Vendredi 25 juillet 2008
chaque année, à la même époque, nous sommes des milliers à prendre la route, pour s'offrir enfin ces vacances dont nous avons rêvé toute l'année.
la bataille fait rage entre juillettistes et aoûtiens depuis des décennies (quoique les phénomènes de réchauffement de la planète ont eu tendance ces dernières années à mettre tout le monde d'accord "y'a plus de saisons, ma brave dame"). mais au fond, c'est pour tout le monde pareil. on bourre la voiture jusqu'à la gueule de valises, de draps, de boîtes de conserve (au prix où c'est là-bas, mieux vaut prévoir sa bouffe et passer chez lidl avant de partir). les vélos sont solidement arrimés à l'arrière, et les planches de surf prennent un avant-goût de vent sur le toît. le jour se lève, et zou ! on y va !
monsieur a réfléchi, prévu les itinéraires, choisi une heure de départ suite à de savants calculs, pour se montrer plus malin que tous les autres et éviter les encombrements. du temps perdu, d'ailleurs, puisque de toute façon, on aura droit aux bouchons quand même à un moment ou un autre. madame grogne que c'était bien la peine de la bassiner depuis 3 semaines si c'est pour se retrouver au pas sur une nationale merdique. les mômes ont mal au coeur à cause des virages, et ont envie de faire pipi. à la 19e fois que le plus jeune lance "on est bientôt arrivés ?", monsieur descend de la voiture et lui cogne une baffe sous le regard désapprobateur du jeune couple sans enfants derrière.
bien sûr, ça ne change pas grand-chose, car il va falloir supporter les ululements du gniard pendant une bonne heure, et les réflexions aigre-douces de madame qui n'en revient pas d'avoir épousé un con pareil. mais au moins ça défoule !
après 8 h de route exténuante, on arrive enfin... un petit paradis , une résidence composée de bungalows laids et tristes, avec piscine privée. il faut faire abstraction du fait que c'est minuscule, que les chambres donnent sur la nationale où semblent se donner rendez-vous tous les poids-lourds de la création dès 7h du matin, et que les plus proches voisins sont une bande de jeunes bruyants.
on s'installe, vite fait, puisque de toute façon il n'y a pas la place de vider les valises, et on file à la plage.
aussitôt, madame se tartine d'huile bronzage intense, tant elle a honte de la lividité de sa peau, comparée à celle de ses voisines. elle prend une pose avantageuse qui gomme les bourrelets et affine le cuissot. bon, cela rend la moindre activité douloureuse et difficile, mais on s'en fout ! ces 15 jours de vacances coûtent presque un mois de salaire, alors bordel, il faut revenir avec des preuves qu'on a fait partie de ces veinards qui ont transhumé avec l'été ! et quelle meilleure preuve qu'un épiderme caramel ?
hélas, c'est rouge écrevisse que finit l'épiderme sus-nommé, peu habitué aux rayons ardents du soleil méditérranéen, interdisant de se déshabiller sur la plage pendant au moins 3 jours.
monsieur, quant à lui, est un homme un vrai. il ne met pas de crème du tout. il finit tout aussi brûlé, mais chez les hommes, il parait que c'est un signe de virilité. les gosses, eux, tartinés de protection 50 toutes les 30 minutes, protégés du soleil par bob et t-shirt entre 12 h et 16h, et toujours en action, finissent avec un superbe bronzage dont on décèle les traces jusqu'au mois de novembre.
la grande question des vacances à la plage est de savoir comment occuper ses journées. madame a fait une large provision de mots croisés, fléchés, casés, mêlés, sudokus et autres. les romans de l'été ont suivi également, et alourdissent le panier de plage (pourquoi faut-il donc que les romans de l'été soient toujours des pavés de 700 pages, on se le demande). les pages sont vite graisseuses d'huile solaire, de marques de beignets et de coulures de chocolat. le sable s'insinue partout. et comme de toute façon, la chaleur et le ronronnement des vagues donne envie de dormir, le bouquin se glisse sous la serviette pour servir d'oreiller et la revue de mots croisés sert d'éventail. en faisant semblant de dormir, madame zieute : poitrines dénudées, strings avantageurs, jambes fuselées, naïades superbes. monsieur ne doit pas se douter à quel point elle se sent laide et grosse comparée à toutes ces beautés.
monsieur dédaigne ces activités pseudo-intellectuelles. sous couvert de surveiller les petits, il reste assis bien droit, pour mettre ses abdos en valeur, et scanne la plage de l'oeil féroce du prédateur. il zieute sans vergogne derrière ses verres fumés : poitrines dénudées, strings avantageurs, jambes fuselées, naïades superbes. rien ne lui échappe. et madame ne peut rien dire, ni se douter de rien, il surveille les gosses ! il rêve secrètement à ce que pourrait donner le même séjour sans bobonne et les gnomes. il grimpe madame le soir en pensant à la petite poulette de 25 ans qui a passé la journée à 2 mètres d'eux, tétons dressés au vent.
