Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /2008 09:55
pour ceux qui apprécient les aventures immensément drôlatiques de soph' (http://lestoujoursouvrables.over-blog.com ) , elle est en lice pour la révélation blog bédé d'angoulême, avec à la clé une édition papier. il faut voter une fois par jour jusqu'au 15 janvier, et ça se passe ici : www.prixdublog.com/votes.html







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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /2008 13:31
dans le dictionnaire des synonymes, pour l'adjectif ivre, on propose :
aviné, beurré, bituré, blindé, bourré, brindezingue, bu, cané, cuit, cuité, dans les vignes du Seigneur, éméché, émoustillé, ému, en brosse, en goguette, enivré, enragé, entre deux vins, fou, gai, gris, grisé, hourdé, imbriaque, mort, mûr, paf, pâmé, parti, pété, pinté, plein, poivré, pompette, pris de boisson, rétamé, rond, schlass, soûl.

et on pourrait en ajouter encore beaucoup d'autres.
pour l'adjectif sobre, voici ce qui est donné :
abstinent,continent,mesuré, modéré, retenu, tempérant.

c'est assez parlant, non ?

dans ces journées post-agapes où bon nombre de personnes cuvent encore leur mal au crâne, et n'en finissent pas avec la gueule de bois, un petit tour d'horizon des manifestations de l'ébriété me semble de mise.
les gens paf se déclinent en plusieurs catégories :

- les avinés tristes, ceux qui passé le 2e verre de vin se rémémorent tous leurs malheurs passés et ne peuvent s'empêcher de pleurer sur toutes les épaules qui passent, fripant ainsi nombre de vestes de costards et d'épaulettes de robes. un malheur n'arrivant jamais seul, ils ont tendance à lever la tête pour parler bien en face de la tête qui surmonte l'épaule précédemment citée. le (la) pauvre victime se voit donc dans l'obligation de respirer à bout portant les émanations alcoolisées qui s'échappent de la bouche du pleureur. et pour peu que le repas aie comporté de l'ail, je vous laisse imaginer la joie que c'est d'être confronté à cette catégorie.
bizarrement, l'aviné triste est rarement une personne déprimée dans la vie sobre. ses malheurs remontent souvent à trop longtemps pour qu'il les prenne lui-même très au sérieux. on s'en débarrasse donc heureusement assez facilement. l'aviné triste change de victime et d'épaule plusieurs fois dans la soirée pour finalement finir échouer sur un fauteuil ou un canapé, à se moucher dans ses manches.

- les avinés très très gais, ceux pour qui ivresse rime toujours avec rire. ils peuvent se pochetronner sans vergogne parce que leur conjoint vient de les plaquer, cela ne les empêchera pas de hurler de rire au 4e whisky. quoiqu'il se passe autour d'eux, ils rient. ils finissent d'ailleurs souvent au poste pour outrage à agent parce qu'ils n'ont pas pu s'empêcher de ricaner pendant le contrôle de police.
de prime abord, l'aviné très très gai est un convive agréable. il vous fait vous sentir drôle, puisque, contrairement à la majorité de vos pairs humains, il rit à gorge déployée à chacune de vos blagues. et ce pendant 10 minutes à chaque fois. mais au bout de 3 heures de ce régime, ça commence à devenir un peu lourdingue. surtout qu'il continue à rire pendant l'évacuation par les pompiers de sa femme (allergique aux arachides) en plein oedème de quincke.

- les avinés hystériques, le plus souvent des femmes, hélas, qui perdent toute espèce de mesure et d'inhibition à mesure que le taux d'alcool dans leur sang augmente. plus la persoone est calme et réservée en temps normal, et plus la perte de contrôle sera spectaculaire. les hommes aiment particulièrement avoir une avinée hystérique dans les soirées, elle fait toujours un truc ou un autre qui les mettra en joie : montrer ses seins, se laisser un peu tripoter, mimer une fellation... mais même le plus trivial des hommes finit par en avoir assez de se prendre 200 db dans les oreilles toutes les 10 secondes, et tout dans les aigüs en plus ! ce qui sauve l'avinée hystérique de tout dérapage, et qui fait qu'elle finit toujours la nuit dans son propre lit, immolestée, c'est qu'elle est généralement accompagnée d'une copine tempérante ou d'un petit ami rugbyman.

-les avinés geysers, ceux qui assez rapidement ont besoin de vider leurs entrailles avant de pouvoir continuer leurs agapes. ils vomissent soudainement en longs jets fétides, de préférence sur vos pieds ou sur la moquette blanche du salon. leur faculté de récupération est étonnante : quelques minutes après avoir gerbé partout, ils recommencent à boire et à blaguer. il faudrait pouvoir les ballader en soirées avec leur seau accroché sous la machoire, comme le picotin des chevaux. un petit sapin désodorisant de voiture serait également le bienvenu.

-les avinés amnésiques, ceux qui ont tout oublié le lendemain, et qui vous regardent avec un air soupçonneux quand vous leur décrivez leurs excès de la veille. limite s'ils ne vous accusent pas de fabuler ! ces avinés-là doivent être placés sous la protection du même dieu que celui des somnambules, car il ne leur arrive jamais vraiment rien de grave, qu'ils s'endorment en t-shirt dehors par une température caniculaire de 2°, qu'ils tentent de voler un scooter en pensant qu'il s'agit d'un vélib', ou qu'ils fassent 50 kms d'autoroute pour rentrer chez eux. le plus injuste, c'est que même leur organisme semble avoir oublié ses excès, car ils sont moins malades le lendemain que les autres.

