelques autres femmes, nous nous sommes posées sur la véranda où nous pouvions discuter dans le calme tout en gardant un oeil sur nos maris. le salon était un peu trop bruyant à partir du moment
où les plus jeunes ont mis la musique et ont commencé à danser. il me semble que ça a un peu dégénéré avec certains en fin de nuit, mais dieu merci, joël et moi étions déjà rentrés (sinon, ça
nous coûte trop cher en baby-sitter)
- Joël : on a bouffé, c'était un peu guindé, mais le vin aidant, ça s'est vite décoincé. et la nana super chaude qui était là a bien aidé à
rapprocher les mâles ! le genre de gonzesse à faire regretter d'être casé ! et elle n'avait pas l'air farouche, en plus. mais bon. au bout d'un moment, il y en a qui ont commencé à danser, mais
la techno c'est pas trop mon truc. avec 3 autres mecs, on est allés se mater un match de rugby sur l'écran plasma en finissant de se torcher. bien sûr, martine a voulu rentrer en pleine 2e
mi-temps, et ça a un peu cassé l'ambiance. on peut toujours compter sur les bonnes femmes pour foutre en l'air les bons moments.
le bilan :
- Martine : comme à son habitude, Joël a bu et mangé plus que de raison, il avait un mal de crâne phénoménal le lendemain, bien fait. mais c'était
bien sympa, je suis repartie avec les coordonnées d'une nana, avec qui je vais aller faire un tennis un de ces quatre.
- Joël : mis à part que ce genre de soirée est quand même plus cool quand il n'y a pas les bonnes femmes, on s'est bien marrés. et ça change un
peu des sandwiches jambon-beurre et des binouzes d'après-matchn ou du traditionnel couscous annuel du rugby. un peu de classe, ça fait pas de mal.
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
rassurez-vous, il ne s'agit pas de MA liste de noël, je ne suis pas assez idiote pour m'imaginer que vous allez me faire un quelconque cadeau, bande d'égoïstes
!
il s'agit de la liste des cadeaux que je compte faire aux autres, dans mon infinie bonté (même si les autres en question sont très loin d'avoir mérité quoi que ce soit. mais que voulez-vous, on
ne se refait pas)
j'aime bien faire des cadeaux personnalisés, choisis en fonction de la personne. honte à vous, vous les feignants qui vous contentez d'une idée déclinée à l'infini. je n'aimerais pas être à votre
place et affronter les regards goguenards des vendeuses quand, 2 jours avant noël (car bien sûr, vous attendez le dernier moment des fois qu'un hasard bienheureux fasse périr toute votre famille
dans un tsunami inattendu et vous permette ainsi d'économiser une somme substantielle), vous vous pointez pour acheter 12 boîtes de chocolats, 9 cravates de soie et 6 boîtes de playmobil.
non, moi, je fais dans le réfléchi, le mijoté, le prévu. c'est pour ça que je m'y prends dès le début novembre, pour trouver LE cadeau qui ne manquera pas de faire plaisir. et au moins, chacun
ouvre son paquet sans avoir la surprise d'en sortir la même chose que son voisin de gauche et de droite.
allons-y :
- tante suzanne : une paire de rollers ?
je l'aime bien la tantine, elle est marrante. mais elle s'accroche, 78 ans, toutes ses dents,
jamais malade hormis de l'ostéoporose. pour ceux qui ne savent pas, un des inconvénients de l'ostéoporose, c'est que les os se cassent facilement. une petite chute, et PAF ! la tantine à l'hosto
avec le col du fémur en miettes. à cet âge, on s'en remet rarement. je ne vais tout de même pas patienter encore 20 ans pour mettre la main sur le 2 pièces à avoriaz, la villa de cannes, et
l'hôtel particulier du louvre ! oui, une paire de rollers pour la tatie.