ça s'engueule presque tous les soirs, parce que monsieur a la main un peu trop facile sur les petits verres de rosé du pays ou que la viande au barbecue est trop cuite.
et les jours passent... trop vite.
il est déjà temps de rentrer, le coeur secrètement empli de regrets et d'aigreurs inexplicables. les gosses tout le long du trajet de retour. ils se sont éclatés, ont bien profité, en toute insouciance, pendant que les adultes ont été renvoyés à leurs propres névroses.
à l'année prochaine !

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 10 juillet 2008
ça me gonfle les portables. c'est censé être un truc qui vous facilite la vie, pas qui vous enferme un peu plus dans un filet de contraintes supplémentaires.
sous prétexte qu'on a un portable, on devrait être suspendu à ce truc 24 h/24, tout lâcher quand il sonne, et ne jamais l'éteindre.
joignables à tout moment, qu'ils disaient. repérable à tout moment, je dirais plutôt. nous nous fabriquons notre propre big brother. mieux qu'une chaîne et un boulet ! ce qui est quand même un comble pour un appareil sans fil.
il faut dire aussi que la façon qu'ont les gens de l'utiliser a le don de me porter sur les nerfs. et ce, quel que soit le côté de la conversation auquel on participe malgré nous.
"ouais, t'es où ?" (ton à peine aimable du gus qui considère qu'on lui doit une réponse, tout de suite, sans râler). suivi le plus souvent par un "et tu vas où ?" et un "parle plus fort, je suis à auchan, j'entends rien" captivants.
quand j'entends ça, j'ai une pensée compatissante pour ceux qui se tapent l'autre bout de la conversation "j'suis dans le bus...je vais à la piscine...[passage aux hurlements, puisque l'autre n'entend rien] JE TE  DISAIS QUE JE VAIS A LA PISCINE"
comme si c'était déjà pas assez chiant d'être entassés dans un bus comme des touristes en partance pour de joyeux camps de vacances polonais du siècle passé, il faut en plus se taper à 160 décibels la journée de l'autre con. au prix de la communication, ça laisse rêveur. chaque banalité que vous débitez au téléphone coûte plus cher au mot que de payer un conférencier érudit sur un sujet passionnant, vive la société moderne !
en plus, c'est vachement dangereux. maintenant, les portables sont équipés de silencieux, comme les flingues. vous êtes là, tranquilou, à somnoler depuis une heure dans un train surchauffé. soudain, votre voisin de siège, équipé d'une oreillette que vous n'aviez pas remarquée se met à hurler " salut, ça va ?". de quoi faire un infarctus direct.
en même temps, laisser la sonnerie, c'est pas top non plus. pour peu que vous soyiez pas loin d'une ado très mignonne et très sollicitée, et qui a eu le bon goût de choisir comme sonnerie le dernier morceau de tektonik qui fait fureur, vous aurez droit pendant tout le trajet aux notes métalliques et crispantes du-dit morceau. environ toutes les 3 minutes. déjà que vous ne l'aimiez pas, cette chanson...
il y a aussi ceux qui aiment les sonneries décalées, originales. le cri du crapaud en rut par exemple. c'est marrant le cri du crapaud en rut. ça donne envie de mordre à la 10e fois, mais bon...
il y a toujours la solution du vibreur. ça c'est marrant les vibreurs. on voit des gens qui sursautent en poussant des petits cris ridicules, qui lâchent ce qu'ils ont dans les mains, qui font un bond. toute une population atteinte de parkinson, c'est impressionnant. au lieu de vous baver les uns sur les autres comme des escargots répugnants lorsque sonne minuit le 31 décembre, mettez-vous en retrait et observez : il y a plein de gus qui sautillent brusquement, les vibreurs se déchaînent. et ça gueule "bonne année". de quoi faire frémir la baronne de rotschild.