-les avinés maussades, ceux qui commencent la soirée de boone humeur, ou presque, et qui deviennent de plus en plus boudeurs. ils dénigrent la soirée, la musique, la bouffe, les alcools (qu'ils s'enfilent pourtant assez largement), les gens... les maussades finissent parfois avec le nez cassé, suite à la rencontre avec un aviné de la catégorie suivante, qui n'a pas apprécié une remarque de leur part.

-les avinés agressifs, ceux pour qui une bonne soirée se réume à la devise suivante : bonne bouffe, bonne bibine, bonne bagarre. au moindre prétexte, l'aviné agressif explose, il hurle, il tempête, il casse, il frappe. son passage rappelle les troupes d'attila, et il est rare qu'il soit réinvité 2 fois par la même personne. mais qu'à cela ne tienne, il écume les bals et fêtes patronales pour assouvir son besoin de castagne. l'aviné agressif a de plus la fâcheuse habitude de ne se déplacer qu'avec d'autres avinés agressifs. il est recousu de partout, et ne compte plus ses fractures, car, ayons l'honnêteté de le reconnaître, l'aviné agressif reçoit les coups d'aussi bonne grâce qu'il les donne. et ses récits de beignes reçues sont accompagnées de bons gros rires ravis.

- les avinés arc-en-ciel, ce sont les pires ! ils combinent un peu de toutes les catégories précédentes, selon le jour, les évènements, le cycle de la lune ou dieu sait quoi encore. ils sont parfaitement imprévisibles, complètement désagréables et généralement peu habitués à l'alcool, ce qui les rend encore plus redoutables. je ne saurais trop vous conseiller, un fois que vous avez repéré un arc-en-ciel, de ne lui fournir que du coca ou du jus d'orange, votre survie en dépend !


toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /2008 21:17
c'est le nombre de secondes dans une année.
je me souhaite que chacune de ces secondes soit un bonheur infini, et que je sois enfin débarrassée de cette maudite scoumoune qui prend un malin plaisir à m'enquiquiner à longueur de temps.
et pour vous, et bien, grapillez quelques miettes par-ci, par là. je compte bien en garder un maximum pour moi, hé hé
je dédie cette année 2008 à monsieur bartaba.
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /2007 20:17
carte bleue, carte auchan, carte leclerc, code pin, code puk, mot de passe de mon PC, mot de passe  de ma messagerie,  code  CAF, code de ma banque sur le net,  code d'accès du serveur au boulot, mot de passe du logiciel au boulot,  mots de passe d'accès à différents sites sur le net, codes d'accès aux forums que je fréquente, alarme de ma voiture, code de cadenas, antivol de mon vélo, code de casier à la piscine, code de contrôle parental sur le net, alarme de mon boulot...
ma tête est farcie de codes divers et variés que je ne peux pas éviter pour la plupart, que je ne peux pas me permettre d'oublier, et encore moins de marquer quelque part. imaginez le type qui entre par effraction chez moi et qui tombe sur une belle liste dactylographiée de tous mes codes secrets affichée bien en évidence au-dessus du micro-ondes. il n'a plus qu'à se servir, et à  se remettre illico à croire au père noël !
non, ce n'est pas une option bien intelligente. pendant un temps, j'avais essayé de coder les codes pour qu'ils ne soient intelligibles qu'à moi. je les notais dans mon carnet d'adresses sous une forme anodine du genre : dentiste 01 42 46 55 88, sachant que les 4 derniers chiffres cachaient en fait le code de ma carte toys'r us.
sauf que...au bout de 4 ou 5 codes codés, difficile de s'y retrouver. de plus, l'esprit humain est ainsi fait qu'il a tendance à effacer de sa mémoire de surface ce qui a été déposé sur une feuille de papier. or, sortir à tout bout de champ mon carnet multipliait les risques de le perdre, et ne m'enchantait que moyennement. j'ai laissé tomber cette méthode, me contentant de ma bonne vieille mémoire.
ceux qui fournissent des articles à codes sont compatissants, et trouvent tout un tas d'astuces pour aider les gens à se souvenir facilement. par exemple, dans certains cas, le code est complètement libre, c'est le client qui choisit. la tentation est grande de choisir un code déjà existant, qu'on l'aie choisi ou qu'il aie été attribué aléatoirement. imaginez : 50 cartes différentes fonctionnant toutes avec le même code ! le panard !
sauf que...le même type que tout à l'heure arrive à trouver le code, il est toujours aussi content ! me voilà donc obligée, en toute conscience et délibérément, de faire exprès de choisir des codes de merde tous différents.
d'autres sociétés attribuent les codes de façon autoritaire, mais en précisant qu'il s'agit de telle ou telle chose. j'ai donc la joie et le bonheur d'avoir un code qui se trouve être mon mois et mon année de naissance (les 2 derniers chiffres). un autre qui est mon jour et mois de naissance. et un troisième mon mois et mon année de naissance, mais le 2e chiffre du mois et les 3 derniers chiffres de l'année (celui qui a pondu ça a droit à mon admiration et ma hargne tout à la fois).
comme de juste, je ne sais jamais lequel est lequel. et comme l'un correspond à une carte de magasin, je me prends régulièrement la honte quand la machine se met à bipper de façon stridente pour annoncer à tous les clients qui m'entourent que je viens de me planter dans mon code. c'est toujours un moment d'intense solitude rougissante...
pour les fois où je serais prise d'un soudain accès de masochisme galopant, il existe même des petits logiciels qui calculent le pourcentage de risques de piratage en fonction du mot de passe que l'on propose. c'est fait de façon très primaire, en restant rouge tant que le code ou mot de passe n'est pas suffisamment sécurisé. devinez à quel moment ça devient vert ? quand vous avez entré la sacro-sainte suite alpha-numérique aléatoire. autrement dit, le seul moyen d'optimiser la protection contre le piratage sous quelque forme que ce soit, c'est de vous encombrer l'esprit de trucs comme a5g55rf7 ou 74rf2z3sa.
honnêtement, hormis rain man, quelle personne normale va pouvoir sur un laps de temps prolongé retenir 50 machins comme ça ? d'autant qu'il faut garder à l'esprit que même comme ça, on n'est pas à l'abri du piratage, on le limite juste. alors, hein, sans moi...
sachant en outre que 9 fois sur 10, les malhonnêtes crapules qui arrivent à se procurer des codes ne le font pas en utilisant des moyens futuristes, mais tout bêtement en jouant sur la crédulité et la naïveté des gens. ou en sachant regarder.
ça me fait toujours rigoler de lire "composez votre code confidentiel à l'abri des regards indiscrets". aux distributeurs automatiques, c'est physiquement impossible : comment à la fois taper son code et regarder derrière si un gus mate ? et aux caisses, quelle rigolade ! il y a des regards partout, on ne va pas passer 3 plombes à trier ceux qui sont indiscrets et ceux qui se posent sur vous juste par hasard. ou alors, je ne vous dis pas le temps d'attente aux caisses ! les gens après vous sont tellement pressés d'échapper à la corvée des courses qu'ils ont tendance à vous coller au train, et c'est socialement mal vu d'agresser directement quelqu'un en insinuant qu'il cherche à lire votre code secret, pas vrai ?
je l'ai fait une fois, tout le monde l'a mal pris, y compris des gens qui n'avaient rien à voir là-dedans !
avec tout ça, il y a de quoi appréhender les vieux jours et leur cortège obligé de défaillances de mémoire.
il me reste encore quelques années, et vu que je n'ai pas envie de faire comme dans la pub et tatouer mon chien (surtout que je n'ai pas de chien), je vais plancher sur un système infaillible. mais vous n'en saurez pas plus, je vais élaborer ça à l'abri des regards indiscrets.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.


Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /2007 20:16

ça y est ! c'est parti !
la grande valse du consumérisme de noël a commencé, depuis quelques semaines.
les catalogues de jouets s'accumulent dans les boîtes aux lettres, dévoilant sous nos yeux ébahis les dernières monstruosités électroniques en date. plus ça va, et moins nos enfants sont acteurs de leurs jeux, mais de simples spectateurs passifs et mous d'horreurs hors de prix. même les nourrissons ont droit à leurs zinzins qui font pouët-pouët, à leurs bidules criards bouffeurs de piles. relégués dans les coins, vous trouvez bien encore quelques jolis jeux et puzzles. mais soyez certains de vous prendre un bide avec les récipendiaires de tels cadeaux ! la pression de la cour de récréation est absolument impitoyable.
une fois emballés les pokemon et autres barbie pour les enfants de votre entourage, il est temps de passer à autre chose.
le sapin, par exemple... dans tous les magazines, on vous propose des idées pour épater votre famille à grand renfort de noëls à thème (et hop ! 50 € de déco pour faire un sapin à la finlandaise), de noëls monochromes (et zou ! 45 € de guirlandes et de boules uniquement argent), ou de noëls insolites (bon courage pour faire tenir des minis-guirlandes sur un bonsaï).
allez, je vais vous déprimer encore un peu plus.
le réveillon...
vous devez vraiment avoir une tête de bonne poire (voire même vous en êtes une), parce que chaque année, comme par hasard, c'est chez vous que ça se tient. à vous le bonheur sans mélange de prévoir un réveillon splendide, original, et peu onéreux (eh oui, les temps sont durs). à vous la joie ineffable de devoir faire les courses, préparer les 2/3 du repas, dresser une table impeccable, avant 20h, et pour 25 personnes de surcroit. bon, ok, la belle-soeur propose chaque année mollement de venir vous aider. mais elle est tellement godiche que sa présence est pire que son absence. elle n'a pas son pareil pour flanquer un plateau de toasts aux oeufs de lompe par terre sur la moquette blanche du salon, ou oublier l'assiette de saumon fumé près du chat qui saisit promptement l'occasion de s'offrir son propre gueuleton.
chaque année, c'est le même cirque. la belle-mère qui prend un air pincé pour goûter chaque mets. ça lui arracherait la gueule à la vioque, une fois dans l'année, de reconnaître qu'en dépit de tous les défauts dont elle vous pare en permanence, vous êtes une bonne cuisinière ?
vous ne savez pas ce qui vous retient de l'égorger à l'aide du couteau à huitres. d'ailleurs, il faudra un jour qu'on vous explique comment il est possible que votre cousin ne puisse participer à l'ouverture des huitres pour cause d'allergie, mais que cette même allergie ne l'empêche pas de s'en gober 3 bonnes douzaines chaque année.

