Jeudi 11 décembre 2008
le compte à rebours est bien entamé. dans 13 jours c'est le réveillon et son cortège de joies pures et innocentes. étant dans le fond doté d'une âme charitable, je ne vais pas m'appesantir sur le fait qu'il vous manque encore la moitié des cadeaux. ni que vous ne savez toujours pas ce que vous allez faire comme dessert, en prenant en compte les goûts des uns et des autres. ni que vous avez les intestins qui se refroidissent à chaque fois que votre esprit vous rappelle perfidement que vous allez devoir recevoir 19 personnes dans votre 80 m². ni que vous serez probablement toute seule pour tout préparer.
non, je propose plutôt que l'on s'intéresse aux conversations. c'est un problème plus qu'épineux, parce que, passées les premières exclamations sur la petite qui a bien grandi, et qu'est-ce que ça caille mais sans neige c'est un peu triste, il va bien falloir meubler le silence. et c'est à VOUS, maîtresse de maison de lancer finement des sujets qui vont animer la soirée sans la laisser partir en vrille.
si on pouvait éviter de finir comme l'année dernière aux urgences pour recoudre l'arcade de tonton roro suite au coup de poing dans la gueule envoyé par le cousin françois, ça serait pas mal.
évitez quoi qu'il advienne tout ce qui a triat de près ou de loin à la politique, c'est le pire des pièges. même en choisissant soigneusement vos convives, par les temps qui courent, on n'est à l'abri de rien. vu que de nos jours au sein d'un même parti on trouve des courants opposés et des dissensions inattendues, la probabilité de finir en engueulade générale est de 100%. prévoyez des choses inattendues qui permettent de changer de sujet en moins d'une seconde : un trou normand au milieu d'un plat sera toujours moins fatal que de laisser votre soeur se lancer dans une diatribe passionnée sur tel ministre. sortez des cierges magiques pour les gosses, proposez un toast, coupez grossièrement la parole s'il le faut.

évitez aussi le sport. c'est casse-gueule le sport. enfin, le foot et le rugby principalement. il y a fort à parier que papy sera pro-OM et le beau-frère pro-PSG. et même si par miracle tout le monde soutient la même équipe, ils trouveront à se plumer sur tel carton rouge, sur tel match... si VRAIMENT vous voulez parler sport, orientez vers un sport auquel personne ne connait rien, l'escrime ou le polo. mais pas la peine non plus d'apprendre par coeur la page wikipedia à l'avance. si vous en savez trop par rapport à ceux qui ne savent rien, vous passerez pour une pédante et aurez toute la tablée contre vous, y compris votre pauvre mari qui trouvera louche cet engouement soudain alors que le seul sport auquel vous daignez vous intéresser d'ordinaire c'est la marche entre le métro et le bureau.

parler des enfants peut paraître de prime abord assez sûr, mais c'est faux. quand on parle éducation et qu'on a face à soi une petite conne de 12 ans qui se met les doigts dans le nez, ou une ado hystérique qui ne s'exprime que par cris stridents, ou un emmerdeur accroché à son portable et qui régale tout le monde de heavy metal qui jaillit des écouteurs de son iPod, difficile de ne pas en faire la remarque aux heureux parents ! lesdits parents seraient ravis de dégoiser des heures sur les errements de leurs sales gosses, si l'idée venait d'eux. mais jamais ils ne supporteront que d'autres fassent la moindre remarque... et c'est ainsi que des haines farouches naissent au sein des familles les plus unies.

ne parlez pas non plus boulot, les inégalités entre maurice l'artisan, jeanne le cadre supérieur, et alice la femme au foyer créeront forcément des explosions terribles, chacun défendant son bout de gras tout en enviant secrètement les autres. en plus, qui dit boulot dit argent. AÏE AÏE AÏE, terrain molto glissant !!! chacun en gagne une certaine somme et le dépense d'une certaine façon. nul doute que votre frère olivier, la fourmi économe, sautera à la gorge de bernard, le cousin dépensier qui ne vit que pour ses voitures de luxe. bernard se défendra en moquant olivier et ses vacances mesquines en camping où il ne paye pas même une glace à ses gosses. et marie se ralliera à olivier, qu'elle déteste pourtant cordialement, en rétorquant qu'au moins olivier a un toit décent au-dessus de sa tête et mange autre chose que des plateaux télé. bref, hurlements garantis en 5 minutes chrono.

