Samedi 31 mai 2008
les lecteurs assidus de ce blog l'ont compris depuis longtemps : j'ai la poisse ! l'avantage indéniable de cet état de fait, c'est que je suis toujours préparée au pire, et ne suis donc jamais prise au dépourvu quand le pire arrive. le dernier exemple en date est ce sms lapidaire de rupture reçu la semaine dernière. là où d'autres se seraient effondrées, je me suis simplement autocongratulée d'avoir tout le temps gardé en tête que le pire restait à venir, et qu'il n'y avait aucune raison qu'il n'en soit pas ainsi.
bref, le week-end dernier, c'était la fête des mères. il y a quelques années de ça, ma fille avait amoureusement confectionné à la maternelle un magnifique collier de nouilles peintes à la peinture dorée. pendant des semaines et des semaines, il a fallu que je porte cette abomination à chaque fois que je sortais quelque part. au moindre signe de transpiration, la peinture dégoulinait sur moi. ça a été long avant que suffisamment de nouilles soient cassées pour que la créatrice décrête enfin qu'en effet il était temps de le mettre au rencart. j'ai un peu aidé la nature en cassant subrepticement un morceau par-ci, par-là.
encore sous le trauma de cette expérience, je me suis jurée que jamais au grand jamais je n'infligerai ça aux mamans de mes petits élèves. et j'ai tenu parole. il faudrait vraiment que toutes les mamans soient odieuses toute l'année pour que je me venge comme ça !
cette année, j'avais opté pour un classique indémodable qui plait beaucoup aux mamans, et qui est facile à réaliser pour les enfants : l'empreinte de main. le plâtre étant parfois difficile à manipuler pour les plus jeunes, j'ai acheté un miracle de la technologie moderne, j'ai nommé la pâte à modeler qui durcit à l'air.
15 jours avant le jour J, les enfants ont fait leurs empreintes (notez au passage l'instit très organisée qui n'est pas à la bourre sur son programme). nous les avons mises à sécher devant les fenêtres et avons vaqué à nos occupations tout le reste de la semaine.
le lundi suivant, les mains étaient encore très très très molles, et des 2 côtés. je me suis trouvée devant un dilemme : prier très fort pour qu'elles durcissent à temps ou trouver rapido presto un plan B acceptable.
connaissant la sale manie de la vie de me mettre des bâtons dans les roues, j'ai joué la sécurité. gardons donc les mains pour la fête des pères, et trouvons une idée de génie, un truc rapide à faire, joli et qui fasse autant plaisir aux mamans qu'aux petits ! m'exclamai-je en mon for intérieur (j'aime beaucoup m'exclamer dans mon for intérieur. j'ai déjà essayé dans mon for extérieur, mais on me lance des regards bizarres).
en grattant dans les réserves des unes et des autres, j'ai déniché le nombre nécéssaire de petites boîtes rondes en carton à décorer. avec enthousiasme, les enfants, d'accord avec moi (ouf !) ont entrepris de décorer leur boîte.
comme je suis une enseignante hors-pair (ça fait toujours du bien les compliments, et vu que ni les parents ni la hiérarchie ne nous en font, je me les fais toute seule, na !), j'ai agrémenté tout ça d'une dimension affective et tendre. la boîte est devenue une boîte à bisous. chaque enfant a mis du rouge à lèvres, déposé un bisou d'amour pour sa maman sur un papier, et caché le papier dans la boîte.
le jeudi précédent la fête des mères, presque toutes les boîtes étaient prêtes. j'ai passé 1 h 1/2 à emballer les boîtes dans un délicieux papier cadeau aux motifs naïfs et enfantins. j'ai fait des paquets en forme de bonbon, avec du bolduc frisé au ciseau. c'était mignon comme tout, et j'étais toute attendrie à l'idée de la joie qu'allaient avoir mes petits en tendant les paquets aux mamans.
et puis, je me suis aperçue que j'avais omis de noter au fur et à mesure sur les paquets le nom de l'enfant. j'avais devant moi tous ces paquets, et aucun moyen de savoir à qui les donner. j'ai bien essayé de voir à travers le papier au jour, à la lumière artificielle, en écartant un peu (ça se déchire pour un rien le papier cadeau, c'est une horreur).
et pas la peine d'imaginer refiler les boîtes au hasard. déjà, parce que le nom de chaque enfant était écrit sur le fond de ma plus belle écriture. mais aussi parce que, même si les boîtes avaient été anonymes, les enfants savent très bien ce qui est à eux. là ou l'adulte lambda voit 25 fois la même chose, les gamins, eux, reconnaissent du premier coup d'oeil leur oeuvre.
j'ai donc passé ma soirée à dépioter les boîtes à bisous, puis à les réemballer aussi amoureusement. pas de raison d'y mettre moins d'ardeur, après tout, tout était de ma faute. quand je vous dis que je suis une nana formidable.
mais n'allez pas penser que la poisse s'est arrêtée là ! ça serait sous-estimer mes capacités à attirer les catastrophes !
en plus des boîtes, chaque enfant avait décoré de soleils multicolores une carte en forme de coeur. j'avais écrit au dos de la carte l'adresse de chaque maman, les enfants ont timbré sous ma houlette, et nous sommes allés tous ensemble poster les cartes (40 minutes aller-retour pour aller à la poste à 400m de là, record battu !)
voilà donc 25 cartes assez grandes et distinctives, postées en même temps, au même endroit, partant toutes dans le quartier. et bien, la poste a trouvé le moyen d'en perdre une...
une semaine après, le petit bout inconsolable en parle encore. pffff
et les mains en pâte à modeler dans tout ça ?
elles ne sont toujours pas sèches, moins molles qu'avant, mais encore trop molles. je sens que la fête des pères va aussi nécessiter un plan B à ce rythme. soit je ne refais plus ce genre de trucs, soit je commence la fête des mères à noël !
Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Jeudi 15 mai 2008
si le cheval est la plus belle conquête de l'homme, alors l'homme est incontestablement la plus belle conquête du chat.
pensez un peu à tout ce que l'homme invente et achète pour faciliter la vie du matou : canapés moelleux pour roupiller, meubles de bois pour se faire les griffes, lits king size pour s'étaler, consommation excessive d'aliments dont les restes finissent dans les gamelles...
ne vous laissez pas abuser par l'étiquette infondée d'animal domestique, c'est bien le chat qui est maître à bord. il n'est pas, et ne sera jamais votre animal de compagnie.
un exemple ? prenez un bon gros toutou affectueux, traînez-le pendant toute une journée dans une randonnée. quand vous rentrez, le chien a une langue de 12 kilomètres de long, les patounes en feu et ne pense qu'à boire et s'écrouler dans un coin. jetez une balle en disant "va chercher" et le courageux canidé se lèvera péniblement et ira chercher la baballe. mieux, il vous la déposera affectueusement aux pieds. ça, c'est un animal de compagnie, toujours prêt à vous divertir.
le chat, même bien reposé, et sans rien de particulier à faire à ce moment-là, vous toisera d'un air méprisant avant de vous tourner le dos, si vous sollicitez une compagnie sympathique à un moment qu'il n'aura pas choisi.
le plus gentil des matous se laissera aresser de mauvais coeur si vous en avez envie, mais les battements énervés de sa queue vous indiquent tout de suite qu'il n'en a pas du tout envie, et vous laissez tomber, dégoûté. et le moins gfentil des matous vous laissera dans la minute quelques lignes sanguinolentes sur le dos de la main pour vous apprendre à vous croire tout permis.
non pas que le chat ne soit pas tendre, bien au contraire. le chat adore être câliné, gratouillé, caressé, papouillé... mais uniquement quand lui l'a décidé. quand vous lisez un livre lui semble généralement un moment bien indiqué (variantes : vous faites des mots croisés, vous écrivez, vous tricotez, etc...). il vient négligemment s'affaler sur votre bouquin ou se cale devant vos yeux. il faut bien reconnaître que vous êtes un peu pénibles de vouloir faire quelque chose juste au moment où il se sent d'humeur à supporter vos caresses !
mais seulement pour la durée par lui décidée, et dont la longueur varie d'un jour à l'autre. si vous étiez un esclave à l'écoute des désirs de son maître, vous sauriez reconnaître quand le mot "fin" apparait, et cela vous éviterait quelques nouveaux coups de griffe. bien fait pour vous !
le chat refuse toute forme de contrainte, déteste les interdits et les ordres. il ne voit pas pourquoi vous ne voulez pas qu'il dorme sur votre lit, pourquoi ça vous fait râler qu'il ouvre les placards pour aller dormir sur votre pile de t-shirts, pourquoi vous ne supportez pas qu'il s'allonge au soleil sur la table de la salle à manger, pourquoi ça vous exaspère qu'après 10 minutes à l'entendre miauler vous ouvrez la porte du jardin et finalement il retourne se coucher sans sortir.
certains chats acceptent les compromis, et attendent que vous soyiez partis au travail pour commencer à transgresser tous les interdits. d'autres le font devant vous, en vous narguant du regard.
ce n'est pas pour autant que le minou est un maître désagréable, au contraire !
il partage volontiers ses jeux avec vous. il vous appelle à petits cris brefs pour que vous veniez participer à la chasse à la mouche le dimanche matin à 6h30. quand vient son 1/4 d'heure de folie, il vous saute sur les genoux avant de disparaître en courant et sautant partout, non sans avoir planté toutes ses griffes dans vos cuisses au passage.
il partage volontiers sa nourriture, et vous laisse en offrande lézards, musaraignes, rats, pigeons et autres volatiles sanguinolents un peu partout dans la maison. parfois, pour que vous connaissiez vous aussi l'ivresse de la curée, il introduit des volatiles encore vivants dans la maison, et s'amuse de vous voir courir en tous sens pour attraper l'oiseau, semant dans votre sillage gouttes de sang et plumes. il sait bien que vous ne ferez jamais un bon chasseur, mais il ne veut pas vous gâcher votre plaisir. il attend en revanche que vous partagiez aussi, d'ailleurs il ne se gêne pas pour venir cueillir délicatement votre blanc de poulet d'une griffe racée, directement dans votre assiette si vous avez le malheur d'aller répondre au téléphone en plein repas.
le chat est également très serviable. il sait que, contrairement à lui, vos journées sont remplies de multiples occupations inintéressantes mais incontournables. vous n'avez pas forcément le réflexe de vérifier l'état de sa litière, avec votre intelligence très moyenne. comme il est très propre, il exige que son plat soit changé régulièrement. il vous signale donc gentiment qu'il est temps de vous en occuper en laissant excréments et urine dans des endroits stratégiques où même l'abruti d'humain que vous êtes ne pourra manquer de les remarquer : devant le frigo, derrière la porte d'entrée, sur la table, au pied de votre lit.