- la cousine marie : une boîte de 250 préservatifs ?
elle est vraiment très sympa, marie. mais il serait temps que quelqu'un lui signifie que 7
gosses en 9 ans, ça commence à faire beaucoup.surtout de 6 pères différents. je crois que marie n'a pas encore compris que le sexe non suivi d'une grossesse, ça peut être très sympa aussi. par
mesure de précaution, je joindrai à la boîte de capotes un bouquin du genre "le sexe pour les nuls" ou "mon premier manuel d'éducation sexuelle". par contre, les capotes, je les commande sur le
net. hors de question d'aller acheter ça à la pharmacie du coin...
- le cousin fred : un rouge à lèvres chanel ?
que mon cousin soit homo, tendance la cage à folles ne me dérange pas le moins du monde. après
tout, ça fait un bon sujet de rigolade dans les repas de famille. on se fout de sa gueule, on le charrie, on lui balance des concombres sur le lit avant d'aller se coucher, on cherche "tafiole"
dans toutes les langues sur le net, on rigole gentiment, quoi ! mais ce qui m'agace, c'est que ce petit con a des goûts de luxe. un panier yves rocher ne lui convient pas. môsieur (ou plutôt
mâdââââme) a la peau fragile. allez, je l'aime bien le cousin, il imite super bien dalida. un rouge chanel, ma générosité me perdra.
- le tonton albert : 2 grammes de coke ?
ce type est coincé, mais coincé...à côté de lui, la reine d'angleterre c'est madonna ! c'est pas un
balai qu'il a dans le derrière, c'est la quincaillerie toute entière, avec le quincailler, la quincaillère et leur marmaille en prime. j'adorerais le voir déchiré, et se lâcher sans aucune
inhibition... c'est pour le coup que la grosse vache frigide et dominatrice qui lui sert d'épouse nous ferait un arrêt cardiaque. bon débarras. dès ce soir, je me mets en quête d'un dealer et je
fais affaire. je te colle tout ça dans une boîte de léonidas, et on va bien se marrer.
- mon pote tomtom : une boîte de coloration rousse ?
il est blond, ce petit tomtom, mais persuadé d'être roux. une névrose étrange, remontant
sans doute à l'enfance. comme nous sommes tous charitables, nous n'osons pas lui dire trop violemment la vérité vraie. mais ça finit par devenir gênant de le voir clamer partout qu'il est
rouquin. les gens s'écartent de lui, et plus personne n'ose l'approcher. ce qui, évidemment, n'est pas fait pour l'aider à affronter sa névrose si particulière, mais finalement assez inoffensive.
je vais donc le colorer en roux, et les choses devraient s'arranger. d'ici quelques temps, sa chevelure deviendra blanche, et on n'en parlera plus (on blanchit jeune dans sa famille)
- le petit neveu okamo : le DVD de massacre à la tronçonneuse ?
ok, ce petit con n'y est pour rien si ses parents l'ont affublé d'un prénom
parfaitement ridicule. je conçois qu'il puisse en ressentir une forte rancune, et qu'à 4 ans 1/2, cette rancune s'extériorise facilement. mais est-il vraiment obligé de l'extérioriser en se
planquant n'importe où pour jaillir brusquement en hurlant ? et surtout, est-il obligé de faire profiter TOUTE la famille de sa rancune, au lieu de se cantonner à ses parents ? ce tordu de môme
est capable de rester des HEURES dans un placard à attendre le moment propice. ça flanque une frousse monumentale à chaque fois. si encore il faisait ça à tante suzanne, je pourrais un peu lui
pardonner, mais non, il ne le fait qu'aux moins de 40 ans . aucun discernement. donc oui, massacre à la tronçonneuse me semble le cadeau idéal. quoique...
ça pourrait lui donner des idées.
- mon pote french grunge : une poupée gonflable ?
au moins, on est sûrs qu'elle n'a pas de copain (mea culpa, petit frère, je n'ai pas pu
m'empêcher)
vivement le réveillon !
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
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