puisque le présent fâche autant, vous pourriez être tentée de vous réfugier dans les valeurs sûres du passé, auréolé de la patine du temps qui édulcore et magnifie tout. attention ! soyez bien certaine qu'aucun cadavre ne traîne dans un placard. ça serait contrariant que la cousine élodie éclate en sanglots sur les huitres et déballe les attouchements de l'oncle jeannot qu'elle a subis entre 8 et 15 ans. et d'apprendre que le merveilleux été en charente quand vous aviez 8 ans, entourée de toute la famille, résultait en réalité du fait qu'on voulait cacher la lente agonie de la grand-tante berthe risque de vous mettre le bourdon pour des semaines. surtout si on vous décrit par le menu cette douloureuse agonie, vu que maintenant vous pouvez comprendre.

le sexe ? oubliez ! c'est le moment que va choisir votre neveu pour faire son coming-out. ou la grand-mère va s'étouffer sur un toast en entendant sa petite-fille de 16 ans énumérer sa collection de sex-toys. ou votre frangine va lancer qu'elle vient d'apprendre que son mari la trompe depuis 6 mois avec sa meilleure amie...ne croyez pas ce que vous disent les magazines sur la libération des moeurs : le sexe, c'est encore tabou, tout le monde est encore très coincé, l'amour libre n'est pas autorisé.

bon, que reste-il comme sujets suffisamment consensuels et sans aucune chance de dérapage incontrôlé ? voyons...
la maladie : tout le monde sera d'accord pour dire que la maladie c'est pas bien et ça fait mal. chacun lancera son anecdote triste ou gore. vous vous ferez chier toute la soirée, mais sans problèmes. parce que même si votre mère choisit ce moment pour annoncer son cancer en phase terminale, ça plombera l'ambiance, mais sans disputes. il y aura quelques larmes avinées, du mascara qui coule, et beaucoup d'amour dans l'air. ouf ! merci maman !

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Mercredi 10 décembre 2008
eh le gros en rouge et blanc, ça serait vraiment très chouette que cette année, tu penses enfin à moi et que tu m'apportes un petit quelque chose qui vaille vraiment le coup. parce que je vais encore passer mon 24 au soir toute seule comme une gourdasse, parce que je ne reçois pas de cadeaux à noël. ok, les dessins pleins de coeurs, et dégoulinants d'amour mièvre de mes gosses sont des cadeaux, mais il faut avouer que c'est très très loin de ce dont je rêve la plupart du temps. ces cadeaux-là je les garde pour plus tard, pour ma lointaine vieillesse solitaire. quand je me ferai chier toute seule le dimanche dans mon mouroir, et que je n'aurai rien d'autre à faire que de bavouiller en tremblotant, j'ouvrirai ma boîte à souvenirs, vu que mes gosses auront toujours mieux à faire que de venir me voir.
non, cette année, j'aimerai bien un truc que je puisse consommer de suite, merde !
alors, voilà ma petite liste. et tu es prié de t'y tenir, à la lettre. parce que non, un bon d'achat de 10€ à la halle aux vêtements n'a rien à voir avec un bon d'achat de 1000€ chez esprit.

- quelques rouleaux de papier peint des dieux du stade pour refaire ma chambre, qui en a bien besoin, et ainsi m'offrir une saine occupation pendant mes insomnies

- une journée no limit dans une boutique lollipops

- de la neige tous les jours du 15 novembre au 2 mars (dépêche, tu as déjà presque un mois de retard)

- une litière pour chats qui s'auto-nettoie par magie

- un homme beau, gentil, musclé, compréhensif, attentionné, tendre, protecteur... (nan, je rigole, ça c'est de la science-fiction)

- le droit de ne plus jamais avoir à me lever avant le soleil

- la disparition définitive de TF1

- un winnie l'ourson d'un mètre de haut

- une place dans le top 3 aux arvernes dans la prochaine saison élite de baseball

- l'amour de sa vie pour mon pote raphaez

- un bon d'achat qui s'auto-remplit dans toutes les librairies de france

- un billet AR pour new-york et un aller simple pour le québec

- une nuit avec benabar, une autre avec guillaume canet, une autre avec colin farrell, une autre avec will smith, une autre....