d'ailleurs, parlons-en de votre lit ! vous avez déjà de la chance qu'il accepte de vous laisser y dormir. alors, est-ce vraiment la peine de piquer de telles colères quand il décide d'y faire sa toilette à 3h du matin, avec force mouvements énergiques et grattements ? pas la peine de prétendre que vous avez cru à un tremblement de terre, on n'est pas à los angeles, ça ne prend pas ! après tout, si vous n'êtes pas contents, le canapé est libre la nuit... d'ailleurs, ça serait sans doute une solution futée, au moins ça vous éviterait de vous réveiller le matin tout courbaturés parce qu'insensiblement, au fil des heures, le félin félon vous a repoussé contre le mur. ne vous avisez pas non plus de lancer un "pschhhhhhhhht" féroce qui réveille toute la maisonnée mais ne fait pas bouger le chat d'un millimètre. il se vengera en vous regardant avant de lâcher un énorme baillement juste à côté de votre nez. rappelons quand même qu'un chat passe la moitié de son temps à se lécher le derrière sans jamais se brosser les dents. son haleine n'est pas sans rappeler une décharge publique sous le soleil d'août.
si comme moi, vous avez toujours eu des chats, que vous n'envisagez pas de vivre sans, il serait temps de vous poser des questions sur un éventuel penchant affirmé pour le masochisme. allez consulter. mais n'oubliez pas de remplir la gamelle avant de sortir, sinon mistigri se vengera sur le papier peint de l'entrée.


toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Mercredi 14 mai 2008
je tenais à partager ma joie avec les lecteurs de ce blog : j'ai participé à l'automne à un concours international de nouvelles francophones.
le résultat vient de tomber : j'obtiens le 2e prix !
après avoir eu plusieurs fois la 3e place à divers concours départementaux et régionaux, la 4e place au concours national des éditions centre france, je grimpe encore un échelon.
je suis très très contente, car cela booste ma confiance en moi, et dieu sait que j'en ai besoin...
Par charlie - Publié dans : invités et pub
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Samedi 10 mai 2008
je trouve fascinant l'effet que le mariage et les enfants peuvent avoir sur une certaine catégorie de femmes. elles abdiquent peu à peu toute forme de personnalité propre pour ne plus être que la femme de... et la mère de...
j'en ai un certain nombre d'exemples dans mon entourage. je ne juge pas, chacun trouve sa voie comme il le veut. mais...
on peut être une bonne épouse et une bonne mère tout en restant une vraie femme, non ?
prenons leurs habitudes vestimentaires. leur "uniforme" quotidien est composé d'un jogging informe trop lavé, de t-shirts tout déformés et de baskets puantes. elles vous répondront tranquillement que pour traîner toute la journée à la maison avec le chien et lé bébé, elles ne vont pas faire d'effets de toilette. parlons-en des effets de toilette ! au barbecue du club de foot de leur mari, elles font un effort certain et sortent une jupasse de coloris difficilement identifiable, trouvée aux soldes d'auchan à l'été 2002, et poussent l'audace jusqu'à laisser déboutonné le bouton du haut d'un chemisier qu'elles ont dû piquer à leur belle-mère.
s'agit-il vraiment des mêmes qui, en fac, guettaient fiévreusement dès mars le premier rayon de soleil pour exhiber de délicieuses jupettes à volants ?
s'agit-il vraiment des mêmes qui, au lendemain d'une soirée de fiesta, préféraient arriver en retard au boulot plutôt que de sortir non maquillées ?
la dernière fois que vous les avez vues maquillées, c'était pour le mariage de leur petite soeur, il y a 2 ans. elles ont fini aux urgences avec une tronche de babouin car leur maquillage périmé avait provoqué une allergie monstrueuse !
elles ont arrêté de fumer (ce qui en soit n'est pas un mal), depuis qu'elles se sont mis dans la tête qu'une femme qui fume, c'est vulgaire.
elles ont arrêté de boire depuis que le beau-père de la boulangère s'est cassé la jambe en tombant de vélo en sortant d'un bar (il avait bu un demi !)
elles ont arrêté de répondre à leur petit surnom d'enfance depuis qu'elles se considèrent comme des femmes mûres et responsables, soit depuis leur 26e anniversaire.
vous les voyez contentes de leur petite vie ouatée et sans surprise. et c'est tant mieux.
mais vous vous prenez parfois à rêver qu'elles retrouvent leur pep's d'antan. qu'au lieu de vous assommer de pontifiants discours sur la meilleure façon de choisir un melon, ou sur les mérites comparés de différentes marques de couches, elles se déchaînent sur une musique entraînante. cela aurait au moins le mérite d'animer un peu les calmes barbecues dominicaux (chutttt, le petit fait la sieste)
vous adoreriez qu'elles viennent avec vous chez le coiffeur plus d'une fois par an, qu'elles recommencent à s'épiler les gambettes, qu'elles soient de nouveau elles-mêmes !
mais non, année après année, vous les regardez tourner dans ce pavillon impeccable, heureuses de leur sort. et vous continuez de les aimer.
un jour, elles auront 40 ans, en feront 50 à l'extérieur et 70 à l'intérieur.
déjà, les moments de bonheur qui les envahissent sont simples : réussir à coucher les petits avant le début de "plus belle la vie" (sinon, c'est pas grave, leur chéri-chéri met en route le magnétoscope).
leur dernier orgasme est tout récent : elles ont reçu une centrale à vapeur à noël !
peut-être qu'elles vont finir par se réveiller, un jour, et tout envoyer balader. sauf leur homme, qui, bien souvent est une bonne pâte adorable qui les aime sans conditions et ne regarde jamais les autres. elles seront de délicieuses grands-mères indignes, aux cheveux teints en rose, qui emmèneront leurs petits-enfants faire du trekking dans des contrées exotiques.