les invités arrivent, vous êtes encore en jogging, pas coiffée, pas maquillée. vous vous jetez vite fait dans votre robe, et vous résignez à être une fois encore la seule de la soirée à avoir une sale tête exténuée sur toutes les photos. la précision redoutable réclamée par la cuisson de chacun des aliments ne vous permet pas de passer plus de 3 minutes d'affilée assise jusqu'à la fin du repas. ce qui fait invariablement dire à votre soeur que vous êtes vraiment pénible de ne jamais faire le moindre effort pour arrêter de faire la gueule, et que vous pourriez faire un minimum d'efforts pour vous glisser dans l'esprit joyeux de noël.

avec un sourire crispé, et des gargouillis dans le ventre (comment auriez-vous trouvé le temps d'avaler la moindre miette ?), vous vous posez près de vos invités repus et largement éméchés pour assister à l'échange de cadeaux.

grand moment de solitude. personne ne vous a fait de cadeau qui mérite d'être mentionné, à moins d'en faire collection, aucun intérêt de recevoir un 12e service de coquetiers, ou une enième service de verres à thé marocain.

les enfants courent partout, excités comme tout, en brisant au passage quelques bibelots, mais vous leur pardonnez, c'est noël. vous les couvez d'un regard indulgent et attendri. votre nièce de 10 ans vous balance son cadeau à la gueule en déclarant de sa voix détestable "princesse aurore ne veut pas de ce cadeau pourri".

si vous n'avez pas encore craqué depuis tout ce temps, vous êtes une admirable conne.

moi, cette année, pour la toute première fois de ma vie, je vais passer le 24 et le 25 toute seule dans mon coin. et bien, finalement, je n'en suis pas fâchée.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /2007 13:56

alors, les mal-pensants aux idées mal tournées et aux idées graveleuses, passez votre chemin. le propos d'aujourd'hui ne concerne absolument pas des histoires de prostate vieillissante, d'éjaculation précoce, de pannes sexuelles, de taille d'engins ou de petites pilules bleues. bref, les hommes parmi mon lectorat peuvent recommencer à respirer, je ne vais pas les épingler aujourd'hui sur leurs défaillances fréquentes et importantes...mais ce n'est que partie remise, mes loulous, ne vous inquiétez pas, votre jour viendra plus vite que vous ne l'auriez souhaité.
non, aujourd'hui, nous allons parler de vrais tuyaux et de plomberie.
ma chaudière, après de nombreuses années de dur labeur, a rendu son dernier soupir hier. comme ce qui nous attend tous, au rythme où vont les choses, elle a expiré sur son lieu de travail, sans avoir pu profité d'une quelconque retraite. elle a choisi de quitter ce monde discrètement, sans prévenir, en toute dignité, au beau milieu de la nuit.
la salope.
elle aurait choisi de crever en pleine journée, dans un grand crissement métallique, en pleine journée d'été, ça m'aurait mieux convenu. parce que là, outre la douche glacé à 6h du mat', j'ai dû me taper 5 cms d'eau à évacuer de mon garage pendant 3 h hier soir. le pied !
me voilà donc sans eau chaude ni chauffage jusqu'à lundi soir, en plein mois de novembre, alors qu'on annonce de la neige demain. pas glop.
ce matin, outre la douche corporelle, j'ai eu l'idée complètement saugrenue de me laver les cheveux. au bas mot, il m'a fallu 20 minutes pour venir à bout de ce simple shampoing. l'eau glacée sur le crâne, ça donne l'impression que le cuir chevelu est traversé par des milliards de petites aiguilles. ça fait un mal de chien, promis. autant vous dire que j'ai fait l'impasse sur l'après-shampoing ! à tout prendre, je préfère encore me battre à essayer de démêler ma crinière comme ça que de me remettre le jet une 3e fois pour rincer l'après-shampoing.
et la prochaine personne qui me sort que l'eau froide c'est bon pour la peau et les cheveux se prend mon poing dans la figure. oui, je sais, en finlande et autres, on se baigne à poil dans de l'eau à -5°, on batifole dans les fjords en décembre, on barbote dans les trous de la banquise, on joue à cache-cache avec les phoques entre les icebergs et autres fantaisies de malades. je rappelle quand même que c'est dans les mêmes pays qu'on trouve les plus forts taux de suicide. et même en admettant que ce soit effectivement bon pour moi, je ne serai quand même jamais une blonde de 1m80 avec une forte poitrine.
je revendique donc le droit d'apprécier ma douche chaude du matin au réveil. merde alors !
et puis les suédois et autres maboules nordiques, que font-ils sitôt sortis de leurs ablutions frigorifiées ? ils foncent au sauna ! je rappelle que pour ma part, au sortir de mon shampoing sibérien, j'affronte une maison dont la température n'excède pas 9°. je n'ose d'ailleurs pas imaginer combien il fera lundi matin...
je prends mon mal en patience uniquement parce que je sais que ça ne va pas durer, et que mes potes grunge et greg m'hébergent ce soir (mmmmmmm, une douche chaude demain matin). qu'ils soient bénis !
quand je pense qu'il y a des malades qui payent pour se retrouver dans ce genre de situations, je m'interroge sur leur santé mentale...

ça s'appelle des "stages en conditions extrêmes". le principe, c'est de prendre une bande de gusses à première vue normaux (à savoir que leur pire souvenir de condition extrême, c'est le jour où ils ont dû aller bosser sans se raser parce l'eau était coupée), et de le jeter pendant une semaine dans une nature hostile (il y a des ronces et des musaraignes), avec seulement leur bite et leur couteau. de préférence en plein hiver, c'est plus fun. pendant 8 jours et 7 nuits, les mecs vont se débrouiller avec des rations de l'armée dégueulasses et froides et une pauvre couverture mitée. évidemment, ils ont des épreuves qui vont encore compliquer le truc. évidemment, à la fin de la semaine un classement est effectué parmi les participants, et des points attribués en fonction de l'état d'hygiène et du poids perdu ou non, ce genre de trucs. et celui qui a récolté le plus de points gagne le challenge et repart avec un zouli diplôme fabriqué sous publisher. il faut donc se laver et se raser aux sources pures (à 2°, hein, ça serait trop beau que ce soit des sources volcaniques bouillonnantes). il faut s'arranger pour trouver de quoi bouffer dans la nature pour ne pas trop maigrir. il faut réussir à se faire du feupour se faire des brochettes de scarabées. pfiou, les grands malades.
je trouve ça tellement délirant que je me suis un peu penchée sur la question. je me fais plaisir, je vous livre un petit truc hallucinant pour ne pas se trouver à trembler dans des fringues trempées après une averse : dès les premières gouttes de pluie, foutez-vous à poil ! vous protégez bien vos fringues dans un sac étanche. quand la pluie cesse, vous laissez le vent vous sécher, puisvous remettez vos fringues bien sèches. facile,non ?
ça vous donne une idée du grand dérangement mental des types qui pondent ce genre de stages !
mais malgré tout, ces trucs ont un succès grandissant, certaines entreprises offrent ça à leurs cadres dirigeants. ça coûte un minimum de 100€ par jour et par personne, et contrairement à des merdes comme koh lanta, il n'y a même pas de gros chèque à gagner.
l'être humain ne cessera jamais de m'étonner...
allez, je vais un peu bouger dans l'igloo qui me tient lieu de maison, le temps d'écrire cet artcle, j'ai déjà 2 stalactites qui se sont formés sous mes cuisses.

Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 18:01
en ce moment, tout le monde n'a que ce mot là à la bouche. on n'en sort plus. d'ailleurs, avant même que la grève ne soit commencée, les gens en parlaient, et ils vont sans doute encore en parler un bout de temps après qu'elle soit finie. je ne pouvais donc pas y échapper...
moi, la grève, je la fais la plupart du temps. souvent, je ne sais même pas pourquoi je la fais. mais on s'en fout ! dans mon boulot, il n'y a jamais moyen de grapiller une journée de congé supplémentaire hormis les jours de grève. alors je ne vais pas me priver !
en plus, ces jours-là, mes gosses n'ont pas de cantine, il y a des bouchons, et ça me gave de devoir m'enquiquiner avec tout ça.
alors je m'étais dit que, noël approchant, ça serait bien de profiter de cette journée sans les gosses (leurs instits ne faisaient pas grève, dieu les bénisse) pour commencer tranquilou mes achats.
sauf que...
c'est aussi cette foutue grève des transports, et que ça bouchonnait de partout. je n'ai pas pu aller flâner dans les centres commerciaux, de peur de ne pas être rentrée à l'heure pour assurer la pitance de ma progéniture.
bande de cons !
entre les abrutis qui avaient décidé d'aller bosser coûte que coûte (au lieu de prendre une journée de RTT à traînasser chez eux en charentaises), et les gros nazes qui avaient osé vouloir faire la même chose que moi, impossible de glisser même une smart dans cette file continue de voitures. 
la grève, c'est bien, à condition que JE puisse en profiter ! sinon, à quoi bon ?
mes propositions pour les prochains mouvements sociaux sont les suivantes :
- les grévistes vont quand même bosser normalement, sauf moi
- les non-grévistes vont aussi bosser, mais si possible à des heures où ça ne me gêne pas, moi
- le gouvernement redistribue l'argent ainsi économisé en le déposant sur mon compte
- il est interdit, sous peine d'amende, de parler de grève en ma présence
- toutes les organisations syndicales me consultent avant de choisir le jour de grève, pour vérifier si ça m'arrange

et pas la peine de sortir dans la rue pour protester contre ces mesures pleines de bon sens, elles ne sont pas négociables. merce à la fin !

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur de force ouvrière.
Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 16:34

un débat fait rage depuis un certain temps entre deux de mes copines sur le sujet de l'égalité homme / femme. l'une pense que cette égalité n'est qu'utopique, en raison de profondes différences génétiques. l'autre est persuadée que l'éducation et le poids social peuvent permettre de l'atteindre, avec quelques efforts de part et d'autre.
pour ma part, je ne suis pas loin de penser que même une simple cohabitation tranquille est impossible.
récemment, je me suis rendue à une grande fiesta sympa, avec un couple de mes amis, joël et martine.
pourprouver à quel point la vision du monde de l'homme et de la femme sont aux antipodes l'une de l'autre, il suffit de les interroger sur cette fameuse soirée.

le lieu :
- Martine : une grande maison chaleureuse, décorée avec goût. des petits bibelots délicieux un peu partout. on sent que la maîtresse de maison accorde une grande attention à son intérieur, et qu'elle est fière d'y accueillir des amis. j'ai ADORE les coordonnés de coloris dans les toilettes : serviettes, papier toilette et ustensiles parfaitement assortis. un vrai plaisir !
- Joël : une grande baraque d'au moins 200 m² au bas mot, un peu chichi, mais pratique. ça va bien chercher dans les 300 000 € un truc comme ça, non ? un grand terrain qui pourrait être sympa pour jouer au ballon avec les gamins, mais avec des fleurs un peu partout, ça gâche tout. il y a même un super chouette établi dans le garage. d'ailleurs, ça me fait penser qu'il faut que je réclame ma scie circulaire à mon beauf.

le repas :
-
Martine : comme nous étions pas loin d'une quarantaine, nous avons mangé un buffet froid, chacun se servait à sa convenance et à son rythme. et pas dans des assiettes en carton, et des gobelets plastique. de la vraie porcelaine très mignonne. chaque convive avait à sa disposition un verre à vin et un verre à eau, marqués à son nom par une petite étiquette accrochée au pied du verre. ça m'a fait un peu de peine que plusieurs verres soient brisés dans le courant de la soirée. mais ce sont des choses qui arrivent.
au niveau des mets, des choses pas raisonnables : charcuterie, salade de pommes de terre et autres plats à haute teneur calorique. mais également des salades composées, de la volaille et des fruits pour celles qui souhaitent faire attention à leur ligne. c'est une attention très délicate. c'est toujours très pénible de se retrouver devant le choix de se bourrer de 1000 calories en une assiette, ou de rester le ventre creux. j'ai malgré tout craqué pour une part de mille-feuilles, mais je compense en n'avalant que de la soupe à la tomate dans les 2 jours qui suivent. les vins étaient nombreux et de bonne qualité, et les boissons sans alcool suffisamment présentes pour satisfaire les tempérants.
- Joël : la bouffe ? géniale, j'ai baffré à m'en faire exploser la panse, comme un porc. c'était bien bon, avec 5 sortes différentes de saussiçon, le pied ! de la viande froide, des patates, des pizzas, des quiches...je me suis goinfré. j'ai aussi pas mal picolé, il y avait du rouge et de la bière à foison. je voyais bien à son air pincé que martine faisait un peu la tronche, mais ça me changeait un peu du perrier et des carottes râpées qu'elle me fait ingurgiter à longueur de semaine pour faire fondre ma brioche. si on ne peut pas s'en jeter quelques-uns et s'empiffrer le samedi soir, ça sert à quoi le week-end ?

le déroulement de la soirée :

- Martine : comme toujours dans ce genre de fête, des petits groupes se sont formés et n'ont presque pas changé de la soirée. à part cette espèce d'allumeuse blondasse qui n'arrêtait pas de papillonner d'un groupe à l'autre en dandinant du cul dans sa jupe bien trop courte pour son âge. avec quelques autres femmes, nous nous sommes posées sur la véranda où nous pouvions discuter dans le calme tout en gardant un oeil sur nos maris. le salon était un peu trop bruyant à partir du moment où les plus jeunes ont mis la musique et ont commencé à danser. il me semble que ça a un peu dégénéré avec certains en fin de nuit, mais dieu merci, joël et moi étions déjà rentrés (sinon, ça nous coûte trop cher en baby-sitter)
- Joël : on a bouffé, c'était un peu guindé, mais le vin aidant, ça s'est vite décoincé. et la nana super chaude qui était là a bien aidé à rapprocher les mâles ! le genre de gonzesse à faire regretter d'être casé ! et elle n'avait pas l'air farouche, en plus. mais bon. au bout d'un moment, il y en a qui ont commencé à danser, mais la techno c'est pas trop mon truc. avec 3 autres mecs, on est allés se mater un match de rugby sur l'écran plasma en finissant de se torcher. bien sûr, martine a voulu rentrer en pleine 2e mi-temps, et ça a un peu cassé l'ambiance. on peut toujours compter sur les bonnes femmes pour foutre en l'air les bons moments.