- des cheveux qui acceptent un minimum de discipline

- licence to kill pour tous les cons qui croisent ma route


merci papa noël. bien sûr, tu as le droit de m'apporter TOUTE la liste



Par charlie - Publié dans : listes
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Jeudi 4 décembre 2008
je n'aime pas les gens qui malmènent la langue française à l'oral. je peux excuser et comprendre les difficultés à l'écrit, même si chaque énorme faute me crispe aussitôt la moindre terminaison nerveuse, comme une craie qui crisse sur un tableau noir.
mais l'oral ? non, non, je ne suis pas d'accord. ça n'est pas si difficile de bien parler. quand je vois aux informations des témoignages de gamins de banlieue dont on est obligé de souligner les propos pour les rendre compréhensibles au commun des mortels, ça me hérisse. ils s'étonnent de ne pas trouver de boulot, mais s'ils se présentent aux entretiens d'embauche en lançant "eh zyva, j'viens pour le taf", rien d'étonnant à ce qu'on les laisse à leur RMI...
soit, il existe une tranche de la population qui a des excuses pour ses erreurs : les enfants. ils sont très logiques dans leurs erreurs en plus. ils entendent tout le temps tu as, il a, logique qu'ils en concluent qu'on dit j'a faim. l'erreur enfantine qui me fait le plus craquer (mais en positif cette fois) c'est je suitais tombé. c'est joli, non ?
mais passé 8 ans, ça devient inquiétant !
et pourtant... les adultes zappent la négation, mangent la fin des mots, et les transforment, inventent des conjugaisons exotiques, font des liaisons là où il n'y en a pas...
et on arrive à des merveilles du genre : j'suis pas capab' d'vous dire combien y sont, y'en a trop z'à la fois pour que je peux compter
z'êtes sûrs qu'on parle la même langue ???
avouez que je ne vous envie pas votre position monsieur  a tout de même plus de classe que pas de chatte man.
l'honnêteté intellectuelle m'oblige à reconnaître qu'une certaine logique prévaut pour certaines erreurs. par exemple, rémunérer, bermuda et cérumen deviennent régulièrement rénumérer, bernuda et cire humaine. logique ! rémunérer ressemble à énumérer, et vu qu'il s'agit de donner des espèces sonnantes et trébuchantes que l'on peut compter, il faut introduire l'idée de nombres. et zou ! rénumérer...
le bermuda laisse les mollets nus, et zou ! bernuda...
le cérumen a l'apparence de la cire, et se trouve dans le corps humain. et zou ! cire humaine...
mais alors d'où vient l'erreur communément répandue de obnibuler au lieu d'obnubiler ? on fait des bulles quand on pense tout le temps à la même chose peut-être ?  et le splendide aréoport ? on ne me fera jamais croire que le mot aréole est plus connu que celui d'aéroport !!!
on devrait créer le délit de non-assistance à langage en danger...

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Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Mercredi 26 novembre 2008

C'EST LA CRISE !!!! il faut trouver des sous pour le pays. pas le choix, c'est comme ça.

les élus du peuple se sont penchés très sérieusement sur la question, pour trouver des solutions.

l'une des possibilités évoquées a été de réduire considérablement le train de vie de l'état, en opérant des coupes sombres dans les budgets alloués. après tout, si un vieux peut survivre avec 600 € par mois, nul doute qu'un ministre doit pouvoir s'en sortir avec 2000 € et une twingo de fonction. sans parler de la valeur pédagogique de l'exemple. on n'a jamais revu celui qui avait été assez idiot pour proposer ça.