ou peut-être pas...
et quand vous essayez de les faire se secouer, en évoquant leurs délires de jeunesse, en arguant qu'elles peuvent être tout à la fois, elles vous assènent un "oh moi tu sais".
réagissez les filles ! ou demain ne sera jamais qu'un autre jour de plus

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Vendredi 9 mai 2008
facebook, personnellement, j'adore !
on s'y fait plein d'amis. si, si. il ne se passe pas une journée sans que je reçoive une demande pour être l'amie d'un type vivant en turquie, au népal, au canada ou ailleurs dans le monde. au début, je trouvais ça marrant. maintenant, je vire directement, car, si on fait un petit tour sur la page de ces gars peu avares de leur amitié, on s'aperçoit que leur carnet de copains est uniquement féminin. quelquefois, le type a 253 amies, que des espèces de bimbos siliconées posant dans des postures aguicheuses (et sans doute très douloureuses au delà de 22 secondes), en maillot de bain échancré.
je me réserve pour les vrais amis, j'ai passé l'âge de faire le pingouin pour des obsédés adipeux et moches !
le réel intérêt de facebook, c'est la possibilité d'y passer des heures à jouer à des jeux cons au lieu de bosser, comme on est supposé le faire. c'est la version fun et souvent interactive du solitaire intégré à windows. pourquoi aller passer une soirée à jouer aux cartes chez un pote habitant à 500 mètres, alors qu'on peut se faire un poker furieux chacun chez soi ? hein ? franchement !
en plus des jeux, il y a les quizzes. j'adore les quizzes, tous les quizzes. dès qu'un magazine féminin me tombe sous la main, zou ! je fais le quizz.
ne cherchez pas qui a rempli avant vous le quizz des magazines dans la salle d'attente du médecin, c'est moi.
je les fais d'ailleurs généralement 2 fois : la 1ère fois, sans tricher, très honnêtement. la 2e fois, en cherchant la réponse qui va me permettre d'obtenir le résultat que je veux.
sur facebook, je ne triche pas, car si je veux refaire le quizz, il faut que je réinvite 84712 amis à chaque fois, c'est chiant.
j'ai déjà fait un nombre impressionnant de quizzes, mon profil en est rempli.
le problème, c'est que je ne sais pas trop quoi faire des résultats, en tirer une vue d'ensemble, si vous préférez. car l'intérêt annoncé d'un quizz est d'apprendre à mieux se connaître. une psychothérapie ludique gratuite, en somme.
voilà ce que ça donne pour moi :
- si j'étais un personnage des simpson : marge
- j'attire les yuppies
- si j'étais une actrice, je serais whoopi goldberg
- je fuis la banalité
- je suis introvertie
- je finirai seule, désespérée et mangée par mon berger allemand
- je suis gourmande
- je suis une fraise tagada
- au lit, je suis une élève douée, mais peut mieux faire
- je suis une sportive de base
- j'aime les soirées fumette
- je suis joyeux dans blanche-neige
- je suis une "passionate kisser"
- ma personnalité sexuelle est celle d'une écolière catholique
- j'aimerais faire l'amour sur une table de billard

en conclusion, vous risquez de ne plus me voir beaucoup sur ce blog, j'ai un boulot d'enfer pour faire correspondre la réalité extérieure à ce moi profond révélé par les quizzes.
il faut que :
- je change de couleur de peau, whoopi goldberg n'ayant pas encore été atteinte par le syndrôme michael jackson
- je m'achète un berger allemand (ça va pas être commode la cohabitation avec les chats et le cochon d'inde)
- je fume 5 paquets de clopes pour perdre ma petite voix et acquérir le timbre rauque de marge. c'est con j'essayais justement d'arrêter de fumer
- je trouve le moyen de réconcilier mon côté introverti avec ma personnalité de nain hilare
- parfaire mon éducation sexuelle, ce qui ne va pas être facile facile enfermée dans un pensionnat catho
- me mettre aux joints, moi qui ne bois déjà pour ainsi dire pas
- passer du temps dans les salles de billard
- me mettre à apprécier la nourriture autrement qu'en tant que carburant de base
- ne plus aller aux entraînements de softball

en gros, il n'y a que pour les bisous langoureux que je suis en accord avec moi-même. ça tombe bien, il y a justement un de mes contacts facebook à qui j'aimerais bien faire une démonstration !
ah j'oubliais : il parait que je suis censée avoir 1 seul enfant. il va falloir que je zigouille le surnombre, c'est facebook qui l'a dit...

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : listes
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Mardi 29 avril 2008
à l'exception de quelques personnes plus futées que les autres, les gens ont une facheuse tendance à se reproduire après quelques années de mariage ou de vie en couple.
on se demande bien pourquoi, d'ailleurs. ils appellent ça "le fruit de leur amour". normalement, un fruit, ça se bouffe.
mais là, attention, pas question de toucher au chérubin.
avec la plus grande stupéfaction, vous voyez alors des fêtards accomplis se transformer insidieusement en bonnets de nuit pantouflards. ce bon pote avec qui vous avez passé d'innombrables nuits de beuverie à gueuler comme des ânes dans les rues pour réveiller le bourgeois, frôle l'infarctus chaque fois qu'un moucheron bat des ailes à l'autre bout de la maison pendant la sieste du petit.
bon, je veux bien lui accorder que le petit est bien plus sympathique quand il roupille que quand il hurle. mais il devrait y avoir une loi qui fixe les limites de la crétinerie parentale.
