Vendredi 10 octobre 2008
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11:02
je voudrais adresser tous mes remerciements, rendre grâce, allumer 240 cierges, me prosterner, et toussa pour une personne en particulier : le pur génie qui a eu
l'idée génialissime d'innover et de rendre un million de fois plus simple l'ouverture du jouet dans les oeufs kinder (ok, j'en fais un peu trop, mais franchement, il le vaut bien).
avant, ça donnait ça :
- tiens, mon enfant adoré, la prunelle de mes yeux, ta maman chérie a pensé à toi. elle a sorti
quelques pièces de sa bourse et t'a acheté cette petite douceur dont tu raffoles, à l'instar de tous les autres enfants.
- oh ! maman, t'es trop gentille ! un kinder surprise !
(s'ensuit un bruit d'emballage arraché avec une hâte qui fait plaisir à voir)
- miam, mioum, groumpf...trop bon, trop bon. tu m'ouvres le jouet, s'il te plait mamounette chérie que j'aime de tout mon coeur ?
et c'est là que, 9 fois sur 10, les choses se gâtaient. cette saloperie de truc en plastique orange toute glissante de graisse de chocolat refusait de s'ouvrir. vous vous débattiez avec,
vous foutant du gras sur tous les doigts, ce qui ne simplifiait pas la manoeuvre.
vous aviez des vélléités de le nettoyer à l'eau chaude. mais....
gniiiiiiiiiiii, pas dans l'eau, maman ! ça va mouiller le papier dedans. si c'est un truc à monter, on verra plus les instructions. et ça va effacer le code internet. pas dans l'eau maman, pas
dans l'eau !
(ah ben oui, ouvrir le zinzin n'a JAMAIS signifié être au bout de ses peines. certains jouets à monter peuvent vous résister jusqu'à 15 minutes, et vous perdez à chaque fois 15
points sur l'échelle de notation de vos gosses)
vous pensiez alors vous en sortir en l'ouvrant avec les dents. mais...
gniiiiiiiiiii, pas les dents, maman ! ça va abîmer le plastique, et même le jouet dedans
(ah ben oui, parce qu'ils ne collectionnent pas QUE les jouets et figurines, ils gardent AUSSI
les zinzins orange, qui sont parait-il parfaits pour leur collection de bouts de mines de crayons de couleur)
après de longs moments d'intense terreur, vous finissiez par l'ouvrir, cette vacherie de bordel orange. vos gosses gisaient, agonisants, sur le tapis, n'en pouvant plus.
et bien, les amis, ALLELLUIA ! C'EST FINI TOUT CA !!!!! THE ouverture vient d'arriver. c'est tout con, tout simple, mais diantrement efficace. le nouveau système est dotée d'une petite charnière,
et le plastique est bien plus souple. une simple petite pression et ça s'ouvre. en plus, ça reste accroché, et plus aucun risque de voir le couvercle disparaître sous le canapé. que du bonheur !
des enfants heureux, qui chantent gaiement en découvrant leur surprise !
et dire qu'on n'entend parler que de la crise économique à longueur de JT, et qu'une telle avancée reste sous silence. c'est à se demander où est passée l'intégrité journalistique.
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie
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Mardi 7 octobre 2008
2
07
/10
/2008
10:44
il y a une activité humaine universellement appréciée de 7 à 77 ans, c'est le baiser. toute personne normalement constituée aime rouler une pelle à son partenaire, et
plus si affinités.
mais tout le monde ne se suce pas la pomme de la même façon. il faut même reconnaître que certaines galoches sont carrément rédhibitoires. nous avons toutes et tous, à un moment ou un autre, cotoyé
de ces embrasseurs rebutants dont la technique nous fait encore frémir des années après.
petit tour d'horizon...
- la noiraude : ce gars-là a forcément été vache dans une vie antérieure, tant il n'a de cesse de couvrir chaque centimètre carré de votre bouche et de votre visage de grands coups de langue
(qu'il a d'ailleurs longue et large, hélas). après votre premier long baiser, vous vous retrouvez étourdie, dégoulinante de bave (car ses glandes salivaires fonctionnent parfaitement bien, hélas)
et vous fixez ses grands yeux placides qu'éclaire un sourire de satisfaction. pour peu qu'aussitôt après, il vous demande de traire son lait, il est certain que dans un élan de furie justifiée vous
allez faire une boucherie.