bon, ok, les portables ça sauve des vies, des alpinistes coincés, des accidentés sur le bord de la route, des enfants perdus, et toussa. mais si tous les enfants écoutaient leur maman et ne s'éloignaient pas, ils ne se perdraient pas. à la rigueur, ils s'éloignent un peu, mais ont toujours un petit sac de cailloux sur eux, l'effet est le même. et ça emmerde moins les passants. parce que si vous êtes en train de faire une randonnée par un beau dimanche ensoleillé, rêvant de calme pour récupérer de votre semaine stressante, vous n'avez nulle envie de croiser un chiard morveux et pleurnichard en train d'expliquer à sa maman à quel endroit il se trouve exactement. vous préférez largement croiser un gamin souriant, le nez par terre, qui rebrousse chemin en suivant les cailloux semés à l'aller. de plus, si vous êtes d'humeur primesautière, vous pouvez parfaitement vous amuser à cacher quelques cailloux, puisque de toute façon, vous serez déjà loin quand l'autre gnome se mettra à brailler.
et cette impolitesse des gens dans les magasins qui continuent leur conversation comme si de rien n'était, et que la caissière ne serait qu'une sorte de robot. ceux-là seront les premiers à pousser une gueulante si on remplaçait toutes les caissières par des machines. et pourtant, combien seraient capables de décrire leur caissière 15 secondes après avoir payé ?
j'en ai ma claque de voir tous ces gens avec leur portable vissé à l'oreille, qui se précipitent pour le rallumer en sortant du ciné (quand ils ont pensé à l'éteindre, très sympa la 9e symphonie au milieu d'un film). j'ai même une copine qui est sortie de la salle pour aller voir qui essayait de la joindre, sous prétexte que son portable avait vibré 3 fois de suite. m'en fous, je ne lui ai pas raconté ce qui s'était passé, et c'était un moment crucial du film, elle n'a rien compris à la suite, bien fait pour elle.
le portable des autres vous emmerde dans la vie de tous les jours, il envahit, il dérange.
mais la vie étant une chieuse, quand vous avez besoin de vous en servir, bizarrement, il n'y a plus de batterie, plus de crédit, pas de réseau. et vous vous retrouvez avec un objet hors de prix, mais complètement inutile. en plus, vu la guerre sans pitié que se livrent les opérateurs, les gens changent tout le temps de numéro, et il n'est pas rare d'être dans l'incapacité totale de joindre quelqu'un parce que cette personne n'a plus de fixe, a changé de portable, et que votre mail s'est retrouvé par erreur dans les spams. et elle ne voudra jamais vous croire que si, vous avez voulu l'inviter à votre crémaillière, et va vous vous faire la gueule pendant 2 mois...
je rêve qu'on en revienne aux bons vieux signaux de fumée, c'est convivial, rigolo, ça n'émet pas d'ondes bizarres, et en plus, on peut faire griller des marshmallows.
bon, je vous laisse, je passe sous un tunnel...
prochain épisode : les textos

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Samedi 5 juillet 2008
je vais sûrement me faire haïr des lectrices de ce blog en disant cela, mais mon plus gros problème dans la vie est d'avoir une apparence beaucoup plus jeune que je ne le suis en réalité. les gens qui me voient pour la première fois me donnent toujours une bonne dizaine d'années de moins, et sont vraiment épatés, limite sceptiques, quand je leur annonce mon âge. c'est marrant, jusqu'à un certain point.
en réalité, c'est très handicapant dans mes relations avec les hommes.
je me fais draguer sans cesse par des garçons vraiment jeunes, qui me croient de leur âge. et qui prennent logiquement la poudre d'escampette quand je les mets face aux faits (et c'est mieux comme ça).
quand je me fais draguer par des hommes de mon âge, c'est qu'ils ont une inclination forte pour les filles plus jeunes.
et qui prennent  logiquement la poudre d'escampette quand je les mets face aux faits (et c'est mieux comme ça).
les plus courageux qui restent un peu plus longtemps sont définitivement rebutés lorsqu'ils apprennent que s'ils cèdent au "et plus si affinités", ils devront se coltiner mes 4 chérubins, mes 3 chattes, et mes 2 cochons d'inde.
de quoi refroidir les plus valeureux des preux chevaliers. imaginez la tronche du prince charmant s'il avait fallu qu'en plus de blanche-neige il ramène au château les 7 nains et tous les petits animaux de la forêt...
ce fut long et douloureux, mais j'ai fini par me faire à l'idée que mes fantasmes d'enfant de belle robe blanche et de mariage devaient être jetés aux oubliettes pour l'éternité.
sauf que, là, c'est l'été.