avant l'arrivée du monstre miniature, vous vous voyiez minimum 3 soirs par semaine, vous passiez à l'improviste les uns chez les autres. depuis que l'autre gremlin a poussé son premier cri (mais pas le dernier, loin s'en faut), c'est limite s'il ne faut pas envoyer un recommandé 3 mois avant !
pendant un temps, les heureux parents, débordés mais épanouis, se sont contentés de vivre en autarcie.
mais maintenant que le têtard a un peu grandi (il va sur ses 18 mois tout de même), ils commencent à renâcler de cet esclavage permanent, aux ordres d'un tyran à grosse capacité pulmonaire.
et ils vous annoncent (par téléphone, ils n'ont pas encore passé le cap pour envisager de recevoir du monde dans cette filiale d'aubert qu'est devenue leur baraque) qu'ils ont besoin de se retrouver à 2. ils envisagent de faire garder le petit pour passer une soirée en tête-à-tête, comme au bon vieux temps de leur vie en amoureux.
ils mettront 3 mois à concrétiser, et à s'organiser une soirée resto puis cinoche. entre temps, ils vous auront confié une fois la prunelle de leurs yeux pendant 2 h, mais ça ne compte pas, c'était pour aller lui acheter ses cadeaux de noël.
ça y est ! gizmo est chez les grands-parents, et les voilà en route pour un petit italien qui a ouvert depuis peu, et dont on leur a dit le plus grand bien. ils ne connaissent plus trop les restos du coin, depuis le temps. la petite brasserie qui les a vus échanger leur premier baiser a fermé, remplacée par une solderie.
toutes les conditions sont réunies pour que les tourtereaux passent une bonne soirée, main dans la main, yeux dans les yeux, à causer de tout et de rien, comme aux débuts de leurs amours. enfin, pas de tout et de rien en réalité. le nain occupe la conversation. il a vomi son 4h, maman s'inquiète un peu. et s'il est vraiment malade, la grand-mère saura s'en occuper à ton avis loulou ?
loulou grogne que ça va aller, mais s'éclipse aux toilettes pour passer un coup de fil subrepticement, et vérifier que tout baigne.
et ils ont beau essayer, tout le long du repas, en fait, ils n'ont plus rien à dire s'ils ne parlent pas du petit.
les sourires sont de plus en plus crispés. les regards se fuient. les mains s'évitent soigneusement.
ils ne prennent pas de dessert, ni de digestif. ils décident de zapper le cinoche, de toute façon dans quelques mois, ça sortira en DVD.
ils rentrent, comme 2 cons, chacun avec la même pensée inavouable dans un recoin de la tête "putain, on va s'emmerder quand il n'y aura plus de gosses à la maison"
c'est sûrement ce soir-là qu'a été prise la décision d'en mettre un 2e en route, pour retarder l'échéance du tête-à-tête conjugal permanent.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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Dimanche 20 avril 2008
hier, c'était samedi. et en plus, je suis en vacances. je me suis donc levée, plutôt tard que tôt. et j'ai glandé une bonne partie de la matinée, à traînailler sur internet.
soudain, mon regard s'est posé sur une enveloppe qui tentait d'attirer mon attention en se laissant dépasser quelques centimètres du bordel traditionnel qui encombre mon bureau. et j'ai réalisé qu'il était 11h30, que je n'avais pas de timbres, que la poste allait fermer, et que ce courrier était plutôt urgent à la base (je dis ça parce que ça faisait au moins 3 jours qu'il se trouvait abandonné là). sachant de plus que je pars demain pour 4 jours, j'ai préféré prendre mon courage (et mon enveloppe) à 2 mains et galoper jusqu'au bureau de poste.
je vous vois déjà ricaner, bande de sadiques.
normalement, je bosse le samedi matin. je n'avais aucune idée de ce que peut être une poste ce jour-là ! pfiou, on se serait cru à la fnac le jour de pré-vente de billets pour un concert de madonna !
mais bon, 2 guichets ouverts, 6 personnes devant moi, ça me semblait jouable. et effectivement, de carnets de timbres en retraits d'argent, la queue avançait vite. et puis, cette poste est récente, toute moderne, avec de grandes baies vitrées. il faisait un temps splendide, mais avec beaucoup de vent. à l'intérieur, le soleil donnait en plein sur la baie vitrée face à moi, me réchauffant doucement.
très agréable.
les 5 premières minutes.
au moment où je commençais à me demander si je n'allais pas ôter mon manteau, le petit pépé devant moi s'avance au guichet.
bon. c'est bientôt mon tour.
le 2e guichet se libère, je fais un pas, et....le gus derrière le guichet met la pancarte "guichet fermé" et fout le camp. comme ça.
je maugrée intérieurement, et  j'enlève mon manteau. il commence à faire vraiment chaud.
le vieux est sourd comme un pot, la nana qui le sert est quasiment obligée de hurler pour se faire entendre, ce qui fait que toute l'assistance profite du sketch.
papy veut envoyer un recommandé. rien de bien extraordinaire. mais là où ça se corse, c'est qu'il ne veut pas que son destinataire connaisse son adresse. ok, un recommandé simple, alors. mais non, car il veut quand même avoir un accusé de réception, pour être sûr que sa lettre soit bien arrivée. mais comme sur l'accusé de réception, il doit inscrire son adresse, le destinataire va la connaître....
et on repart du début !
papy se bute, ne veut rien entendre. il argue que le facteur la connait, son adresse, puisqu'il lui dépose du courrier tous les jours. il n'a qu'à garder son adresse en tête, sans la dire au destinataire (qui, soit dit en passant, habite de l'autre côté du pays). la nana se tue à lui expliquer que ce n'est pas son facteur à lui qui va traverser la france entière pour amener sa lettre, et revenir, et que ce qu'il demande n'est pas possible.
ça a duré 20 minutes. 20 putains de minutes !!!!!
j'avais les guibolles qui hurlaient de rester immobiles. j'avais envie de danser la gigue pour faire fuir les hordes de fourmis qui m'avaient envahi les mollets. la grogne montait derrière.
tout ce qui traînait dans la poste prenait brusquement des allures d'armes, contondantes ou non, pour se débarrasser du vieux schnock buté.
avec le stylo au bout de sa chaîne, je lui aurais bien transpercé le tympan jusqu'au cerveau. ou les yeux, tiens, pour jouer aux billes avec.
je me demandais si le ruban tiré entre 2 poteaux formant la queue serait plus efficace en strangulation ou en égorgement.
et les poteaux eux-mêmes, quelle arme magnifique dans les mains d'une joueuse de softball (baseball féminin pour les ignares) !
et je suis sûre que j'aurais facilement trouvé des volontaires pour m'aider à soulever le photocopieur et l'écrabouiller avec délices.
d'ailleurs, quand le type du 2e guichet est réapparu, et qu'il est allé fermer la porte à clé, j'ai eu une seconde de pur délire. je n'ai pas du tout pensé que vu qu'il était midi, il fermait pour empêcher de nouveaux clients d'entrer.
non, toute à mes fantasmes de meurtre sanglant et démesuré, pendant un fol instant, j'ai vraiment cru qu'il y allait y avoir un lynchage !
heureusement pour le vioque, c'est à peu près à ce moment que la nana a réussi à le convaincre d'opter pour le recommandé avec A.R.
il a alors sorti l'enveloppe de sa poche.
gnnnnnnnnnnnnnnniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii (gémissement de souffrance extrême, âmes sensibles, bouchez-vous les oreilles)
l'enveloppe était carrée. et pour les recommandés, il faut une enveloppe rectangulaire. et les seules enveloppes en vente à la poste sont pré-timbrées. et le vieux avait du mal à comprendre que le prix de l'enveloppe serait défalqué du prix de l'envoi en recommandé.
la seule chose qui a sauvé papy d'une mort douloureuse et saignante, c'est que mon organisme s'est subitement rappelé qu'il n'avait pas été nourri depuis la veille. tout est devenu noir, et....rideau !
ah, au fait, du coup, je n'ai toujours pas mon timbre, mon courrier n'a pas été posté. et le poteau m'a fait une belle bosse sur la tête quand je suis tombée.
je HAIS les vieux.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Jeudi 17 avril 2008
il y a des mecs, un peu partout dans ce vaste monde, qui passent la totalité de leurs journées à inventer de nouveaux moyens d'ouvrir les multiples contenants imposés par notre société de consommation. je parie qu'en plus, ils sont bien payés les bougres.
franchement, moi je dis qu'un peu de goudron et quelques plumes, comme au bon vieux temps, c'est tout ce qu'ils méritent !
il y a encore quelques années, on allait au supermarché, on achetait une boîte de petits pois, et on rentrait chez soi. quand on avait une folle envie de petits pois, on savait qu'il fallait sortir l'ouvre-boîtes pour satisfaire notre fringale. et, à moins de faire comme adrian brody dans le pianiste (mais c'était pas de sa faute, le pauvre), il était clair au moment de l'achat que sans ouvre-boîtes, pas de petits pois.  et toc !
en conséquence, n'importe quel abruti investissait en premier lieu dans l'ouvre-boîtes, ou s'écossait ses petits pois frais. dans un cas comme dans l'autre, on savait où on allait.
aujourd'hui, malheur à celui qui est assez naïf pour tomber dans le piège de l'ouverture facile...
la boîte de conserve moderne est d'autant plus sournoise qu'elle parait être une fille facile qui s'ouvre pour le premier venu. eh non, la conserve du 21e siècle défend farouchement sa vertu. elle nous aguiche de sa languette brillante, et nous laisse penser qu'il suffit de tirer d'un petit geste tendre pour dévoiler ses trésors. en réalité, la conserve 2008 n'est qu'une allumeuse. on tire, on tire, on tire...et la languette se casse. et ces nouveaux couvercles sont conçus de telle façon qu'il est presque impossible de les ouvrir à l'ouvre-boîtes traditionnel. ou alors il faut être prêt à courir aux urgences avec une coupure de 10 cms dans la paume de la main. ou y aller au marteau-piqueur, mais ça fait désordre dans une cuisine. et encore, si on a la chance d'avoir attaqué la boîte dans une cuisine. je passe sur la tête déconfite du joyeux randonneur avec son bout de languette à la main, perdu tout seul au milieu d'une montagne inhospitalière. lui qui pensait se ragaillardir d'une salade mexicaine à mi-chemin du sommet (mexicaine car en pleine nature il peut flatuler ses haricots rouges tout l'aprèm sans choquer les passants), il est bien embêté. et pas question d'aller emprunter un outil quelconque aux voisins, les marmottes ne sont pas prêteuses.
bon ok, j'exagère. le plus souvent, on arrive à soulever un petit peu le couvercle. juste ce qu'il faut pour que l'odeur appétissante qui s'en échappe donne envie d'accéder au contenu. on met environ 1/4 d'heure pour ce faire. mais après tout, ventre affamé n'a pas de montre. l'avantage, c'est que ça apprend à se contenter de ce qu'on a. car quand on arrive à ouvrir de 5 mm, il faut arrêter là, malheureux ! sinon, zou, aux urgences !
l'innocent optimiste qui penserait être sorti d'affaire après avoir vidé sa boîte de coeurs de palmiers (réduits en purée) est sûr de faire bientôt face à une nouvelle déconvenue. quand on n'a pas beaucoup de temps pour cuisiner, on peut se laisser tenter par un apport en protéines sous forme d'une tranche de jambon. le genre de jambon emballé dans un truc en plastique bien dur avec un petit coin où il est inscrit "soulevez ici". sauf que... je ne fais pas de commentaire supplémentaire, de peur de remuer certains souvenirs douloureux pour certains lecteurs sensibles.
alors, pour peu qu'on se soit pris le délire complètement irresponsable de se faire un petit repas composé de jambon, d'une salade maïs-thon-coeurs de palmiers, de comté sous vide, pour finir sur une compote, le tout arrosé d'un verre de lait (ah, le bonheur des trucs pré-déchirés sur les briques de lait...), je vous laisse imaginer le tableau : un mec harassé, au milieu d'une cuisine qui ressemble à l'établi d'un plombier...
ce gars-là a bien mérité, après tous ces efforts inhumains, de s'écouter le dernier CD de Minor Majority (groupe norvégion que j'adore, allez vite écouter leurs chansons). là, c'est les dents au complet qui y passent, pour ouvrir ce foutu blister à la con. à la fin, le gars écoutera son CD, mais le boîtier sera fichu, à cause des multiples rayures de ciseaux, couteaux, cutter et autres ; il aura 3 dents déchaussées, se sera coupé 4 ou 5 fois...
ah le bonheur de la vie moderne !
je commence à me demander si les mecs dont je parlais au tout début ne sont pas en fait rémunérés par les fabricants de pansements et de prothèses dentaires pour trouver tous les moyens possibles et imaginables pour qu'on consomme leurs produits.
allez savoir...
allez ! c'est pas le tout, mais je me ferais bien des ravioli pour demain soir, faut que j'y prenne maintenant pour être dans les temps.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : mésaventures
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Mercredi 16 avril 2008
l'eden sex boulevard a fermé !
cette nouvelle affligeante ne vous évoque probablement rien, et pourtant c'est tout un pan de l'histoire de ma ville qui vient de se refermer, ainsi qu'une infinie possibilité de rigolades en tous genres. l'eden sex boulevard, c'est tout bêtement un peep-show, un truc assez miteux en fait. du moins, je le suppute (il fallait la placer, celle-là,  non ?), car je n'y ai jamais mis l'ombre d'un orteil. mais l'apparence générale vue de l'extérieur n'était pas très engageante.
une de mes copines bosse à 2 rues de là, et notre grand plaisir était de se planter sur le trottoir d'en face quand je vais la chercher au boulot, et de regarder fixement les hommes qui traînaillaient aux alentours. certains, bien rares, se moquaient éperdument de notre présence. mais la plupart n'osaient pas entrer. et ils allaient et venaient, passant et repassant, honteux de leur présence en ces lieux.
c'est quand même dingue, en 2008, le nombre de gens qui n'assument rien dès lors qu'il s'agit de sexe !
c'est pas comme si il s'agissait d'enculer des mouches en direct !
en parlant d'assumer, toujours dans le même domaine, saluons la splendide démocratisation et l'entrée fracassante dans la société des sextoys. ils ont enfin quitté l'univers kitsch et glauque des revues porno et les étagères miteuses des sex-shops vulgaires pour s'afficher au grand jour. encore une fois, la communauté homosexuelle avait 10 ans d'avance sur le reste de la société et a prouvé au monde qu'on peut s'éclater librement, seul ou à 2, avec ces joujoux sans pour autant relever de la perversion ou de la pornographie répréhensible.
quel meilleur moyen de prendre du bon temps qu'avec soi-même et un sex-toy consentant ?
un célèbre épisode de "sex and the city" a révélé à des millions de gens l'aspect fun et glamour des nouvelles générations de toys.
tout un tas de filles, de tous âges, de tous milieux, et de toutes inclinaisons sexuelles, n'hésitent plus à pousser la porte des boutiques spécialisées pour aller s'acheter l'objet sympa qui les mènera tout droit au nirvana. les sextoys se collectionnent, se notent, se commentent (mais ne s'échangent pas, hein, le copinage a des limites !)
bien sûr, cela occasionne quelques moments délicats, notamment au niveau des enfants : "laisse chérie, c'est le doudou de maman pour s'endormir", "non, mon coeur, tu ne peux pas jouer avec le lapin de maman, et puis arrête de fouiller dans mes tiroirs à la fin"...
c'est joli, c'est chic, c'est fun, et....très efficace !
ça peut remplacer avantageusement un homme dans toute période de célibat.
là où je reste sans voix, c'est que dernièrement, un gars s'est soudain dit que ces joujoux-là marchent à piles. qui dit pile dit recyclage des piles, donc danger pour l'environnement. et il a tiré la sonnette d'alarme.
 franchement, je ne suis pas complètement persuadée que de tous les engins à piles existants les sextoys soient ceux qui consomment le plus. prenez par exemple un gamin de 10 ans qui vient d'avoir un nouveau jeu de gameboy, et voyez le nombre d'heures qu'il passe dessus. n'importe quelle nana qui s'activerait aussi longtemps et aussi furieusement sur son funny rabitt ou son papillon vibrateur risquerait d'avoir du mal à marcher pendant un certain temps... et puis, ces trucs ont une autonomie délirante, du moins dans le cadre d'une utilisation raisonnée.
quoi qu'il en soit, le gars a mis au point une nouvelle gamme de sextoys : ils marchent à l'énergie solaire.
ouais, super, applaudissons ! quel beau geste pour la planète !
sauf que, qui dit soleil dit exposition. or, en général, ce sont des objets que l'on a plus tendance à planquer au fond d'un tiroir, sous un lit dans une boîte, ou derrière les draps dans l'armoire, non ?
il va donc falloir s'habituer à les laisser sortis toute la journée (ben oui, parce que la nuit, ça ne servirait à rien) pour qu'ils se rechargent. c'est ça ou ceinture !
comment expliquer à maria, la femme de ménage quinquagénaire et très dévote que dorénavant elle devra épousseter des bibelots un peu bizarres sur la commode de la chambre ? et les gosses, on leur dit  quoi ? et belle-maman qui débarque toujours sans crier gare ? plus question de rester au lit en attendant le médecin quand on a la grippe : il faudra au moins se lever pour ranger tout ça. et le plombier qui viendra réparer la fuite, ça risque de lui donner de fausses idées.
mais bon, si c'est pour la planète...

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : bizarre
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Dimanche 13 avril 2008
vous avez sans doute cédé un jour à la tentation de vous inscrire sur un de ces sites où l'on peut retrouver des anciens amis depuis longtemps perdus de vue.
vous avez eu quelques bons fous rires au vu des photos de classe, cols crève-l'oeil, coiffures improbables et chaussures monstrueuses. et dire que c'était la mode !
vous avez passé de longues minutes rêveuses à vous remémorer cette sortie à fontainebleau, en CM2, où le petit rémy vous a embrassée sur la joue au détour d'un chemin.
puis, logiquement, vous avez consulté la liste des inscrits.
et vous l'avez vue, juste là, sur votre écran. isabelle. votre alter ego, du CP au CM2. votre compagne de jeux, votre meilleure amie, votre confidente.
sans hésiter, vous avez cliqué pour lui envoyer un message. et de messages en conversations MSN, vous avez décidé de vous revoir.
isabelle bosse maintenant pour une grosse société, et son job l'envoie sans cesse aux 4 coins du globe. vous avez quitté paris. il est donc décidé qu'elle vienne passer un 1/2 week-end dans votre auvergne accueillante.
vous voilà donc à l'aéroport, vous la guettez dans la file de gens qui sortent. vous lui faites signe dès que vous la voyez, et vous tombez dans les bras l'une de l'autre.
"ça va ? tu n'as pas eu trop de mal à me reconnaître ?"
non, non, vous l'avez repérée de suite. et vous ne mentez même pas, c'est rigoureusement exact. bon, bien sûr, là où vous attendiez une brunette boulotte avec un appareil dentaire, vous avez vu débarquer une grande godiche blonde (et sans appareil dentaire, vous êtes cruche parfois). mais les traits sont bien là. vous vous gardez bien de préciser que vous ne l'avez reconnue que parce que vous saviez qu'elle serait là. l'auriez-vous croisée dans la rue par hasard qu'il en eût été tout autrement...
"toi, par contre, tu n'as pas changé d'un iota"
vous essayez de comprendre la signification profonde de cette phrase lancée d'un ton bizarre, en espérant secrètement que c'est positif, voire envieux.
il est l'heure de dîner, et vous décidez d'aller vous faire un resto. dans un élan de générosité inattendu, vous proposez de payer. avant même d'avoir atterri au resto, vous vous souvenez pourquoi votre amitié avec isabelle est partie en quenouille dès la 6e. bon dieu ! cette foutue habitude de couper la parole à tout bout de champ ne lui a pas passé ! et cette manie abominable de faire semblant de prendre en compte les avis des autres tout en n'en faisant qu'à sa tête...
vous vous retrouvez dans un resto japonais, alors que vous détestez  ça ! vous allez picorer 3 fois rien en prétendant ne pas avoir faim (remarquez, au prix des plats de cette foutue gargote, c'est pas plus mal).
la première heure se passe plutôt bien, rythmée par les "tu te souviens quand...", "et la fois où...", "c'est comme quand...", et autres reminiscences attendries. vous sifflez une bouteille en riant.
mais une fois éclusés le rouge et le litron de souvenirs, la conversation retombe. vous vous êtes déjà dit l'essentiel de vos vies actuelles sur MSN. vos vies sont aux antipodes l'une de l'autre, et vos intérêts diamétralement opposés.
à 23 h, vous vous surprenez à penser "putain, ça va être long jusqu'à demain soir"
heureusement, entre la visite de la cathédrale et une petite rando sur un volcan, vous arriverez sans doute à passer le temps jusqu'à l'heure de son avion, sans que ça paraisse trop catastrophique.
dans votre lit, en grignotant un sandwich au jambon, vous vous rappellerez enfin que ce n'est pas les hasards de la vie qui vous avaient séparées, comme votre mémoire, enjoliveuse, avait voulu vous le faire croire. non, c'est bien parce qu'isabelle n'était rien qu'une conne, et qu'elle l'est toujours. et ça vous énerve de vous dire qu'elle doit penser à peu près la même chose. mais c'est vraiement elle, la conne. quelle vraie copine garderait comme principal souvenir de vous la fois où votre mère vous avait affublée d'un ensemble en jersey jaune canari qui attirait tous les moucherons de la planète ?
une fois la fâcheuse collée dans son avion de retour, tout en effaçant son numéro de votre répertoire de portable, vous jurez, mais un peu tard, que l'on ne vous y prendra plus.


toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
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