- le mistigri : la rencontre entre vos muqueuses buccales, tendres et molles, et sa petite langue râpeuse et sèche s'avère surprenante. curieux mais prudent, il ne s'aventure qu'à petits
pas, jamais bien loin, en poussant de drôles de petits cris de gorge qui vous rappellent le matou de tante agathe. son avantage indéniable c'est que vous pouvez lui demander de vous faire un
peeling du visage avec sa langue, cela vous permet de réaliser de sérieuses économies en produits de beauté. mais vous vous lassez vite de ces bisous secs et rêvez de vraies embrassades
voluptueuses.
- l'indiana jones : pour une raison mystérieuse, ce type a l'air persuadé que vous dissimulez quelque part dans votre bouche un trésor aztèque. il fouille, triture, balaye, fore, fouine,
explore votre cavité jusqu'aux tréfonds les plus inconnus. vous n'en pouvez plus, et dans le meilleur des cas, vous lui vomissez sur les pieds car il a trop chatouillé le fond de votre gosier. dans
le pire des cas, et bien, vous vomissez aussi, mais sans avoir eu le temps de décoller sa bouche.
- le dentiste : oh le gentil garçon ! il profite d'un langoureux bécot pour vous faire un nettoyage complet des chicots : détartrage, décrochage d'éventuels lambeaux de nourriture (qu'il
s'empresse d'avaler, en gentleman qu'il est), polissage des arêtes un peu trop aigües...grâce à lui, votre dentition resplendit comme jamais. bon, votre langue s'ennuie un peu, c'est sûr, mais on
ne peut pas tout avoir non plus ! et n'oubliez pas de vous rincer avec un liquide rose après chaque galoche.
- la ventouse : sitôt que vos lèvres se sont entrouvertes en s'approchant des siennes, et que vous êtes toute frémissante d'anticipation à l'idée de ce premier baiser, vous êtes foutue. il
se colle à vous, ses lèvres épousent les vôtres en ne laissant rien passer (pratique, vous êtes sûre de ne pas avaler de moucheron par inadvertance), sa langue se dépose sur la vôtre en effectuant
quelques rotations peu convaincues. comme son nez se colle aussi au vôtre, et écrase consciencieusement vos narines, vous n'avez plus aucun moyen de respirer. de deux choses l'une : vous vous
laissez mourir d'amour, ou vous le dégagez violemment quand vous sentez que vous approchez du point de non-retour. remarquez, avec un peu d'entraînement, vous pouvez devenir championne de plongée
en apnée.
- le dartyman : il est très très fort ce gars. avec sa langue qui tourne sur elle-même à une vitesse parfaitement renversante, vous avez l'impression d'être jetée au milieu d'un tambour de
machine à laver en position maximale d'essorage. ce qui n'est déjà pas rien. mais dans le même temps, il aspire fortement par la bouche, vous pique votre air et vous dessèche les muqueuses. ce qui
en fait aussi un aspirateur et un sèche-linge. 1er prix assuré à incroyables talents, c'est certain. à réserver toutefois à la ménagère de moins de 50 ans. en effet, il aspire si fort qu'il court
le risque de mourir étouffé par le dentier d'une partenaire trop âgée. on atteint là les limites de la société de consommation, n'est-il pas ?
- l'éléphant maladroit : est-ce l'excitation ou une maladresse congénitale ? il cogne vos dents avec les siennes, vous mord par inadvertance, vous colle son nez dans l'oeil, vous
croque la langue, vous étouffe, vous cogne la tête dans le mur...chaque contact rapproché avec ce chéri-là doit se faire à moins de 10 minutes d'un hôpital, sous peine de risque mortel. l'avantage,
c'est qu'à force de voir vos lèvres malmenées, vous ressemblez en permanence à un babouin tendance emmanuelle béart, sans que ça vous coûte un rond en chirurgie esthétique. hé hé.
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie
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Mercredi 1 octobre 2008
3
01
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/2008
20:45
je sais, je sais, je vous ai lâchement abandonnés pendant longtemps. mais bon, je faisions ce que je pouvions.
reprendre d'un seul coup, comme ça, des semaines de 50 heures, ça ne se fait pas tout seul, hein. j'aimerais pouvoir dire que j'étais partie en voyage dans des îles paradisiaques avec un beau
gosse, mais la réalité est beaucoup plus méchamment prosaïque.
un petit résumé de ce mois de septembre chez la mère la poisse ?