le bilan : 
- Martine : comme à son habitude, Joël a bu et mangé plus que de raison, il avait un mal de crâne phénoménal le lendemain, bien fait. mais c'était bien sympa, je suis repartie avec les coordonnées d'une nana, avec qui je vais aller faire un tennis un de ces quatre.
- Joël : mis à part que ce genre de soirée est quand même plus cool quand il n'y a pas les bonnes femmes, on s'est bien marrés. et ça change un peu des sandwiches jambon-beurre et des binouzes d'après-matchn ou du traditionnel couscous annuel du rugby. un peu de classe, ça fait pas de mal.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 02:33
Surtout, ne cherchez absolument aucune corrélation entre le titre de cet article et son contenu : il n’y en a pas. C’est juste que j’aime bien ce bouquin, et que j’avais envie de le placer. Pour les incultes idiots qui ne le sauraient pas, c’est un bouquin de steinbeck. Charley, c’est son chien.
Mais je sens que vos âmes chagrines et terre-à-terre ne vont savoir dépasser cette loufoquerie, et vont rester bloquées sur le titre. Essayons donc de trouver quand même un lien, aussi ténu soit-il, même tiré par les cheveux ( et là, je ris moi-même de mon sens de l’à-propos, comme la suite vous le démontrera. Il n’y a pas à dire, je suis géniale). Il paraît que sans faire trop d’efforts, on peut trouver des liens entre toutes les choses. Essayons.
Steinbeck est un auteur américain, et comme ceux qui me connaissent le savent, je suis friande de littérature américaine. Or, mark Twain est également un auteur américain. Un de ses personnages, Huckleberry Finn est un petit sauvageon à la chevelure emmêlée et toujours ébouriffée.
La boucle est bouclée.
Tiens, encore une expression pile-poil dans le vif du sujet qui va nous occuper aujourd’hui.
Car nous allons parler cheveux. Je me suis fait couper les cheveux. Oui. Ça vous étonne ?
Je n’ai pas vu ma coiffeuse habituelle, une bien sympathique bovine et à l’œil éteint et à la conversation presque inexistante. En temps normal, ce genre de personnes me donne envie de fuir, mais quand il s’agit d’une coiffeuse, j’aime autant qu’elle la ferme. Parce que les pépiements creux à propos de la météo ou du mariage de la belle-sœur du cousin du boucher, hein ! ma muette étant en congé de maternité, j’ai eu droit à une nouvelle venue, très appréciée des clientes, m’a assuré le patron en roucoulant dans sa veste de velours violet (et on dira que les coiffeurs ne sont pas tous homos ?)
Après la traditionnelle demi-heure d’attente, une fesse posée sur le bord d’un fauteuil, à me démancher le cou pour éviter de me cogner dans un gros casque en plastique, à parcourir avec ennui le Voici de la semaine, je suis « passée au bac ».
Une petite chose surexcitée aux cheveux rouges m’a expliqué qu’en raison de l’affluence de ce jour-là, elle allait se charger elle-même de me faire le shampoing.
« et vous en avez de la chance, parce que je ne le fais pas souvent, et pour nous faire pardonner l’attente, je vais même vous faire un petit massage du cuir chevelu, sans frais supplémentaires ».
j’en ai conclu que c’était cette mini sauterelle bondissante qui allait me coiffer. Elle a endormi toute forme de méfiance par un palper de mon crâne expert.
Et pourtant, une fois le shampoing terminé, bien installée dans une chaise rembourrée, j’aurais dû me méfier quand elle m’a annoncé en examinant mes cheveux :
« ou la la, les pauvres biquets ! il faut leur rendre leur liberté ! vous vouliez faire quoi ? »
je réponds, un peu inquiète : « juste un petit rafraîchissement, couper les pointes »
«  mais vos cheveux sont lourds, ils sont épais, ils sont emprisonnés par leur propre poids. Il faut les libérer, leur permettre d’exprimer leur créativité, les laisser donner libre cours à toute leur fantaisie. On est d’accord, ma petite dame ? »
ça va que j’étais assise, elle ne s’est pas rendu compte de toute l’incongruité de son appel, vu qu’elle devait mesurer au bas mot 20 cm de moins que moi !
je ne savais pas bien quoi répondre. C’était bien la première fois que j’entendais parler ainsi de mes cheveux. Surtout qu’il me semble qu’ils sont déjà bien assez libres comme ça. Il n’y a jamais eu moyen de les placer comme ceci ou comme cela, ou de les persuader de rester bien sagement coiffés jusqu’au soir. Alors, à vrai dire, l’idée de leur donner encore un peu plus de liberté était plutôt pour m’inquiéter. Comme le disait si gentiment l’ex-homme de ma vie, spécialiste du compliment qui tue, ce n’est pas des cheveux que j’ai, c’est du crin. Indomptables.
Le petit machin bondissant, autoproclamée « artiste capillaire » m’a parlé volume, pesanteur, décollement de racines… elle a fini par me persuader qu’il fallait ABSOLUMENT la laisser officier, et que je ne serais pas déçue du résultat.
Ah, ça !
Elle m’avait promis que mes cheveux allaient pratiquement s’envoler, oubliant leur propre poids. Sauf qu’elle a omis de mentionner qu’ils allaient se retrouver en orbite autour de mon crâne, et ne jamais redescendre.
Elle m’avait dit qu’il ne fallait pas laisser la gravité contrarier la nature souple et ondulante de mes magnifiques cheveux (bon, là , j’avoue que j’ai trouvé ça plus agréable à entendre que le crin). Sauf que je n’avais pas compris que mes cheveux n’attendaient que cette occasion pour faire leur coming-out et clamer à la face du monde leur vraie nature frisottante, et que j’allais ressembler à michael jackson, période jackson five.
Elle m’avait dit que je serais enchantée de la facilité avec laquelle j’allais pouvoir me coiffer. Sauf qu’elle n’avait pas donné de limite de temps, et qu’il me faut prévoir un minimum de 20 minutes le matin à m’activer sur mes cheveux pour pouvoir oser sortir de chez moi sans faire peur.
Et tout ça pour la gentille et modique somme de 70 € !

