Lundi 16 juin 2008
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à la base, tout à fait spontanément, je n'aime pas la pluie. du moins, je n'aime pas être sous la pluie. l'image romantique de la nana qui court en riant sous la
pluie, version t-shirt mouillé, tétons au garde-à -vous et chevelure emmêlée, c'est très joli dans les films. mais pas dans la réalité.
la pluie, ça mouille et c'est froid. et ça ne donne pas franchement envie de rigoler. même si le mec aux muscles humides qui poursuit la fille est un vrai canon.
au vu du temps de ces dernières semaines, je devrais donc être d'une humeur exécrable.
et bien, même pas...
le spectacle chaque jour renouvelé de l'extrême désarroi de mes congénères face au temps pourri me réjouit de plus en plus.
ça râle, ça grogne, ça s'ébroue comme les chiens. d'ailleurs, ça sent le chien. j'adore voir ces nanas toutes pomponnées qui pénètrent dans un magasin, et qui viennent de se prendre une méga
averse. on devine qu'avant de partir de chez elles elles se sont douchées, parfumées, maquillées avec soin. elles ont longuement lissé leur chevelure, comme le veulent les canons de la mode. pas un
cheveu qui dépasse.
mouais, après quelques litres sur le coin de la tronche, ça frisotte à tout va, le mascara fait de longues dégoulinures dégueu sur leurs joues, et l'odeur, my god, l'odeur !!!!
les petits top très mode qu'on trouve dans tous les magasins de nos jours ont un gros gros défaut : ils sont faits dans des matières très douces et fluides, infroissables et tout et tout. mais qui
ne tolèrent pas la moindre présence de transpiration. 3 gouttes de sueur qui perlent à l'aisselle et c'est la cata. là où le bon vieux coton absorberait en toute discrétion, les matières
sus-nommées amplifient et étalent.
quand il pleut en juin, ça ne signifie pas forcément qu'il fait froid. nos minettes passent un trench par-dessus leur top super fashion, et courent pour éviter le gros des averses. forcément, en
moins de 3 minutes, elles puent comme si elles venaient de courir 5 marathons d'affilée. à tel point qu'on voit bien qu'elles-mêmes s'en rendent compte. et qu'elles sont très gênées, ne sachant
comment gérer cette multitude de catastrophes.
quelle revanche pour moi ! quand mes cheveux sont mouillés, ils frisent encore plus. mais vu que je ne les lisse pas, quelle importance ?
comme je ne mets jamais de talons hauts avec une jupette serrée, je n'ai pas de mal à me déplacer.
et je peux marcher tranquillement dans la rue, avec un parapluie pour me protéger (car moi, je pense à emmener mon parapluie plutôt que mon blush quand le ciel est gris le matin).
oui, décidément, pour une fois, je peux être de très très bonne humeur.
Par charlie
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Publié dans : vie quotidienne
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