- quelques jours après avoir repris le boulot, j'ai été agressée par un taré intégral, j'ai eu le plus grand mal à en venir à bout. ça vous recolle tout de suite dans l'ambiance sympatoche et
conviviale du boulot
- un soir, mon plus jeune fils m'interpelle "maman, ça nage les poux ?". depuis la cuisine, je réponds que oui. réponse du chérubin "alors c'est un pou qui vient de tomber de ma tête dans ma
soupe". soupir...
n'empêche, on sait maintenant que les poux nagent même dans la soupe. ce qui est tout de même très utile, au cas où il nous viendrait l'idée lumineuse d'économiser quelques piécettes (car
le business des produits anti-poux est un véritable racket) en shampouinant les pauvres enfants contanimés avec de la soupe.
- un soir, je me suis couchée en pleine forme. et je me suis réveillée fiévreuse, aphone et toute tremblante. j'ai redécouvert avant même le début officiel de l'automne la joie immense de passer 2
heures dans la salle d'attente d'un médecin. remarquez, ça m'a permis de glâner quelques potins inédits à la pharmacie.
- histoire de décompresser un peu, je pars en week-end au bord de la mer avec un ami. et la clé électronique de l'hôtel tombe en rade. toutes les affaires dedans, et nous dehirs, vous voyez le
tableau ?
mais je dois être honnête, il y a eu quand même quelques grands fous rires (ah, cette soirée murder party), quelques moments d'amitié intense (un certain doughnut au chocolat, hein mowgli et grunge
?), et une bien jolie rencontre (mister miiii-miiii)
promis, je reviens vous assommer avec mes élucubrations très vite
Par charlie
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Dimanche 14 septembre 2008
7
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/2008
17:23
si vous vous donnez la peine de jeter un petit coup d'oeil sur les commentaires de ce blog depuis ses débuts, vous constaterez qu'ils sont globalement assez élogieux
(à mon plus grand plaisir). mais l'honnêteté intellectuelle m'oblige à préciser que ce ne sont pas les seuls que je reçois. je reçois régulièrement sur mon mail, indiqué en page d'accueil, des
diatribes plus ou moins longues, plus ou moins intelligibles (un effort de syntaxe, d'orthographe et de conjugaison serait bienvenu, même pour me cracher à la figure) et plus ou moins
haineuses.
ma boîte commençant à être bien remplie, il est temps de faire un grand ménage par le vide. avant complète destruction, extraits choisis des gentillesses qui me parviennent (marrant d'ailleurs que
ces joyeux drilles ne laissent pas leurs commentaires directement sur le blog).
les anonymes :
tu n'es qu'une sale connasse : pas du tout, je me lave tous les jours
les gens comme toi devraient retourner à leur place, et ne fais pas semblant de ne pas comprendre où, c'est trop facile : euh, là, j'avoue, je ne vois pas...
avez-vous conscience de la souffrance que vos propos peuvent occasionner chez des milliers de personnes ? : je ne savais pas que tant de roux lisaient mon blog. serais-je la mylène farmer
de la rouquinitude ?
t qu'1 konass : é alor ? keske ça pE te fR ?
les courageux qui signent :
on devrait te crucifier, pour être débarrassé de toi (marc, qui n'a pas apprécié mon billet sur les coiffeurs)
: je serais toi, je repenserais ma stratégie. le dernier qu'on a crucifié, on en parle encore 2000 ans après
je ne suis pas raciste, mais en te lisant, je risque bien de le devenir (fanny, qui ne précise pas quel billet l'a énervée) : les bloggueurs, nouvelle cible du front national ? j'ai
loupé ça aux infos
t'es surement une frustrée qui aurait besoin d'un bon coup de grosse bite pour la calmer (zak, pour le billet sur les sex-toys) : j'avoue que je préfère m'amuser avec un jouet pour adulte
que de confier mon anatomie à des hommes aussi charmants et délicats que toi, mon cher zak.
tu es la preuve qu'une femme devrait rester dans sa cuisine et ne pas se mêler de choses sérieuses (adel H [ça ne s'invente pas]à propos du blog tout entier) : avant de lancer ce genre de
déclarations, tu devrais goûter ma cuisine, tu me supplierais de retourner à mon blog
les homos ont les mêmes droits que les autres, et doivent recevoir la même considération (chris, qui signe "un hétéro sympa", et qui n'a pas apprécié une petite phrase dans le billet du 9
septembre) : si les homos ont les mêmes droits que les autres, ils ont donc tout autant le droit d'être épinglés sur ce blog. ouf ! j'échappe à un procès pour discrimination
je suis sur que t'es une pauvre gouine (toujours l'aimable zak) : non, et je le regrette bien quand je constate l'affligeante mentalité de beaucoup d'hommes qui oublient qu'ils sont
équipés d'un organe fonctionnel tout là-haut dans leur tête.
tu te moque tout le temps de tout, tu prend rien au sérieux, mais tu fait quoi pour changé les choses ? (zazou, à propos du billet sur les SDF) : rien du tout, je n'ai pas envie que les
choses changent, c'est trop jouissif de mordre dans un énorme gâteau plein de crème devant un clochard affamé
continuez à m'envoyer des mots doux, ça occupe mes soirées d'hiver..
Par charlie
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Dimanche 14 septembre 2008
7
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/2008
16:41
on ne vantera jamais assez les mérites d'une larme bien placée dans les rapports hommes / femmes.
pour moi qui ne suis pas facilement portée sur les débordements liquides, c'est une vraie frustration de voir ce que d'autres peuvent obtenir par ce biais.
les hommes, traditionnellement, ne supportent pas de voir une femme pleurer, quelle que soit la raison des larmes. ils font aussitôt tout ce qui est en leur pouvoir pour que ça s'arrête. je ne sais
pas si c'est parce qu'ils se sentent complètement démunis par ce spectacle, ou si c'est que ça réveille en eux des instincts primaires de protection, mais force est de constater qu'il en est
ainsi.
j'ai une copine qui l'a bien compris, et qui en use sans vergogne.
au moindre signe de contrariété, à la plus petite alerte, au plus petit risque de se faire engueuler, elle éclate en gros sanglots convulsifs rappelant ceux d'un enfant qui vient de réaliser la
perte de son doudou. et ça marche !
par exemple, elle est particulièrement nulle pour faire des créneaux, et est capable de s'y reprendre à 10 fois dans une rue passante un samedi après-midi. bien évidemment, la queue s'allonge et
les klaxons furieux retentissent. immanquablement, un mec finit par sortir de sa voiture pour râler. elle le regarde un instant, et paf ! se met à chialer. elle explique entre deux hoquets à quel
point c'est difficile pour elle, qu'elle ne le fait pas exprès, qu'en plus elle est en retard, et pourquoi est-ce que la vie est si dure avec elle. non seulement le mec lui fait son créneau,
bouleversé par un tel chagrin, mais c'est limite si les conducteurs de toute la file de voitures immobilisées par sa faute ne viennent pas lui tapoter l'épaule !
un problème avec les impôts ? hop ! quelques gouttes dans le bureau du receveur et tout est arrangé.
un retard à un RDV ANPE ? quelques gémissements et on passe l'éponge.
des sacs trop lourds à porter jusqu'à l'arrêt de bus ? 2 minutes de pleurnicheries sur un banc, et un gros balèze la tire de là.
elle n'est ni spécialement jolie, ni particulièrement décolletée. juste capable de pleurer sur commande.
même son petit ami, qui devrait pourtant être blasé à force, se fait avoir à tous les coups.
et moi je la regarder faire, retenant mon rire. l'autre fois, aux galeries lafayette, elle a fait très fort. elle a réussi à se faire rembourser un rouge à lèvres qu'elle avait utilisé 2 ou 3 fois,
avec une mauvaise foi manifeste. la vendeuse du rayon ne voulait rien entendre, mais dépassée par les larmes, a fini par appeler son chef de rayon. dès qu'un homme entre en scène, c'est gagné. je
riais tellement intérieurement que j'en pleurais, moi aussi. ça l'a achevé, le pauvre homme ! nous sommes reparties avec le rouge à lèvres remboursé, et un petit sac d'échantillons chacune.
quel dommage que je ne sois pas capable de pleurer ailleurs que devant des films très très tristes.
chapeau bas, l'amie !
Par charlie
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Vendredi 12 septembre 2008
5
12
/09
/2008
18:24
...certains vendredis peuvent s'avérer bien pires que les lundis !
Par charlie
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Mardi 9 septembre 2008
2
09
/09
/2008
19:28
mon pote le grunge a posé depuis fort longtemps une question extrêmement pertinente, d'un intérêt incontestable, mais comme c'est rien qu'un gros feignant, il n'est
jamais allé jusqu'au bout, ce que je vais faire à sa place. sa question est la suivante : à quel moment de la nuit se met-on à puer du bec ?
la réponse peut paraître anodine ou inintéressante. mais si on prend la peine de s'y arrêter quelques instants, elle révèle tout un potentiel inattendu. en effet, celui qui saura répondre
irréfutablement pourra alors se pencher sur une solution au potentiel marketing infini.
vous conviendrez qu'il est fort désagréable de se réveiller avec une haleine de chacal, encore plus si une personne partage votre lit et doit subir vos exhalaisons de plein fouet dès l'aube. le
fait que ce soit réciproque ne résoud pas le problème. si l'on savait à quel moment exactement ce phénomène se met en place, on pourrait par exemple concevoir une pastille de menthe à diffusion
lente programmable à volonté. cela se vendrait comme des petits pains. on peut ensuite décliner le principe dans une infinité de parfums (sauf la banane, puisque grâce à lorifère nous savons
désormais que l'arôme de banane est volatil. ceux qui ne comprennent rien à la phrase précédente n'ont qu'à se pencher sur les commentaires de ces dernières semaines, on ne va pas tout réexpliquer
pour quels flemmards congénitaux non plus), et fonder un véritable empire commercial.
ah ah ! vous voilà appâtés ! dès qu'on parle d'argent, c'est fou ce que les gens deviennent plus attentifs.
mais avant d'en arriver là, il faut trouver une réponse scientifiquement fiable à la question.
appliquons une réelle démarche scientifique, ça fera plus sérieux pour les banques.
1/ observation :
le soir, beaucoup de gens se lavent soigneusement les dents, une large majorité de la population ne fume pas et ne mange pas de crottes de chiens. et pourtant, TOUT le monde sent mauvais de la
bouche au réveil. sans exception. ceux qui sentent bon se sont levés discrètement un peu avant pour aller se rafraîchir l'haleine. on sait que ce phénomène est dû à l'absence de salivation pendant
le sommeil et tout un tas de trucs comme ça dont on se contrefout puisque le débat ne porte pas sur le comment mais sur le quand.
2/ hypothèses :
- on pue dès que le sommeil s'est installé, donc quel que soit le nombre d'heures qui s'écoulent entre l'endormissement et l'éveil, ça pue pareil
- l'odeur nauséabonde s'installe peu à peu, gagnant en force au fil des heures. cela signifierait que les gros dormeurs puent plus que ceux qui dorment peu, et les insomniaques chroniques seraient
pour une fois nettement avantagés
- les émanations désagréables s'installent d'un seul coup, à plein régime, à un moment M correspondant à X temps écoulé après l'endormissement.
3/ expériences :
il s'agit de réunir un nombre crédible de personnes, avec des échantillons représentatifs : 1 avec des dents pourries, 1 qui mange de l'ail à tous les repas, 1 qui se nourrit de morue...
sachant que l'éveil implique une salivation quasi-instantanée, on ne peut pas réveiller les cobayes toutes les 10 secondes pour leur demander d'ouvrir la bouche et renifler. cela fausserait
complètement les résultats et serait idiot. il faut donc trouver un moyen sûr de tester minute après minute sans compromettre l'expérience. je propose donc d'installer dans la bouche de chacun des
participants un mini-ventilateur soufflant vers l'extérieur et de mettre devant un "nez" de chez un grand parfumeur, qui livrerait ses impressions. en réalisant ainsi un nombre suffisant
d'expériences, on verrait se profiler un schéma type permettant de mettre de côté les inévitables aberrations (celui qui pue à un moment différent de la grande majorité par exemple). parce que de
toute façon, le but ultime est de vendre un produit de merde à la masse, pas de régler les différences des cons qui ne peuvent pas s'empêcher de se mettre en marge. d'ailleurs, il y a fort à parier
que les communistes ne feront pas comme tout le monde, ainsi qu'ils en sont coutumiers. mais on s'en fout, ce ne sont que des prolos fauchés, même pas dans le coeur de cible du produit.
laissons-les puer du bec en décalé.
4/ résultats et interprétation :
l'interprétation des résultats permettra d'affiner le concept du nouveau produit et de le décliner en plusieurs variantes (les femmes, les enfants, les vieux cons...). ainsi, en moins de temps
qu'il n'en faut pour dire "à bas edvige", on se retrouvera avec un truc qui révolutionnera les relations hommes-femmes (mais pas hommes-hommes, ni femmes-femmes, il faut pas pousser ! le produit ne
sera vendu qu'aux gens normaux sur présentation d'un certificat médical d'hétérosexualité, on ne va pas non plus leur faciliter la tâche), à jamais.
5/ conclusion :
le grunge et moi irons nous dorer la pilule à saint-barth toute l'année pendant qu'une bande de beaufs à trogne d'alcoolos trimera toute la journée pour fabriquer notre produit miracle qu'on
pourrait appeler Pupadubek.
comme quoi, il faut toujours chercher une réponse aux questions à la con, on ne sait jamais où ça va vous mener.
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie
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Lundi 8 septembre 2008
1
08
/09
/2008
12:34
aujourd'hui c'est lundi (je précise pour ceux qui n'en se seraient pas encore tout à fait rendu compte).
je déteste les lundis.
c'est toujours ce jour-là que je suis au minimum de mes capacités. non pas que je sois extrêmement fatiguée, vu que j'ai eu un week-end entier pour me reposer de la semaine précédente. non,
simplement par principe. il ne faudrait pas que quiconque aille s'imaginer que je préfère le travail au farniente. j'aime ce que je fais, et je pense le faire plutôt bien, mais si j'avais
le choix...
il est vrai que le lundi me déteste autant que je le déteste. c'est toujours le lundi que tout un tas de petites merdouilles me tombent dessus.
ce lundi n'a pas dérogé à la règle, et s'est même particulièrement surpassé. si je devais établir un top 5 de mes lundis merdiques de 2008, celui-ci se distinguerait sans problème.
et il n'est que midi et 1/2 !
déjà, je ne me suis pas réveillée à l'heure (vu que je m'étais couchée un peu tard, mais chut ! on fait comme si de rien n'était). mon réveil a obligeamment sonné à 6h, comme je le lui avais
demandé. j'ai tendu un index ensommeillé, j'ai arrêté cette monstrueuse stridulation, et je me suis empressée de me rendormir. environ 45m plus tard, la chatte qui dormait sur l'oreiller à côté du
mien, et qui est enrhumée depuis 3 jours (la chatte, pas l'oreiller, notez le "e" à la fin d'enrhumée), m'a éternué en pleine figure. c'est déjà fort désagréable en soi, mais ça le devient encore
plus quand un coup d'oeil au réveil m'a permis de prendre conscience que j'étais carrément à la bourre.
j'ai donc sauté sous la douche, une partie de mon cerveau encore endormie, et le visage plein de morve de chat. ce n'est que lorsque le jet a atteint mes épaules que j'ai réalisé que j'avais encore
mon pyjama. simple incident de parcours, me suis-je dit, pour me rassurer.
je suis une nana toujours résolument optimiste.
mon optimisme s'est quand même trouvé légèrement entamé quand j'ai mis le pied sur une flaque de vomi de chat déposée à mon intention sur l'avant-dernière marche de l'escalier. un vomi relativement
récent à en juger par sa température. relativement glissant aussi. je pense avoir un bleu sur le derrière d'ailleurs, suite à ma chute. merci les chats !
faute de temps, j'ai zappé le petit déjeuner, et j'ai sauté dans ma voiture (ouh, pas bien, helly va me fâcher, mais je jure que d'habitude je prends un bon petit déjeuner).
bien énervée par tout ceci, je m'arrête au tabac pour acheter un paquet de cigarettes, ayant fini la dernière hier après-midi. j'achète ma drogue, je retourne en courant à la voiture. et je
m'aperçois que mes clés de voiture ne sont ni dans ma main, ni dans ma poche, ni dans mon sac, ni au tabac. ce n'est qu'après avoir fixé longuement ma main droite, et la boule de cellophane s'y
trouvant que j'ai compris que j'avais balancé mes clés à la poubelle de la main gauche, et gardé l'emballage des cigarettes dans l'autre.
vous avez idée du genre de regard que vous jettent les gens dans la rue quand vous enfoncez la totalité d'un bras dans une poubelle de rue ?
par miracle, j'ai réussi à être à l'heure à mon travail. avouez que c'est tout de même un exploit méritant d'être signalé, non ? surtout que mon chargeur de portable étant introuvable depuis
plusieurs jours, je n'ai plus de batterie, et aucun moyen de prévenir le travail d'un éventuel retard.
pour fêter ça, une de mes élèves m'a fait pipi dessus.
aaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh, vive le lundi !
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie
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Publié dans : mésaventures
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Vendredi 5 septembre 2008
5
05
/09
/2008
20:24
moi qui ne suis pas très téléphone, j'ai causé avec un copain pendant un temps parfaitement indécent un soir de cette semaine.
nous avons évoqué nos problèmes communs d'adaptation aux repères temporels. il m'a soumis une théorie très très intéressante.
partant du principe que la rotation de la terre sur elle-même est de 24h (ok, les puristes, 23h56m et 4s), l'activité humaine est grosso modo divisé en 3 tiers de cette rotation : 8h pour
travailler, 8h pour dormir, et 8h pour accomplir des activités passionnantes comme prendre le bus, manger, récurer les chiottes, gueuler après les hotlines...
jusque là, tout va bien. sauf que certains énergumènes anormalement constitués viennent foutre en l'air cette belle mécanique en ayant besoin d'un temps de sommeil supérieur à la moyenne (notez que
ceux qui se contentent de moins de 8h ne foutent rien en l'air du tout, et ne méritent pas qu'on s'y arrête).
dans mon cas, après 6 h de sommeil, je suis capable de sortir de mon lit et de vivre ma journée à la vitesse d'un escargot boiteux, et je me prends tous les obstacles, les portes, les meubles, les
murs. après 8h de sommeil, je commence à ressembler vaguement à un être humain, bien que de très loin, vue par un myope qui a oublié ses lunettes. après 10h de sommeil, mon cerveau fonctionne
suffisamment pour mener à bien les tâches du jour. mais mon temps de forme olympique, là où je fonctionne à plein rendement, c'est 11h30. ne me demandez pas pourquoi, j'ai toujours été comme ça, au
grand désespoir de mes parents, de mes amis et de mes chéris successifs.
sachant qu'en plus, mes journées de travail sont plus proches des 10-12h que des 8h, vous commencez à voir où je veux en venir....
je me lève tous les jours à 6h, si je défalque les 11h30 de sommeil, il faudrait que je me couche le "soir" à 18h30. vu que j'arrive chez moi aux alentours de 18h15, cela signifie que je ne fais
plus grand-chose d'autre de ma vie (qu'est-ce que je suis matheuse en ce moment ! je me demande ce que ça peut bien vouloir dire)
la théorie de mon pote est qu'en fait, la vie terrestre n'est pas faite pour nous (il est comme moi au niveau sommeil), il nous manque plein d'heures pour venir à bout de tout ce que nous voudrions
accomplir dans une journée. il nous faudrait au bas mot qu'une journée fasse ses 29h bien tassées. minimum.
il y a bien saturne, dont la rotation est de 29,5 années. mais pour peu que ce soit une journée de merde au boulot, elle durerait 10 ans, merci bien...
le soleil pourrait être sympa avec ses 25 jours, mais il y fait un peu chaud, et puis j'aime bien la neige, moi.
et toutes les autres planètes posent peu ou prou le même problème.
alors ? quelle solution ?
après tout la journée type et le calcul du temps n'est qu'un postulat posé pour coller au plus près des cycles naturels. pourquoi ne pas envisager la possibilité de faire passer la journée à une
durée supérieure à tous ceux qui en font la demande ? à une époque où on accepte la déforestation, les chamboulements climatiques et george bush président (si, ça, ça n'est pas entièrement
contre-nature, rien ne l'est), on devrait pouvoir facilement bousculer l'ordre établi du temps.
le pied intégral ! the foot, comme s'exclamerait m. loïc L M (private joke)
lever à 6h du mat, arrivée au boulot à 7h30, départ du boulot à 18h, vie sociale, sentimentale et familiale d'une richesse et d'une qualité inconnues du citoyen lambda jusqu'à 23h, comme tout le
monde. puis dodo de 23h à 29h, passage à la nouvelle journée, dodo jusqu'à 6h.
bien sûr, la vie avec les êtres humains rétrogrades bêtement attachés à leurs valeurs bourgeoises de journée à 24h ne serait pas possible, car en 2 ou 3 jours à peine, nous serions en parfait
décalage.
je milite donc pour que tous les gros dormeurs du monde fassent sécession, unissent leurs économies pour se payer un petit coin de paradis, et se regrouper en état indépendant.
merci l'ami de m'avoir permis de trouver une solution à mon problème ! (en espérant qu'il ne va pas me demander de droits d'auteur pour lui avoir piqué son idée)
Par charlie
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Lundi 1 septembre 2008
1
01
/09
/2008
19:06
il y a des gens chez qui tout est toujours nickel, il y a une place pour chaque chose et chaque chose est à sa place. et y reste.
force est de reconnaître que ce n'est pas le cas chez moi.
déjà, j'ai beaucoup plus de choses que d'endroits pour les ranger, ce qui ne me simplifie pas la tâche, vous en conviendrez.
ensuite, pour tous les objets qui ont un endroit où les ranger, j'ai une fâcheuse tendance à ne pas profiter de l'opportunité qui m'est offerte, et à les laisser sortis un peu n'importe où.
prenons par exemple le cuiseur à riz. il est dans le garage, parce que vu sa taille, il ne trouve place nulle part dans la cuisine. mais vu que j'en m'en sers assez souvent, si je devais aller à
chaque fois le chercher dans le garage, je perdrais 14 secondes pour aller le chercher, et 14 secondes pour aller le ranger. et je ne compte même pas les fois où je me prends les pieds dans le fil,
que je manque de me casser la binette et où je perds une bonne dizaine de secondes supplémentaires à râler. du coup, je le laisse traîner un peu partout dans la cuisine, mais je ne perds que 3
secondes à chaque utilisation. vous auriez beau jeu de me répondre que je n'ai qu'à ranger dans le garage un objet sans place et donner la place mal définie de cet objet au cuiseur à riz. vous
croyez que je suis débile ? que je n'y ai pas pensé avant ? AUCUN objet sans place n'est le genre d'objet que l'on range dans un garage, même si son utilisation n'est que rare.
il y a aussi la vaisselle. il est fort rare qu'elle aille faire un tour dans le vaisselier, je la laisse telle quelle sur l'égouttoir, elle sèche toute seule comme une grande et attend patiemment
l'heure du repas suivant. je gagne ainsi 3 bonnes minutes chaque jour en enlevant l'étape rangement et en réutilisant directement la vaisselle au repas suivant. autre énorme avantage de cette
méthode : j'ai plein de vaisselle qui ne sert jamais, toute neuve et qui pourra faire un joli cadeau si un jour je suis invitée à un mariage à une période où je suis fauchée.
j'ai également chez moi de magnifiques empilements de CD sur la chaîne hi-fi. je gagne quelques 10 minutes chaque semaine à ne pas ranger au fur et à mesure que j'écoute. et j'en reperds 2 à tout
ranger d'un coup le week-end.
j'applique d'ailleurs la même méthode avec les paperasses en tous genres. je les empile soigneusement dans un coin de mon bureau, jusqu'à ce que la pile finisse par s'écrouler. si je les rangeais
au fur et à mesure, je passerais à chaque fois une minute au bas mot à sortir ma boîte à papiers de son étagère, l'ouvrir, chercher la bonne chemise, ranger le papier, fermer la boîte et ranger la
boîte. et ce au moins une fois par jour. alors que là, je le fais une environ une fois par mois, en 5 minutes max. gain mensuel : 25 minutes.
si je récapitule, au cours d'une semaine normale, je gagne 25 secondes par ustensile ménager non rangé (une bonne dizaine en tout, chaque objet servant au moins une fois), soit 250 secondes
ou 4 minutes 10 au total. je gagne 3 minutes x 7 jours x 3 repas = 63 minutes avec la vaisselle. je gagne 8 minutes avec les CD. 6 minutes 15 avec les papiers.
en tout, rien qu'en une semaine, je gagne un temps précieux : 81 minutes 25 par SEMAINE !
325 minutes par MOIS !
3900 minutes par AN ! punaise, ça fait quand même 65 heures ! presque 3 jours par an où je fais des choses bien plus intéressantes que les fanas du rangement. ça vaut le coup, non ?
même en pondérant avec quelques minutes de ci de là gâchées à chercher quelque chose (car les objets ont quand même la drôle de manie de changer de place tout seuls), ça reste un beau score, je
trouve.
la splendide démonstration purement mathématique que les gens maniaques ont une vie sociale, intellectuelle et sexuelle bien moins riche que les bordéliques. et ce, en moins de 10 minutes...
CQFD
toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie
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