au final, l'idée retenue a été de s'attaquer à l'éducation nationale. cela peut paraître saugrenu de prime abord, car on peut être certain d'une immédiate levée de boucliers. mais sur le long terme, c'est total bénéfice.

on commence en supprimant plusieurs milliers de postes, l'air de rien. puis on vire les enseignants spécialisés qui viennent en aide aux enfants en difficulté. après tout, qu'est-ce qu'on en a à battre des enfants en difficulté ? au mieux, ils finiront ouvriers non qualifiés, et depuis quand un balayeur des rues a besoin de savoir conjuguer le plus-que-parfait ? hein ?

au pire, ils finiront délinquants, et on s'en occupera en temps et en heure pour le plus grand plaisir des fabricants de nettoyeurs à haute pression.

l'étape suivante, logique, est de se débarrasser de cette foutue école maternelle de merde que le monde entier nous envie et célèbre, mais qui pèse lourd dans le budget. et c'est là précisément que se révèle tout le génie manipulateur de nos élus, qui prouvent si besoin était qu'ils sont loin d'être bêtes, et qu'on a bien fait de voter pour eux.

en effet, s'il n'y a plus d'école maternelle, il va bien falloir que les parents trouvent un mode de garde pour les enfants qu'ils commettront fatalement, en espèces d'enragés de la fornication qu'ils sont (l'ouvrier est lubrique, ne l'oublions pas). les mairies ouvriront sans nul doute des garderies à petit prix dans les anciennes écoles, mais devront trouver des financements pour les personnels d'encadrement. le mieux à faire est de piquer du pognon aux clubs sportifs. en effet, quand l'ouvrier est au sport, l'ouvrier ne consomme pas. or, un ouvrier qui passe son samedi dans les magasins et son dimanche devant la télé (à regarder des pubs pour lui donner envie d'acheter le samedi suivant) est un ouvrier patriotique. OUT le sport !

malgré tout, comme pour les crèches, les places en garderies seront trop peu nombreuses pour la demande.

nous verrons alors fleurir une pléthore de jardins d'enfants très classes, et honteusement payants, fréquentés par les rejetons des familles à fric.

et les autres ? ceux dont les parents ont des petits salaires ? les mères s'arrêteront de travailler, laissant ainsi la place à des hommes, et nous verrons les chiffres du chômage dégringoler. et c'est toujours du meilleur effet dans une mandature, pas vrai ? et quand les mères voudront reprendre un travail après 5 ou 6 ans d'inactivité, elles ne le pourront pas, gniark gniark. bien fait ! aux fourneaux, les salopes ! arrêtez de piquer le boulot des hommes !

bien sûr, on leur laissera quelques petits boulots indignes de la gent masculine, comme de torcher les fesses des vieux dans les mouroirs. après tout, elles auront plusieurs années d'expérience dans ce domaine.

malgré tout, il faudra laisser les filles étudier jusqu'au bac, et ce pour plusieurs raisons : la mixité est un acquis sur lequel il n'est pas question de revenir, car son absence favorise les comportements homosexuels, VADE RETRO SATANAS ! il faut également que les futures femmes au foyer aient un minimum de conversation. et enfin, il faut prévoir dans l'avenir le retour des cours d'économie domestique.

mais pas n'importe quelle économie domestique. il ne s'agit pas de transformer les femelles en radines vêtues de haillons rapiécés. adaptons le contenu à l'époque. la femme devra apprendre à restreindre sa consommation d'eau (parce que c'est bon pour la planète), d'électricité (parce que ça contente l'électorat écolo) et d'essence (parce que le pétrole s'épuise et que marcher ça fait des belles gambettes). elles apprendront à réinvestir intelligemment les économies ainsi réalisées dans de jolis ensembles de lingerie fine. la femme du 21e siècle attendra son homme de retour de son dur labeur dans des poses lascives, vêtue seulement de guépières ultra-sexy. finis les joggings informes et la mèche grasse !

quand tout cela sera bien rôdé, on s'occupera des autres, les noirs, les arabes, les juifs, les pédés...

ah ! le joli monde que voilà !


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Par charlie - Publié dans : bizarre
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Samedi 22 novembre 2008

comme tout un chacun, vous êtes à l'affut de tout ce qui pourrait vous permettre d'aider votre prochain. vous donnez quelques z'euros tous les ans à l'unicef, vous filez un paquet de riz 1er prix dans les caddies des restos du coeur le samedi à auchan, vous videz vos poches des petites pièces qui les déforment à la caisse du mac'do, vous achetez même des dessins pourris et des gâteaux dégueu à la kermesse de la paroisse. c'est dire si vous êtes de bons et honnêtes citoyens !

cette année, vous avez la possibilité de faire une super bonne action sans que ça vous coûte un rond, sans sortir de chez vous, et sans avoir à écouter de laïus culpabilisant.

 vous cliquez z'ici : la B.A du jour et hop ! la bonne action est faite. c'est chouette, hein ? vous allez pouvoir continuer à vous empiffrer gloutonnement et à claquer votre fric pour une ribambelle de choses inutiles, MAIS avec la conscience tranquille.

c'est beau la technologie moderne.




Par charlie - Publié dans : invités et pub
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Mercredi 19 novembre 2008
je me débats depuis plusieurs semaines dans un fleuve de doutes, par rapport à un billet rédigé fin août.
publié-je ou ne publié-je pas ?
j'ai tout d'abord pensé à le soumettre par mail aux lecteurs qui en feraient la demande, mais cela faisait trop "coup" marketing de merde. j'ai ensuite songé à le supprimer purement et simplement, mais ça me faisait quand même mal aux bottes (avez-vous noté l'affection toute particulière que je porte à ces deux mots quand même ?)
le billet en l'état est trop trash, même pour moi. je me dois de le censurer.
mais, mais, comment le présenter malgré tout ? dilemmé-je dans les tréfonds glauques de mon for interieur.
et l'illumination est venue ! je décide de faire confiance à la grande intelligence des lecteurs (oui, je lèche-bottise). je vous en livre une version très expurgée. nul doute que vous trouverez tous seuls comme des grands où je veux en venir...

la société française (et pas que, on est beaucoup dans ce cas) est affligée de 3 maux bien distincts, mais qui n'en sont pas moins une sérieuse épine dans le pied des dirigeants :
1/ la pédophilie (bouh, pas bien, caca)
2/  le vieillissement de la population (bouh, pas bien, trou-de-la-sécu-creusant)
3/  la délinquance juvénile (bouh, pas bien, niktamère)

vous êtes d'accord ?
examinons les données du problème d'un peu plus près.
on ne sait pas quoi faire des pédophiles avérés. la castration chimique n'est valable que dans la mesure où les types prennent bien leurs médocs, la castration physique est un peu barbare malgré tout, l'emprisonnement à vie coûte cher aux contribuables.
les vieux retraités ne servent pas à grand-chose et reçoivent leur pension sans rien donner en contrepartie, alors qu'on pourrait très bien imaginer qu'ils rendent de menus services d'entretien et de gardiennage dans des résidences fortifiés et fermées abritant des pédophiles (lesquels pédophiles travailleraient leurs 35h dans des emplois divers au sein des résidences).
les délinquants juvéniles posent problème car ils sont durs, des caractères bien trempés se foutant de tout et fuckant la société à tout va. le seul moyen de les faire rentrer dans le droit chemin est de briser ces personnalités socialement déviantes.

à vous d'imaginer la suite...

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie
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Dimanche 16 novembre 2008
il était une fois, il n'y a quand même pas si longtemps que ça, une petite fille dans une famille tout à fait ordinaire. suite à quelques révolutions et quelques évolutions de mentalité, il n'y avait plus beaucoup de rois et de reines, et la démocratie s'était installée un peu partout.
il faut bien le dire, les bonnes fées marraines de princesses s'emmerdaient ferme dans leur coin. elles avaient décidé d'honorer de leurs bienfaits une gamine au hasard de temps à autre. et le tirage au sort tomba sur moi, petite fille ordinaire dans ma famille ordinaire.
il faut savoir qu'une fois le tirage effectué, il n'est plus possible aux fées de changer d'élue. elles sont tenues de s'occuper d'elle avant de pouvoir passer à autre chose. hélas pour moi, les temps sont durs pour les fées. elles ne peuvent plus se pointer aux repas de famille entre le gigot et le camembert et simplement annonder "salut, on est les fées ! on vient pour les bienfaits !"
de nos jours, plus personne ne croit aux fées, et elles doivent faire profil bas, et ruser pour venir à bout de leur mission. quand elles ont un nourrisson dans leur ligne de mire, elles attendent le moment opportun quand les parents sont affalés devant la télé, ou, mieux, quand ils confient leur progéniture à une baby-sitter. les baby-sitter, c'est du pain bénit pour les fées. sitôt la porte refermée, elles se précipitent sur le téléphone et jacassent sans fin, sans s'occuper du bébé tant qu'il ne pleure pas. sauf que mes parents n'avaient pas la télé quand je suis née, et étaient trop fauchés pour payer une baby-sitter, ils m'emmenaient donc partout.
les fées ont attendu environ 8 ans que mes parents me laissent seule à la maison. ce qui a eu 2 conséquences directes : je me souviens parfaitement de leur passage, et elles étaient très énervées quand elles sont arrivées.
elles m'ont expliqué la raison de leur présence, et j'érais absolument ravie. pour une petite fille comme moi qui passait tout son temps dans les livres, et qui adorait les contes, c'était fabuleux de voir ces 4 petites bonnes femmes au milieu du salon !
j'ai vite déchanté...
la première (qui me paraissait passablement éméchée, ce qui est quand même une honte pour une fée) a passé tout son temps à faire jaillir les poissons de l'aquarium pour les jeter aux 2 chats de la maison ravis de cette occasion unique de se faire des sushis.
la deuxième piaillait que j'étais trop grande et que pour respecter les traditions il me fallait m'allonger sur le canapé et prendre la pose d'un bébé dans son berceau.
la troisième jouait aux barbie en les animant à petits coups de baguette magique.
et la quatrième, la méchante fée se contentait de bougonner dans son coin.
au bout du compte, c'est encore elle qui s'est avérée la moins chiante, elle a balancé son truc en premier "la poisse toute ta vie tu auras, et chaque hiver au moins 3 gastros tu attraperas" et s'est barrée en gueulant que tout foutait le camp, que les règles ancestrales n'étaient plus respectées, et que puisque c'était comme ça elle ne voyait pas pourquoi elle devrait attendre et passer la dernière.
les 3 autres se sont regardées, interloquées, et se sont massées autour de moi.
"il va falloir rattraper ça... voyons...voyons..." s'est exclamé la première, la pochetronne. "pour te soigner, tu dormiras. comme ours et marmotte tu seras"
la deuxième s'est avancée et a lancé "amie des enfants, des chats et des otites tu seras"
et la troisième, un peu salope, a balancé "procrastiner tu adoreras"

et voilà comment je me suis retrouvée dans la situation de ces derniers temps, malade, à ne faire que dormir entre 2 épisodes de présence au boulot, et à trouver toujours mieux à faire que de venir vous assommer de mes élucubrations sur ce blog.
vous ne pouvez que me pardonner, maintenant que vous savez que ce n'est pas ma faute, mais celle des fées...


Par charlie - Publié dans : bizarre
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Jeudi 6 novembre 2008
il y a un phénomène naturel antédiluvien mais néanmoins très chiant, l'homme pue. enfin, quand je dis l'homme, il y aussi la femme. mais c'est dur à deviner car je ne mets jamais de majuscules comme vous l'avez remarqué. notez que je n'ai rien contre les majuscules, c'est juste qu'elle prennent trop de temps à taper. bon, pour être tout à fait honnête, l'homme pue quand même plus, plus fort et plus souvent que la femme, il n'y a qu'à entrer dans les vestiaires d'un quelconque club de rugby après un match pour constater que l'odeur y est mille fois plus forte que dans une réunion tupperware. mais pour les bienfaits de la science, mettons-les malgré tout sur un pied d'égalité.
l'homme pue. gageons que dans les lointaines steppes préhistoriques, ça ne le dérangeait que moyennement, sa propre odeur étant couverte par celle de la graisse de mammouth. mais après la disparition du dernier mammouth, l'homme a constaté qu'un peu de toilette ne pouvait lui nuire, et que ses glandes sudoripares s'obstinant à dégager des vapeurs immondes, il était temps de trouver une solution.
et l'homme a inventé le PARFUM (tiens, des majuscules). une sacrée bonne idée, pas vrai ?
du moins en théorie. parce que comme beaucoup d'inventions humaines, on  remarque une très nette différence entre ce pourquoi on l'a créé et l'utilisation qui en est faite.
a priori, le parfum est quelque chose qu'on applique sur sa peau en petite quantités, après s'être lavé, afin de masquer d'éventuelles odeurs corporelles ultérieures, et de délivrer un message sur la personne qui le porte.
dans la réalité, trop de personnes s'imaginent que plus on met, mieux c'est. et vas-y que je te colle un demi-litre de kouros de bon matin, manquant ainsi d'asphyxier les 43 autres passagers de la rame de métro. car le parfum a ceci d'étonnant que passé les 9 gouttes 1/2, il se met à donner une sensation de puanteur rivalisant sans problème avec une haleine de chacal bourré d'aïoli.
et ces articles de la presse féminine qui préconisent d'appliquer : 1 pschittt derrière chaque oreille, 1 pschittt savamment vaporisé sur les cheveux, 1 pschittt derrière les genoux pour dégager une bonne odeur à chaque mouvement de jambe, 1 pschittt aux alentours du pubis, 1 pschittt dans le décollété, et 1 pschittt au creux de chaque poignet. eh ! les journaleux ! vous savez combien de pschittts ça fait tout ça ? vous vous êtes déjà tapé une montée de 30 étages en apnée dans un ascenseur avec une nana qui avait suivi vos conseils à la lettre ? assassins !!!
mais au moins, généralement, les hyper-parfumés sont au moins passés par la case douche, remercions dieu pour ses petits bienfaits.
parce que certains individus utilisent le parfum comme cache-misère, pour dissimuler aux nez des autres le fait qu'ils ont décidé de sauver la planète en boudant leur salle de bains 300 jours par an. ah ! le merveilleux fumet de la sueur d'avant-hier qui se mêle délicatement au chanel n°5... c'est loupé les gens ! le parfum sur la crasse pue bien plus que la crasse toute seule, soyez-en conscients. et pas la peine de nous sortir l'argument miteux que c'était une attitude très fréquente du temps de louis XIV, parce que dans ce cas, je peux vous rétorquer que l'arrachage des dents à vif aussi. alors quitte à vous la jouer genre la montespan, allez jusqu'au bout...
c'est d'ailleurs incroyablement étonnant de voir qu'il existe encore des gens vraiment sales dans notre époque aseptisée où toute forme de saleté et de mauvaise odeur est proscrite, bannie, conspuée. dès la naissance, on récure nos petits avec ardeur, leur bousillant la peau et leur provoquant des eczémas monstrueux. on les savonne, on les parfume sans alcool et hypo-allergénique, parce qu'on n'est pas assez cons pour leur filer les mêmes parfums que nous non plus. et ils grandissent avec une sainte horreur de tout ce qui est sale (ben oui, sale = caca) et de tout ce qui n'est pas parfum synthétique.
et ça fait des adultes qui ont les sens affolés par un désodorisant à chiottes à la vanille chimique, mais qui vous font des mimiques dégoûtées au moindre signe de purin. n'importe quoi.
et on se frotte, et on se déodorise, et on se lingette-intimise, et on s'atomise, et on se défait de tout fumet déplacé.
pour oublier qu'au bout du compte on aura tous la même pestilence pourrissante ?
tiens, d'ailleurs, ça existe les parfums pour macchabées ?

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Vendredi 31 octobre 2008
oui, je sais, je suis chiante de vous imposer mes petits chéris toutes les 5 minutes. mais après tout, rien ne vous oblige à venir ici !
son nouvel album est un délice, cette chanson un bonheur
benabar, veux-tu m'épouser ?
Par charlie
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Vendredi 31 octobre 2008
c'est hallucinant le nombre de fois dans une semaine type où l'on doit transiger avec notre propre sens de la vérité. tout ça parce que la plupart du temps, on a affaire à des cons parfaits, mais que la situation ne nous permet pas la franchise.

c'est la vendeuse qui affirme avec un sourire crispé que oui, madââââme, cette robe vous va à ravir. la patronne la guette du coin de l'oeil, et elle doit faire du chiffre. pas question dans ces conditions d'avouer à la cliente qu'elle est affreusement boudinée, et qu'elle ressemble à la mère de dumbo qui se serait glissée par erreur dans un vêtement d'eva longoria. ça démange furieusement la petite vendeuse de diriger la cliente vers quelque chose de moins moulant et nettement plus seyant. mais la robe qu'elle vient de passer est la plus chère de la boutique, alors...

c'est la maîtresse de maison qui assure que ce n'est rien quand le petit démon hurleur et complètement taré qui sert de progéniture à ses invités brise le vase qui était la seule chose qui lui restait de sa mère-grand, morte dans d'atroces souffrances dans l'incendie de sa maison. elle adorerait tordre le cou de ce petit monstre et de le balancer par la fenêtre après lui avoir arraché tous les ongles. mais elle se contente de refaire passer la coupelle d'olives.

c'est l'institutrice dont chaque terminaison nerveuse se hérisse au vu de la façon dont tel papa d'élève parle de son fils. c'est rien qu'un merdeux qui arrivera jamais à rien d'autre qu'à faire chier son monde ! il parle pendant les infos et gueule si je lui en fous une. la maîtresse fantasme des tortures raffinées qu'elle pourrait infliger à ce gros plein de soupe qui n'est même pas assez humain pour prendre conscience qu'il a malencontreusement engendré une merveille de sensibilité et d'intelligence. elle tait sa fureur, et sourit, pour avoir une chance d'obtenir l'autorisation que le gamin s'inscrive à la médiathèque et puisse découvrir le monde de culture dont il est si cruellement privé.

c'est le cadre supérieur qui accepte sans sourciller de bosser ce week-end pour boucler ce dossier si important. il n'est en effet pas question pur le PDG que la production ultérieure de crèmes pour les mains à la vitamine B-truc prenne le moindre retard. c'était pourtant le week-end de la dernière chance, il devait s'envoler pour florence avec sa femme, pour tenter de sauver leur mariage. s'il va à florence il gardera sa femme, mais perdra son job, et à 45 ans, comment retrouver quelque chose qui offre à madame le niveau de vie auquel elle est habituée ? s'il travaille, il garde son job, mais perdra sa femme.

c'est la petite mamie qui se laisse dépasser dans la queue à la poste par ce grand gaillard pathibulaire qui lui passe devant en la regardant droit dans les yeux. elle aimerait bien être jackie chan et lui balancer quelques mandales dans la gueule, pour lui apprendre quelques vérités élémentaires que ses parents ont oublié de lui inculquer dans son enfance. si au moins elle savait pouvoir compter sur l'appui des autres personnes présentes, elle hasarderait  une remarque de sa petite voix acidulée. mais les choses étant ce qu'elles sont, elle se tait, et patiente plus longtemps, bien que la station debout prolongée lui soit un supplice.

c'est l'homo qui voudrait pouvoir crier à la face du monde qui il est vraiment, et ne plus avoir à s'occuper des autres et de leur intolérance, et qui s'entend accepter l'invitation de sa mère pour le dimanche suivant. même s'il sait qu'on va encore essayer de lui coller dans les pattes une blonde quelconque, fille du boulanger ou cousine d'une collègue de travail. il va supporter les blagues racistes et homophobes de son père, les remarques étriquées de sa pharmacienne de soeur, ignorer poliment l'alcoolisme qui empire de l'oncle jean, sourire gentiment mais avec distances à la candidate. rien que pour faire plaisir à sa maman.

je vous ai bien plombé le moral ?

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : bizarre
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