l'été, c'est la saison des melons juteux, des tomates cerise rebondies, des barbecues vespéraux entre amis, des haricots verts frais et des aventures sans lendemain avec des touristes (un jour que j'aurai le courage de tomber le masque, je vous causerai d'une certaine sophie).
mais c'est aussi la saison des mariages. eh oui.
rien que cet été, j'ai 3 copines qui se marient (maud, nath et marie, puissiez-vous vivre heureuses et avoir beaucoup d'enfants avec vos princes respectifs). forcément, ça fait remonter quelques soupçons d'amertume à la surface.
mais finalement, comme tous les rêves, le rêve de mariage présente d'énormes inconvénients une fois confronté aux réalités bassement matérielles.
j'en avais déjà parlé il y a quelques temps (
faire-part de mariage )
vous allez dire que je me répète, mais je m'en fous, la chef ici c'est moi, na !
déjà, je suis super exigeante sur la demande. je n'épouserai qu'un homme qui m'aura fait sa demande sur un monticule de terrain de baseball, de préférence après un match victorieux de l'équipe que je soutiens. j'avoue volontiers que les chances que cela se produise sont pour ainsi dire nulles.
après, le vrai cauchemar commence. on se met d'accord sur un mariage sympa, pas prise de tête, et pas trop cher (parce que vu que les millionnaires qui traînent sur les terrains de baseball de l'hexagone, c'est pas super super souvent, le budjet global sera forcément réduit). mais la liste des invités devient vite un véritable casse-tête. si on invite la cousine aurélie, on ne peut pas faire l'impasse sur son frère et ses parents. et dans ce cas, comment ne pas inviter tata huguette sans déclencher un incident diplomatique ? et si tata huguette vient, alors, forcément, tonton marcel aura un faire-part. de tontons en tatas, de cousins en belle-soeurs, la liste qui ne devait contenir qu'une vingtaine de personnes arrive vite à 50. rien que pour la famille d'un côté. une fois ajoutés les invités de l'autre côté et les amis (parce qu'un mariage sans les amis, ça n'a plus aucune saveur), on arrive à un terrifiant 132.
soit, on fera avec.
reste à trouver un lieu abordable où caser tout ce petit monde.
et c'est l'épreuve du plan de table. on se trouve assailli d'allusions subtiles, d'insinuations à peine voilées, voire même de chantages éhontés. TOUT LE MONDE rêve d'être à la table de la mariée. qui ne contient évidemment que 10 ou 12 places. il faut au moins 3 semaines pour solutionner cet épineux problème, avant de passer au plan de table global. l'aide des mères est précieuse à ce moment-là, elles savent tout sur les intrigues et haines dans les familles et savent quelles unions de table doivent être absolument évitées, sous peine de mariage gâché. il ne faudrait pas que robert et serge partent en vrille dès l'entrée et se lancent dans une de ces disputes qui ont foutu en l'air nombre des noëls de l'enfance de la mariée. belle-maman en profitera pour caser un de ses chouchous que son fils ne peut pas sacquer à la table principale, mais c'est de bonne guerre.
bien sûr, 15 jours avant le jour J, il y aura forcément une altercation violente entre 2 beaux-frères autour du gigot dominical. gros dilemne : laisser le plan de table tel quel en pariant que ces 2 là s'adorent depuis 15 ans, et devraient se rabibocher vite fait, ou tout changer ?
il y aussi la robe. une robe de mariée ça se choisit et se commande des mois à l'avance. ça nécessite une rigueur extrême pendant longtemps pour que les mensurations ne changent pas de plus de 2 cms avant le mariage. on n'achète pas une robe de mariée comme on achète une paire de chaussettes. la mariée trouve la robe de ses rêves, la commande, la reçoit, et... les vendeuses se sont plantées dans la commande, la robe est trop petite d'une taille, il reste 3 semaines avant le mariage, il va falloir se résigner à passer toute la journée en quasi-apnée, sans bouger plus violemment qu'un escargot en pleine sieste, sous peine d'entendre des cracs inquiétants (t'inquiète pas nath, ça va aller, la robe ne craquera pas).
et je pourrais continuer ainsi longtemps, mais je vais épargner vos pauvres yeux fatigués.
de toute façon, aussi bien préparé fut-il, un mariage connait toujours une merdouille quelconque à un moment ou un autre. plus ou moins importante, plus ou moins grave, mais bien présente.
maintenant que j'ai bien réussi à me convaincre de l'inutilité complète de se charger d'un tel fardeau, je vais retourner m'occuper de mes tomates cerise, de mes haricots et de mon barbecue de vendredi prochain. c'est bien plus intelligent, et moins éreintant.
et pendant que je cultiverai mon jardin, l'arrosoir à la main, je vais probablement rêver une fois de plus à quel point ce serait un bonheur complet de dire "oui", mes enfants, mes amis et ceux que j'aime autour de moi. on ne se refait pas.
dans une autre vie sans doute.



Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 1 juillet 2008
c'est parti d'une discussion sur la meilleure manière de manger les viennois (sujet passionnant qui mériterait un article à lui tout seul). et de fil en aiguille, ça a fini avec l'invention d'un nouveau concept d'émission, la "doc academy". mais n'allons pas trop vite en besogne ! reprenons depuis le début...
il y a urgences, nip tuck, grey's anatomy, l'hôpital, dr house... et même dr quinn, femme médecin (pour son bellissimo mari). toutes ces séries nous présentent de beaux, jeunes, sexy, intelligents médecins. les mecs font des gardes de 50 heures consécutives et n'ont pas une cerne, le brushing impeccable et restent très très hot. enfin, sauf si le scénario impose un air hagard, mais là c'est normal, c'est de l'art. on a toutes passé des heures à baver devant ces héros sublimes, à rêver de se faire suturer par eux. on aurait poussé nos gamins dans l'escalier sans état d'âme rien que pour passer 10 minutes avec le dr ross. et beaucoup d'hommes se seraient passé le bras sous une tronçonneuse pour le plaisir de parler quelques secondes avec l'infirmière hathaway.
quelle femme ne serait pas ravie de mettre "tumeur au cerveau" sur sa liste au père noël rien que pour se faire trépaner et tirlipoter la matière grise par patrick dempsey ?
je vous le dis tout de suite, laissez tomber ! il y a tromperie sur la marchandise.
dans la réalité, les médecins ont toujours l'air crevé, avec des valoches sous les yeux. ils puent du bec, ont des boutons, ne vous regardent jamais dans les yeux, et sont au niveau -12 du sex-appeal.
il est temps que ça change !
laissons les bacheliers se lancer en médecine. et à la fin de la, disons, 3e année, faisons-leur passer un concours.
on passe un casting, et on ne garde que les plus sexys d'entre eux, ceux qui ont une belle peau, de belles dents, et un sourire éblouissant.
ceux qui sont recalés pourraient continuer et même finir leurs études, mais ils seraient cantonnés à des lieux et tâches où ils n'offenseraient pas notre sens esthétique : la médecine légale, les autopsies, la gériatrie, ce genre de trucs.
les autres, on les réunirait sur une île paradisiaque (mais sans autochtones, il ne faudrait pas qu'ils se maquent avec une beauté exotique avant la fin de leurs études, sinon où serait l'intérêt ?). ils apprendraient à chanter, danser, faire la cour à une femme, quelques travaux pratiques sur le corps féminin, etc...
tout ce qu'il faut pour devenir des médecins accomplis tout dévoués au bien-être de leurs patientes.
ceux qui foireraient trop lamentablement seraient opérés sans anesthésie par les autres. je suis particulièrement fière de cette idée, qui présente de nombreux avantages : le fautif se concentrarait mieux la fois suivante, les autres mettraient à l'épreuve leur endurance face à la souffrance d'autrui et des conditions difficiles, et cela ratisserait un large public friand d'images choc (et sans possibilité de censure puisqu'il s'agirait de science).

franchement, après une telle émission, on adorerait tomber malade, non ?

merci à ariane, responsable au moins pour moitié de ce délire médical (et encore je ne vous dis pas tout...)


toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 30 juin 2008
ils ont osé !!!
la nouvelle abomination des loleurs est en ligne
(enfin, je dis abomination pour faire politiquement correct parce qu'en réalité, ça me met l'eau à la bouche)


Par charlie - Publié dans : invités et pub
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 26 juin 2008
pinèze, que je suis claquée en ce moment !
trop de boulot, trop peu de temps pour le faire. une chaleur estivale qui pourrait être agréable si je me contentais d'éventailler mes orteils sur une plage, pendant qu'un beau gosse me passe de la crème solaire, mais qui devient insupportable en ville. un mal de chien à m'endormir, toujours à cause de la chaleur.
et parfois, trop rarement, je pose ma tête sur l'oreiller, je ferme les yeux, et le sommeil me happe en moins de 10 secondes. je tombre aussitôt dans un délicieux sommeil très très profond.
aaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh (énorme soupir de satisfaction jubilatoire)
hélas, 20 minutes plus tard, je suis brutalement réveillée par ma fille. elle me colle en pleine face la lumière d'écran de son téléphone portable (dingue, la puissance de ces petits machins là) et me dit "tu sais quoi ? y'a plus d'électricité dans tout le quartier !"