 
Toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n’est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 12:28

rassurez-vous, il ne s'agit pas de MA liste de noël, je ne suis pas assez idiote pour m'imaginer que vous allez me faire un quelconque cadeau, bande d'égoïstes !
il s'agit de la liste des cadeaux que je compte faire aux autres, dans mon infinie bonté (même si les autres en question sont très loin d'avoir mérité quoi que ce soit. mais que voulez-vous, on ne se refait pas)
j'aime bien faire des cadeaux personnalisés, choisis en fonction de la personne. honte à vous, vous les feignants qui vous contentez d'une idée déclinée à l'infini. je n'aimerais pas être à votre place et affronter les regards goguenards des vendeuses quand, 2 jours avant noël (car bien sûr, vous attendez le dernier moment des fois qu'un hasard bienheureux fasse périr toute votre famille dans un tsunami inattendu et vous permette ainsi d'économiser une somme substantielle), vous vous pointez pour acheter 12 boîtes de chocolats, 9 cravates de soie et 6 boîtes de playmobil.
non, moi, je fais dans le réfléchi, le mijoté, le prévu. c'est pour ça que je m'y prends dès le début novembre, pour trouver LE cadeau qui ne manquera pas de faire plaisir. et au moins, chacun ouvre son paquet sans avoir la surprise d'en sortir la même chose que son voisin de gauche et de droite.

allons-y :

- tante suzanne :
une paire de rollers ?
je l'aime bien la tantine, elle est marrante. mais elle s'accroche, 78 ans, toutes ses dents, jamais malade hormis de l'ostéoporose. pour ceux qui ne savent pas, un des inconvénients de l'ostéoporose, c'est que les os se cassent facilement. une petite chute, et PAF ! la tantine à l'hosto avec le col du fémur en miettes. à cet âge, on s'en remet rarement. je ne vais tout de même pas patienter encore 20 ans pour mettre la main sur le 2 pièces à avoriaz, la villa de cannes, et l'hôtel particulier du louvre ! oui, une paire de rollers pour la tatie.

-
la cousine marie : une boîte de 250 préservatifs ?
elle est vraiment très sympa, marie. mais il serait temps que quelqu'un lui signifie que 7 gosses en 9 ans, ça commence à faire beaucoup.surtout de 6 pères différents. je crois que marie n'a pas encore compris que le sexe non suivi d'une grossesse, ça peut être très sympa aussi. par mesure de précaution, je joindrai à la boîte de capotes un bouquin du genre "le sexe pour les nuls" ou "mon premier manuel d'éducation sexuelle". par contre, les capotes, je les commande sur le net. hors de question d'aller acheter ça à la pharmacie du coin...

- le cousin fred : un rouge à lèvres chanel ?
que mon cousin soit homo, tendance la cage à folles ne me dérange pas le moins du monde. après tout, ça fait un bon sujet de rigolade dans les repas de famille. on se fout de sa gueule, on le charrie, on lui balance des concombres sur le lit avant d'aller se coucher, on cherche "tafiole" dans toutes les langues sur le net, on rigole gentiment, quoi ! mais ce qui m'agace, c'est que ce petit con a des goûts de luxe. un panier yves rocher ne lui convient pas. môsieur (ou plutôt mâdââââme) a la peau fragile. allez, je l'aime bien le cousin, il imite super bien dalida. un rouge chanel, ma générosité me perdra.

- le tonton albert : 2 grammes de coke ?
ce type est coincé, mais coincé...à côté de lui, la reine d'angleterre c'est madonna ! c'est pas un balai qu'il a dans le derrière, c'est la quincaillerie toute entière, avec le quincailler, la quincaillère et leur marmaille en prime. j'adorerais le voir déchiré, et se lâcher sans aucune inhibition... c'est pour le coup que la grosse vache frigide et dominatrice qui lui sert d'épouse nous ferait un arrêt cardiaque. bon débarras. dès ce soir, je me mets en quête d'un dealer et je fais affaire. je te colle tout ça dans une boîte de léonidas, et on va bien se marrer.

- mon pote tomtom : une boîte de coloration rousse ?
il est blond, ce petit tomtom, mais persuadé d'être roux. une névrose étrange, remontant sans doute à l'enfance. comme nous sommes tous charitables, nous n'osons pas lui dire trop violemment la vérité vraie. mais ça finit par devenir gênant de le voir clamer partout qu'il est rouquin. les gens s'écartent de lui, et plus personne n'ose l'approcher. ce qui, évidemment, n'est pas fait pour l'aider à affronter sa névrose si particulière, mais finalement assez inoffensive. je vais donc le colorer en roux, et les choses devraient s'arranger. d'ici quelques temps, sa chevelure deviendra blanche, et on n'en parlera plus (on blanchit jeune dans sa famille)

-
le petit neveu okamo : le DVD de massacre à la tronçonneuse ?
ok, ce petit con n'y est pour rien si ses parents l'ont affublé d'un prénom parfaitement ridicule. je conçois qu'il puisse en ressentir une forte rancune, et qu'à 4 ans 1/2, cette rancune s'extériorise facilement. mais est-il vraiment obligé de l'extérioriser en se planquant n'importe où pour jaillir brusquement en hurlant ? et surtout, est-il obligé de faire profiter TOUTE la famille de sa rancune, au lieu de se cantonner à ses parents ? ce tordu de môme est capable de rester des HEURES dans un placard à attendre le moment propice. ça flanque une frousse monumentale à chaque fois. si encore il faisait ça à tante suzanne, je pourrais un peu lui pardonner, mais non, il ne le fait qu'aux moins de 40 ans . aucun discernement. donc oui, massacre à la tronçonneuse me semble le cadeau idéal. quoique... 
ça pourrait lui donner des idées.

- mon pote french grunge : une poupée gonflable ?
au moins, on est sûrs qu'elle n'a pas de copain (mea culpa, petit frère, je n'ai pas pu m'empêcher)

vivement le réveillon !


toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.

 

 

 

 

Par charlie - Publié dans : listes
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