"franchement", me dis-je alors, et accessoirement lui hurlé-je, "ça change quoi que je sois réveillée ?"
"bon, bon", maugrée l'inopportune.
et je tente de retrouver le sommeil. c'est plus dur cette fois. forcément, mon coeur met du temps à retrouver son rythme de croisière.
une demi-heure plus tard, je dors de nouveau comme un bébé. c'est mon fils qui s'engouffre comme un mammouth dans mon antre et me dit "ça y est, l'électricité est rétablie"
"franchement", me dis-je alors, et accessoirement lui hurlé-je, "ça change quoi que je sois réveillée ?"
out, le fâcheux !
et j'ai passé 2 bonnes heures à regarder le plafond, en attendant le sommeil...

il y a quand même des fois où l'infanticide devrait être, sinon accepté, du moins toléré, non ?

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.


Par charlie - Publié dans : mésaventures
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 juin 2008
je ne suis pas franchement une fan des films d'horreur. il faut dire que mon dépucelage horrifique a été assez violent. profitant de l'absence de mes parents pour quelques jours, aux alentours de 17 ans, j'avais invité toute une bande de copains à passer la soirée chez moi. ils sont venus avec des vidéos, et nous avons regardé à la suite "freddy" et "amityville". je n'étais pas vraiment à l'aise pendant les films, et encore moins après. une fois le visionnage terminé, tout le monde est rentré sagement chez soi. et je suis restée toute seule, des images plein la tête.
autant dire que je n'ai pas vraiment dormi cette nuit-là, ni les suivantes d'ailleurs.
depuis lors, j'évite le plus possible les films trop terribles (exception faite de l'excellente série des "scream" et des films de zombies de romero).
pourtant, en tant que femme et mère, je suis régulièrement confrontée à des films d'horreur racontés de vive voix. je veux parler des histoires d'accouchements.
avez-vous remarqué avec quelle délectation les femmes vous racontent par le menu leur accouchement ? elles ne vous épargnent rien, aucun détail sordide n'est passé sous silence, aucune broutille gore n'est oubliée.
des femmes qui d'ordinaire rendraient le plus beau poème comparable à une lecture de l'annuaire trouvent des capacités lyriques insoupçonnées, et se livrent à des envolées verbales sublimes. elles décrivent les choses de telle façon qu'on s'y croirait, et que des images insoutenables ne cessent de se bousculer dans notre cerveau.
je ne crois pas avoir entendu plus d'1 récit sur 10 concernant un accouchement normal.
je soupçonne certaines péripéties, assez banales à l'origine, d'être enjolivées au fil du temps. j'imagine que si autant de femmes que ça accouchaient en faisant gicler des hectolitres de sang et avec des incidents multiples, ça finirait par se savoir, non ?
j'aime bien les théories de complots, mais là, je crois quand même qu'on atteint des sommets dans l'art dramatique que peuvent envier les plus grands écrivains.
remarquez également que pour les anecdotes les plus sanguinolentes, c'est toujours arrivé à la nièce de la belle-soeur ou à la copine de la coiffeuse.
bien pratique, car difficilement vérifiable.
et n'allez pas croire que ces discussions, qui ne sont pas sans rappeler les histoires de loups et de monstres de nos aïeules le soir à la veillée, sont réservées aux seules femmes ayant accouché une fois. que nenni !
les femmes enceintes prennent un trouble plaisir à écouter ces contes de placentas qui s'explosent par terre, de nouveaux-nés qui glissent des mains de l'obstétricien, de déchirures recousues à vif, et de douleurs dignes des pires tortures de l'inquisition. elles piaillent, disent "oh la la, je ne veux pas écouter ça" d'une voix suraigüe, avec une évidente délectation horrifiée sur leur visage.
heureusement d'ailleurs, car sinon, l'espèce humaine serait menacée d'extinction !
en tout cas, moi, je ressors toujours sonnées de telles séances, avec un vague sentiment de nausée, et une répulsion spontanée pour ce qui ressemble de près ou de loin à de la viande crue.
je serais quand même curieuse de savoir si ce genre de choses a lieu dans les écoles de sage-femmes. rien de tel pour déglinguer une vocation en 2 temps, 3 mouvements !

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 juin 2008
bon, ça y est. enfin.
la grande soph' (pas la chanteuse, la bloggueuse bédé) a commis quelques abominations livresques.
c'est chez magnard, ça coûte dans les 7 €, et ça porte des noms évocateurs : parlez-vous mammouth, ils sont plus nuls que l'an dernier, survivre en salle des profs, dans la cage aux fauves, au secours, les parents débarquent ! et bienvenue à profland.
je vais m'empresser de me les offrir, et je vous conseille d'en faire de même !
pour ceux qui ne connaissent pas, ou qui sont trop radins, il y a toujours la possibilité de se faire une overdose de soph ici :
link
link
Par charlie - Publié dans : invités et pub
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 16 juin 2008
à la base, tout à fait spontanément, je n'aime pas la pluie. du moins, je n'aime pas être sous la pluie. l'image romantique de la nana qui court en riant sous la pluie, version t-shirt mouillé, tétons au garde-à-vous et chevelure emmêlée, c'est très joli dans les films. mais pas dans la réalité.
la pluie, ça mouille et c'est froid. et ça ne donne pas franchement envie de rigoler. même si le mec aux muscles humides qui poursuit la fille est un vrai canon.
au vu du temps de ces dernières semaines, je devrais donc être d'une humeur exécrable.
et bien, même pas...
le spectacle chaque jour renouvelé de l'extrême désarroi de mes congénères face au temps pourri me réjouit de plus en plus.
ça râle, ça grogne, ça s'ébroue comme les chiens. d'ailleurs, ça sent le chien. j'adore voir ces nanas toutes pomponnées qui pénètrent dans un magasin, et qui viennent de se prendre une méga averse. on devine qu'avant de partir de chez elles elles se sont douchées, parfumées, maquillées avec soin. elles ont longuement lissé leur chevelure, comme le veulent les canons de la mode. pas un cheveu qui dépasse.
mouais, après quelques litres sur le coin de la tronche, ça frisotte à tout va, le mascara fait de longues dégoulinures dégueu sur leurs joues, et l'odeur, my god, l'odeur !!!!
les petits top très mode qu'on trouve dans tous les magasins de nos jours ont un gros gros défaut : ils sont faits dans des matières très douces et fluides, infroissables et tout et tout. mais qui ne tolèrent pas la moindre présence de transpiration. 3 gouttes de sueur qui perlent à l'aisselle et c'est la cata. là où le bon vieux coton absorberait en toute discrétion, les matières sus-nommées amplifient et étalent.
quand il pleut en juin, ça ne signifie pas forcément qu'il fait froid. nos minettes passent un trench par-dessus leur top super fashion, et courent pour éviter le gros des averses. forcément, en moins de 3 minutes, elles puent comme si elles venaient de courir 5 marathons d'affilée. à tel point qu'on voit bien qu'elles-mêmes s'en rendent compte. et qu'elles sont très gênées, ne sachant comment gérer cette multitude de catastrophes.
quelle revanche pour moi ! quand mes cheveux sont mouillés, ils frisent encore plus. mais vu que je ne les lisse pas, quelle importance ?
comme je ne mets jamais de talons hauts avec une jupette serrée, je n'ai pas de mal à me déplacer.
et je peux marcher tranquillement dans la rue, avec un parapluie pour me protéger (car moi, je pense à emmener mon parapluie plutôt que mon blush quand le ciel est gris le matin).
oui, décidément, pour une fois, je peux être de très très bonne humeur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 juin 2008
martine et françois ont économisé pendant 10 ans, sou après sou, et ça y est ! ils l'ont ! un joli petit pavillon dans un lotissement, à la campagne. à 40 kms de paris.
martine est prof de français dans une zep de seine-et-marne, françois est kiné à bichat.
elle se cogne 2h45 de transport tous les jours, mais ce n'est pas grave, elle corrige ses copies dans le train.
françois a revendu sa clio pour s'acheter une moto, il gagne du temps dans les bouchons.
et léa, la mignonne petite léa, avec sa fossette sur la joue gauche et ses taches de rousseur va chez la nourrice à 6h45, à la maternelle de 8h30 à 18h, puis est gardée par une babysitter jusqu'à 19h.
mais qu'importe ! ils ont leur paradis de verdure depuis 2 ans.
à paris, léa était tout le temps malade : otites, rhinos (c'est rosse), bronchites...et tout le tralala des plaisirs de l'enfance.
sèlafôtalapolusion, leurs serinaient pédiatres, grands-mères et inconnus dans les squares.
qu'à cela ne tienne ! ils se sont mis au vert, et ont découvert...  tadam ! les joies du potager.
avant de se lancer, en bons élèves studieux, martine et françois ont lu "le jardinage pour les nuls", épluché "l'encyclopédie du petit potager" en 10 volumes, se sont abonnés à  "mon petit bout de terrain", et ont même demandé conseil au père rené (hommage non déguisé à anna gavalda).
et ils s'y sont mis. à la fin de l'hiver, ils ont bêché, retourné, émotté, aéré 400 de leurs 500 m².
au printemps, ils ont écumé les jardiland et autres supermarchés de la graine de la région. ils se sont empli le caddie de sachets, sacs, sarcloirs, bâches, terreaux, tourbe, engrais, fertilisants, désherbants, pour le plus grand bonheur des marchands, et le désepoir de leur compte en banque.
puis, sérieux, ont semé sous abri, et arrosé comme et quand il le fallait.
chaque matin, avant de partir pour leur journée marathon, ils ont scruté les petits pots, guettant le moindre signe de germination.
ils ont senti un petit quelque chose bouger dans leurs entrailles quand les premières pousses timides ont fait leur apparition.
françois a créé un judicieux système de circulation entre les futures allées au moyen de planches de bois posées sur des briques pour ne pas écraser la terre (en fait, il l'a trouvé sur internet, mais ne l'a pas dit à martine pour se faire mousser aux yeux de sa femme. après 11 ans de mariage, il est toujours bon de rappeler qu'on est un héros domestique).
quand toutes les attendrissantes petites pousses ont pris suffisamment de vigueur pour supporter d'être livrées aux assauts d'un monde cruel, ils ont planté en pleine terre. en respectant bien les écarts de 20 cms par ici, de 50 cms par là, et en n'oubliant pas de planter côte à côte les plantes amies.
tous les soirs, léa arrosait avec son petit arrosoir, tandis que françois lui rappelait doctement l'intérêt de l'énorme et laid récupérateur d'eau au fond du jardin.
martine gonflait du jabot dans sa fierté de pouvoir bientôt déguster les fruits de leur labeur.
les premiers radis étaient maigrelets, piquants à en grincer des dents, il fut donc décidé d'ajouter une petite dose de fertilisant pour la prochaine récolte. même chose pour les fraisiers. le marc de café est parait-il un engrais naturel formidable. mais la moue de léa devant les petites fraises décida définitivement martine à vider le reste du fertilisant sur le carré de fraisiers.
les melons ont pourri sur pied, les carottes ne sont jamais sorties, et les limaces ont bouffé tout plein de plants. un jour, françois, croyant arracher des mauvaises herbes, arracha tout un tas de tournesols naissants.
martine et françois se sont malgré tout acharnés, imprimant en couleur les photos de toutes leurs plantations à divers stades de leur croissance, dévalisant les rayons de gamm'vert de tous les produits : les anti-limaces, les anti-fourmis, les anti-coccinelles, les fongicides, les bidule-cides, les anti-machins. sans oublier les engrais pour ceci et les accélérateurs de croissance pour cela. le tout sous l'oeil goguenard du père rené.
la 2e année, leur potager donna enfin des récoltes dignes de ce nom, et ils purent se régaler de toutes ces bonnes choses maison : carottes, oignons, tomates, haricots, radis, fraises, framboises, potiron, aubergines, concombres... de bons gros fruits, de dodus légumes.
mange léa, mange, c'est bon pour toi.
pas une mauvaise herbe, pas un nuisible dans leur potager hightech !
et ils moquaient dédaigneusement le foutoir herbeux du père rené. en secret, françois espérait bien qu'à l'automne, ses citrouilles détrôneraient (pour la 1ère fois en 20 ans) celles du père rené à la fête cantonale.
maintenant, léa a de l'eczéma, beaucoup d'eczéma, elle en est remplie. les examens ont révélé un taux anormalement élevé de produits chimiques dans son petit organisme. elle est tellement mal que martine a dû prendre 2 mois de congé sans solde pour s'occuper d'elle. et une fois par semaine, françois troque sa moto pour le train, et l'emmène avec lui à bichat, où elle reçoit des soins spécifiques.
l'année prochaine, ils vont virer le potager, et mettre un bassin à poissons, ça fera rire la petite.
martine ne le dit pas, mais depuis peu, elle regarde les annonces immobilières dans le train. mince, qu'est-ce que ça a augmenté l'immobilier sur paris !


Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

le temps passe

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés