bizarre

Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /2007 11:09

Je ne sais pas si c'est dû à la façon dont les probabilités sont enseignées, ou à des raisons culturelles, mais il est évident qu'à la façon dont tout le monde en parle (des probabilités, suivez un peu), nous sommes bien tous persuadés qu'elles riment avec impossibilité.

Et pourtant, avec un tant soit peu de concentration, la vie quotidienne nous prouve régulièrement qu'elle se moque bien des probabilités. Prenons un exemple concret. Quand, dans mon infinie mansuétude, j'accepte de vous faire profiter de mon inestimable présence, et que rendez-vous est pris en centre-ville, je passe toujours par le même boulevard qui descend fortement. Ces rendez-vous ont lieu indifféremment le matin, l'après-midi, le soir, et tous les jours de la semaine. Je passe donc effectivement (je sais, j'abuse des adverbes, mais je les adore) souvent dans un même lieu, mais à des heures différentes. Quelles sont les probabilités pour qu'avec une constante de lieu, mais pas de temps, le même évènement se produise presque à chaque fois ? Vu que je suis une brèle en maths, et que les calculs de probabilités m'ont de tout temps ennuyée, je ne me lancerai pas dans le calcul. Mais je crois pouvoir dire sans trop me tromper que dans ce cas précis, elles sont très faibles, voire infimes.

Et pourtant... A chaque fois que je descends ce boulevard, et que j'ai le feu au rouge à mi-parcours, je vois le même homme, devant la même maison, sortir un sac poubelle et le déposer dans un container. Ayant remarqué la chose, je me suis dit que je ne le remarquais que parce qu'à ce moment précis, je n'avais pas grand-chose d'autre à faire en attendant le passage du feu au vert. J'ai donc, les fois suivantes, ralenti à la hauteur du feu vert, et jeté un regard sur ma gauche. Mais le trottoir restait vide. Pas d'homme, pas de poubelle. De la même manière, je ne le vois jamais dans l'autre sens, en remontant. Normal, me direz-vous, il a déjà sorti sa poubelle à l'aller. Oui, pour les fois où je l'ai vu en descendant. Mais les autres fois ? Celles où je ne l'ai pas vu à l'aller ? Avouez que c'est quand même troublant.

Un mathématicien, soucieux de toujours faire triompher sa science, essaierait bien de nous démontrer qu'il ne s'agit nullement d'un problème de probabilité, mais de hasard tout bête. Devant notre moue incrédule, il se lancerait sans doute dans une magistrale démonstration visant à prouver qu'il s'agit en fait d'un complot contre moi, que le type a des guetteurs qui le préviennent quand je pars de chez moi. Il se tient à l'affût derrière sa porte, prêt à se jeter dehors si le feu passe au rouge, sac poubelle à la main. Dehors, le matheux ! Tes probas défaillent, et c'est tout !

Un féru de SF nous parlerait de Matrix, et verrait dans tout ça un bug du programme général. Car nous sommes en fait des personnages de jeux vidéo, manipulés par des êtres suprêmes, qui programment nos destins dans le langage binaire que nous croyons avoir inventé. Mais je suis bien certaine de ne pas faire partie d'un Second Life universel, donc, oust, le dingo !

On peut tourner ça dans tous les sens, preuve est faite que les probabilités, plus elles sont basses, plus on a de chances que les choses arrivent.

Quelles sont les probabilités pour que lorsque je pense à une personne, elle téléphone juste à ce moment-là ? Pour que mon nez me gratte juste quand j'ai les mains pleines de farine ? Pour qu'il y ait une panne d'électricité et que mon réveil ne sonne pas juste le jour où je dois prendre l'avion ? Pour que j'arrive à me trouver nez à nez avec le facteur 3 jours d'affilée, à 3 heures différentes ? Pour que je tombe sur une copine d'enfance perdue de vue depuis 20 ans, à l'autre bout du monde ? Pour que je mette un CD en lecture aléatoire et systématiquement tomber sur ma chanson préférée de l'album ? Pour que je trouve le moyen de flinguer l'enregistrement de cet article sur mon disque dur et que je doive le réécrire intégralement ?

Quasi nulles. Et pourtant, ce genre de bizarres hasards arrive à tout le monde, tous les jours, partout.

D'ailleurs, quelles étaient les probabilités pour que cet article qui ne rime à rien, n'a aucun intérêt et se finit en queue de poisson soit lu jusqu'au bout ? Aussi petites qu'un électron. Mais vous êtes-là, en train de lire ces lignes, ce qui prouve au moins une chose : les probabilités qu'un attrape-nigaud fonctionne à coup sûr sont, elles, très élevées.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 10:31

L'école aujourd'hui est l'ennemi à abattre, semble-t-il. Projetons-nous dans un futur lointain, et imaginons l'école de nos petits enfants.

L'école française étant restée bien trop longtemps - shocking !- entre les mains des enseignants, le dirigeant du futur répare cette anomalie, et met les pleins pouvoirs entre les mains des collectivités locales et des parents d'élèves.

Allons jeter un oeil curieux à ce nouveau fonctionnement...

Les écoles, rassemblées à plusieurs, sont sous la houlette d'un conseil d'administration composé pour 50% de représentants des communes, 30% d'enseignants et 20 % de parents d'élèves. Le C.A décide de tout, depuis l'utilisation des crédits, du montant de ces crédits, et de l'orientation pédagogique des établissements concernés.

Dans le meilleur des mondes possibles, cela donne des écoles riantes, où il fait bon vivre, et où tous les acteurs avancent main dans la main pour le bien de tous les enfants.

Mais (et oui, il y a toujours un mais), en bon voyageurs dans le temps, nous nous intéressons plus particulièrement aux endroits où ça coince. Ben oui, forcément, à quoi bon se casser la nénette à se ballader au fil des siècles s'il n'y a pas un minimum d'action ?

Prenons une municipalité de banlieue, à forte population immigrée, au chômage endémique, et qui est passée à l'extrême-droite du spectre politique aux municipales. Le C.A gère les 5 groupes scolaires de la ville : 4 groupes enclavés dans les cités, et 1 groupe dans la zone très résidentielle de la ville. Ce C.A est composé de 10 membres : 5 représentants de la nouvelle majorité municipale, 3 enseignants (dont 2 venant de l'école des pavillons) et 2 parents (tiens, tiens, de la même école aussi). Nous regardons béatement le C.A attribuer un budget mirobolant à telle école, et des rogatons aux autres ; décider d'une orientation pédagogique squelettique pour 4 écoles (lire, écrire, compter, c'est bien suffisant pour devenir chômeur) et de superbes projets pour la 5e.

Prenons ensuite une cossue ville de province, où à une exception près, les écoles sont des fabriques à notables. Les élèves sont pour la plupart appelés à devenir notaires, pharmaciens, médecins, cadres... Ces élèves-là n'ont nul besoin de fioritures et d'enseignements inutiles. Il leur faut du solide, du concret ! A la trappe peinture, poésie, littérature et autres billevesées. Le C.A décide qu'on n'achètera ni pinceaux, ni papier dessin, mais plutôt calculettes et manuels sérieux. Et les parents ravis hochent la tête de concert, en bons moutons décérébrés sans fantaisie.

Dans un cas comme dans l'autre, gare aux école qui râleraient un peu fort : le C.A est également décisionnaire dans le domaine de l'organisation pédagogique. Il peut donc mater les plus réticents en décidant de faire fonctionner l'établissement en classes à niveaux multiples (par exemple du CP au CM2 dans la même classe), ce qui se révèle harassant dès la 3e semaine après la rentrée.

Ca fout les jetons, pas vrai ? On se dit qu'on est bien dans notre temps, tout compte fait, avec nos écoles qui bruissent de poésies, dont les murs se recouvrent chaque année de splendides oeuvres tendres et colorées, qui emmènent les petits en classes vertes, et tout, et tout.

Savourez tant que ça dure, car le tableau dépeint plus haut n'est pas de la science-fiction ! Ca s'appelle les E.P.E.P, ça commence en septembre 2007... La loi va sans doute passer, dans l'indifférence générale, en dépit de l'avis négatif du Conseil Supérieur de l'Education (à l'exception de la voix du représentant du MEDEF, qui a quand même une réputation à défendre).

http://www.snuipp.fr/spip.php?article4336

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /2007 12:26

juste un petit billet, comme ça, en passant.

de tous les gens qui prennent un air catastrophé en commentant la mort de pavarotti, combien ont déjà écouté un opéra en entier ? combien en ont déjà regardé un en entier ? combien sont déjà allés à l'opéra ?

m'enfin, ce que je dis...

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /2008 18:23
dans les articles de journaux, dans les mails, dans les lettres, sur les forums, sur les blogs,  dans la bouche des gens, c'est toujours la même chose. l'adverbe qui correspond à l'adjectif  gentil  est  la plupart du temps donné comme étant "gentillement".
alors, sachez-le une bonne fois pour toutes : "gentillement" n'existe pas. on doit dire et écrire GENTIMENT.
aaaaaaaaaaaaaah, ça fait du bien de le dire.
la langue française est belle, par pitié, respectez-la !

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /2008 19:21
je viens de  passer 2 jours à zieuter un phénomène  sans doute parfaitement naturel, mais assez étonnant. enfin, quand je dis  2 jours, c'est pas 48 heures non stop non plus, hein !  mais je suis allée observer le plus souvent possible  l'évolution du truc.

il s'agit d'une histoire de chenilles. 

et là,  vous vous dites  ça y est, l'autre  zinzin a pété un câble, elle va nous la jouer "histoires naturelles", et on va se faire chier !

mais pas du tout (quoique peut-être que vous allez vous faire chier),  je sais très bien où je vais, et le pourquoi du comment du qu'est-ce.

donc, les chenilles.
j'habite au bout d'une impasse qui se termine par un escalier.  l'autre jour,  sur les marches de cet escalier se trouvaient des centaines de  grosses chenilles qui se suivaient, accrochées  l'une à l'autre. c'était bizzare-dissime. elles formaient comme des boucles de lasso sur chaque marche et  s'étaient étalées sur 5 marches. après  une poignée de minutes, j'ai pu me rendre compte  qu'elles descendaient l'escalier (ça ne se  meut pas super super vite une chenille), parties pour une mystérieuse destination.
intriguée,  j'y suis retournée  2 heures plus tard.  certaines chenilles avaient été écrasées par des piétons  sadiques. à chaque fois, le gros de la troupe avait contourné  les cadavres pour reformer  le rang. 
et elles ont continué à avancer et descendre pendant le reste de la journée, et la nuit.  je commençais à me demander si leur but n'était pas l'invasion  vorace de mon lilas, ces bestioles étant friandes des jeunes pousses tendres.
mais, soit qu'elles avaient en vue un festin encore meilleur, soit que mon intérêt non destructeur en avait fait mes potes, elles sont passées et ne se sont pas arrêtées.
et elles ont continué à descendre la pente douce de mon impasse, imperturbables.
les rangs se sont clairsemés en raison des coups de pieds des gamins. mais elles ont continué.
elles ont parcouru  une bonne centaine de mètres, avant  que la  trentaine de survivantes ne passe  toutes sous les roues d'une voiture.  j'en étais presque triste .

et là, je me suis dit que si nos dirigeant passés, présents et futurs mettaient autant de courage  et d'opiniâtreté à tenir leurs promesses électorales que ces chenilles à avancer vers leur objectif, le monde serait sans doute plus beau.


toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.

ps : si une âme charitable pouvait éclairer la citadine que je suis et m'indiquer leur destination, ça serait sympa...
Par charlie - Publié dans : bizarre
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /2008 17:22
l'eden sex boulevard a fermé !
cette nouvelle affligeante ne vous évoque probablement rien, et pourtant c'est tout un pan de l'histoire de ma ville qui vient de se refermer, ainsi qu'une infinie possibilité de rigolades en tous genres. l'eden sex boulevard, c'est tout bêtement un peep-show, un truc assez miteux en fait. du moins, je le suppute (il fallait la placer, celle-là,  non ?), car je n'y ai jamais mis l'ombre d'un orteil. mais l'apparence générale vue de l'extérieur n'était pas très engageante.
une de mes copines bosse à 2 rues de là, et notre grand plaisir était de se planter sur le trottoir d'en face quand je vais la chercher au boulot, et de regarder fixement les hommes qui traînaillaient aux alentours. certains, bien rares, se moquaient éperdument de notre présence. mais la plupart n'osaient pas entrer. et ils allaient et venaient, passant et repassant, honteux de leur présence en ces lieux.
c'est quand même dingue, en 2008, le nombre de gens qui n'assument rien dès lors qu'il s'agit de sexe !
c'est pas comme si il s'agissait d'enculer des mouches en direct !
en parlant d'assumer, toujours dans le même domaine, saluons la splendide démocratisation et l'entrée fracassante dans la société des sextoys. ils ont enfin quitté l'univers kitsch et glauque des revues porno et les étagères miteuses des sex-shops vulgaires pour s'afficher au grand jour. encore une fois, la communauté homosexuelle avait 10 ans d'avance sur le reste de la société et a prouvé au monde qu'on peut s'éclater librement, seul ou à 2, avec ces joujoux sans pour autant relever de la perversion ou de la pornographie répréhensible.
quel meilleur moyen de prendre du bon temps qu'avec soi-même et un sex-toy consentant ?
un célèbre épisode de "sex and the city" a révélé à des millions de gens l'aspect fun et glamour des nouvelles générations de toys.
tout un tas de filles, de tous âges, de tous milieux, et de toutes inclinaisons sexuelles, n'hésitent plus à pousser la porte des boutiques spécialisées pour aller s'acheter l'objet sympa qui les mènera tout droit au nirvana. les sextoys se collectionnent, se notent, se commentent (mais ne s'échangent pas, hein, le copinage a des limites !)
bien sûr, cela occasionne quelques moments délicats, notamment au niveau des enfants : "laisse chérie, c'est le doudou de maman pour s'endormir", "non, mon coeur, tu ne peux pas jouer avec le lapin de maman, et puis arrête de fouiller dans mes tiroirs à la fin"...
c'est joli, c'est chic, c'est fun, et....très efficace !
ça peut remplacer avantageusement un homme dans toute période de célibat.
là où je reste sans voix, c'est que dernièrement, un gars s'est soudain dit que ces joujoux-là marchent à piles. qui dit pile dit recyclage des piles, donc danger pour l'environnement. et il a tiré la sonnette d'alarme.
 franchement, je ne suis pas complètement persuadée que de tous les engins à piles existants les sextoys soient ceux qui consomment le plus. prenez par exemple un gamin de 10 ans qui vient d'avoir un nouveau jeu de gameboy, et voyez le nombre d'heures qu'il passe dessus. n'importe quelle nana qui s'activerait aussi longtemps et aussi furieusement sur son funny rabitt ou son papillon vibrateur risquerait d'avoir du mal à marcher pendant un certain temps... et puis, ces trucs ont une autonomie délirante, du moins dans le cadre d'une utilisation raisonnée.
quoi qu'il en soit, le gars a mis au point une nouvelle gamme de sextoys : ils marchent à l'énergie solaire.
ouais, super, applaudissons ! quel beau geste pour la planète !
sauf que, qui dit soleil dit exposition. or, en général, ce sont des objets que l'on a plus tendance à planquer au fond d'un tiroir, sous un lit dans une boîte, ou derrière les draps dans l'armoire, non ?
il va donc falloir s'habituer à les laisser sortis toute la journée (ben oui, parce que la nuit, ça ne servirait à rien) pour qu'ils se rechargent. c'est ça ou ceinture !
comment expliquer à maria, la femme de ménage quinquagénaire et très dévote que dorénavant elle devra épousseter des bibelots un peu bizarres sur la commode de la chambre ? et les gosses, on leur dit  quoi ? et belle-maman qui débarque toujours sans crier gare ? plus question de rester au lit en attendant le médecin quand on a la grippe : il faudra au moins se lever pour ranger tout ça. et le plombier qui viendra réparer la fuite, ça risque de lui donner de fausses idées.
mais bon, si c'est pour la planète...

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : bizarre
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /2008 19:14
ayant commis l'erreur de m'abreuver de boisson caféinée en début de soirée hier (soirée par ailleurs fort plaisante avec une bande de potes), je me suis retrouvée à ne pas pouvoir m'endormir. et me voilà à regretter de ne pas pouvoir avoir l'aptitude simple de m'abrutir devant la télé. je suis parfaitement incapable de poser mon joli derrière sur mon canapé pour tenter de faire fuir l'insomnie en regardant kho lanta, l'île de la tentation ou secret story.
parfois, j'aimerais cesser d'être tout le temps en train d'assembler des mots sur mon ordinateur, sur des petits morceaux de papier ou dans mon cerveau en perpétuelle agitation.
ou à lire tout ce qui me tompbe sous la main, dans une fringale jamais apaisée.
je m'engueulais ainsi la nuit dernière, en lisant un polar, à 2h du matin.
et voilà qu'au détour d'une page, je tombe sur une phrase. une merveille de simplicité, quelques mots magnifiques qui m'ont redonné la pêché, et m'ont rappelé que si, finalement, j'ai choisi la seule façon de vivre possible.
Elle avait un visage pointu et rusé, sans amabilités inutiles. (Robert Wilson, Meurtres à Séville)

c'est beau les mots...
Par charlie - Publié dans : bizarre
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /2008 13:04
je repense à une discussion d'hier soir avec un demi-espagnol, mexicain de fraîche date et san franciscain de coeur (tout ceci n'ayant strictement rien à voir avec le propos du jour, mais étant précisé pour que a) il se reconnaisse aisément, b) lui faire savoir que son blog de voyages m'a tenue éveillée jusqu'à l'aube avec délectation).
il était question des relations hommes / femmes (et oui, une fois de plus), et de la difficulté de réussir à développer des relations durables.
comment savoir quand on rencontre une personne s'il va s'agir de la bonne, ou du moins de quelqu'un avec qui faire un petit bout de chemin, ou si c'est encore une histoire qui va s'auto-détruire après 2 semaines ? en l'état actuel des choses, à moins d'avoir des dons de voyance ou de se spécialiser dans la drague de malades en phase terminale d'une quelconque maladie (ce qui est une tricherie éhontée, n'est-il pas ?), le quidam lambda n'a aucun moyen de le savoir.
en effet, comme le dit si bien cette utopie qu'est la sagesse populaire, personne n'est parfait (sauf moi). des défauts rédhibitoires ou des incompatibilités majeures se font jour au fil du temps. et paf ! c'est la rupture, retour à la case départ...
j'ai une solution qui, quoiqu'un peu onéreuse, peut permettre d'éviter de se fourvoyer dans des relations vouées à l'échec.
il suffit de prendre le fleuron de la création télévisuelle de ces dernières années, de bien mélanger, et de déguster frais. on pourrait imaginer que dès que l'on rencontre un mec ou une fille, on charge une société d'établir un dossier, et de le mettre en oeuvre.

loft story et autres machin-story :
l'appart de la peut-être future moitié se trouve truffé de micros et de caméras, mais à son insu, et elle se retrouve espionnée dans ses moindres faits et gestes pendant une semaine ou deux. histoire de voir ce qu'elle donne dans l'intimité. car si on peut à la rigueur envisager de lier son destin à une fille qui pète dans sa cuisine ou un gars qui se gratte les attributs sur le canapé, avouons qu'il est beaucoup plus difficile d'envisager des lendemains qui chantent avec quelqu'un qui colle des crottes de nez sur les murs des chiottes ou quelqu'un dont le hobby est d'arracher les pattes des mouches. sans même parler de l'utilité citoyenne d'un tel dispositif. si celui qui vous a fait chavirer pendant cette soirée karaoké se révèle un psychopathe serial killer, à défaut de convoler vous pourrez au moins le dénoncer et avoir ainsi le coeur réchauffé par le sentiment d'avoir oeuvré pour le bien collectif.

l'île de la tentation :
quoiqu'on veuille faire croire en société, le sexe reste la composante la plus importante d'une relation, au moins dans les débuts (parce qu'après, le sexe ce n'est plus que ce machin qu'on se tirlipote vaguement et sans conviction dans la douche une fois par mois). tant qu'on n'est pas dans un lit, tous les deux tout nus, difficile de savoir si va coller ou pas. et si ça ne colle pas, encore plus difficile de se débarrasser de l'autre sans dire pourquoi. et vu que même dans un couple qui a écarté le sexe de l'équiation depuis longtemps, bizarrement, la fidélité absolue reste exigée, il s'agit aussi de savoir la capacité de résistance à la tentation. un week-end sera donc organisé sous un prétexte quelconque. le premier soir sera dévolu à un test préliminaire de la marchandise : un p'tit coup de substances déshinibantes et c'est parti pour une nuit torride, suivie d'une séance d'hypnose pour effacer tout souvenir dans la tête du cobaye en cas de non-compatibilité avérée. le deuxième soir, l'élu (e) se retrouve seul(e) avec vos amis de sexe opposé qui vont tout faire pour la ou le faire craquer (partant du postulat que dans une grande majorité des cas, l'adultère se fait avec les proches du conjoint)

le journal du hard :
parce qu'il faut bien avouer que même si ça c'est bien passé, vous pourriez avoir trouvé un léger manque d'imagination ou un peu trop d'inhibitions chez votre partenaire. sa boîte aux lettres va donc se trouver inondée de dvd pornos, de magazines coquins, du kamasutra pour les nuls et d'accessoires variés. dans le meilleur des cas, une légitime curiosité poussera la récipendiaire à en étudier le moindre aspect et à en tirer d'intéressants enseignements permettant un épanouissement conjugal certain, ainsi qu'un élargissement incroyable du bagage lexical des voisins "oh oui chéri fais-moi encore la brouette javanaise sous la brise et l'escargot parkinsonien". dans le pire des cas, il ou elle n'a rien compris, ne saisit pas le message ou se révèle incapable de l'appliquer à bon escient. dans ce cas de figure, vous passez sur ce point, commencez malgré tout une relation et vous vous gardez le matériel pour votre usage personnel. ça peut être éminemment sympathique de faire joujou avec un jack rabbit pendant que monsieur est au foot, après tout.

super nanny :
même si ce n'est pas votre préoccupation première, il est à envisager qu'un jour vous céderez à l'envie de procréer. il serait dommage qu'à ce moment-là, vous vous aperceviez que votre moitié n'aime pas les enfants, est incapable de s'en occuper, est pédophile... la société va habilement, dans les semaines à venir, mettre sur sa route des bambins d'âges et de comportements divers, et noter les réactions grâce aux caméras précédemment mentionnées.et là aussi, la déception de se trouver face à un être tirlipoteur de petits zenfants sera contrebalancée par la fierté de le remettre aux autorités.

ça se discute :
après enquête discrète, lister tous les ex de la personne qui vous plait. organiser une rencontre collective, par exemple autour d'un bon repas dans un resto sympa. outre le fait que cela ne peut que bien se passer, puisque vous serez entre personnes du même sexe, et que vous pouvez même vous faire de nouveaux amis (option à n'activer que si vous choisissez au final de ne pas garder cette candidate ou ce candidat, sous peine d'aller vers des emmerdes à coup sûr. ne JAMAIS faire copain copain avec les ex), cette rencontre sera forcément riche en renseignements en tous genres. ce n'est pas négligeable, car n'oublions pas que ce que vous êtes en train de faire à celui ou celle que vous convoitez, il ou elle est peut-être entrainde vous le faire. et au cas où votre penchant pour les tartines camembert / nutella serait découvert, vous pourrez plus facilement le faire passer si vous savez quel cadeau offrir à coup sûr. c'est stratégique !
gardez quand même à l'esprit que le niveau d'objectivité de chaque ex sera différent selon qu'il a été largué ou est parti de lui-même.

 numbers :
une fois en possession de tous ces éléments, vous aurez un geek bizarre qui créera un algorithme déjanté et qui vous calculera le taux de probabilité de réussite de votre couple. attention ! sachant que le sens du vent, la date des dernières règles de Barla Cruni ou le nombre de plumes des canards de la mare du voisin sont des variables importantes dans le calcul, n'omettez aucun détail dans le dossier remis au geek.

Bonne chance...


toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : bizarre
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 20:24
moi qui ne suis pas très téléphone, j'ai causé avec un copain pendant un temps parfaitement indécent un soir de cette semaine.
nous avons évoqué nos problèmes communs d'adaptation aux repères temporels. il m'a soumis une théorie très très intéressante.
partant du principe que la rotation de la terre sur elle-même est de 24h (ok, les puristes, 23h56m et 4s), l'activité humaine est grosso modo divisé en 3 tiers de cette rotation : 8h pour travailler, 8h pour dormir, et 8h pour accomplir des activités passionnantes comme prendre le bus, manger, récurer les chiottes, gueuler après les hotlines...
jusque là, tout va bien. sauf que certains énergumènes anormalement constitués viennent foutre en l'air cette belle mécanique en ayant besoin d'un temps de sommeil supérieur à la moyenne (notez que ceux qui se contentent de moins de 8h ne foutent rien en l'air du tout, et ne méritent pas qu'on s'y arrête).
dans mon cas, après 6 h de sommeil, je suis capable de sortir de mon lit et de vivre ma journée à la vitesse d'un escargot boiteux, et je me prends tous les obstacles, les portes, les meubles, les murs. après 8h de sommeil, je commence à ressembler vaguement à un être humain, bien que de très loin, vue par un myope qui a oublié ses lunettes. après 10h de sommeil, mon cerveau fonctionne suffisamment pour mener à bien les tâches du jour. mais mon temps de forme olympique, là où je fonctionne à plein rendement, c'est 11h30. ne me demandez pas pourquoi, j'ai toujours été comme ça, au grand désespoir de mes parents, de mes amis et de mes chéris successifs.
sachant qu'en plus, mes journées de travail sont plus proches des 10-12h que des 8h, vous commencez à voir où je veux en venir....
je me lève tous les jours à 6h, si je défalque les 11h30 de sommeil, il faudrait que je me couche le "soir" à 18h30. vu que j'arrive chez moi aux alentours de 18h15, cela signifie que je ne fais plus grand-chose d'autre de ma vie (qu'est-ce que je suis matheuse en ce moment ! je me demande ce que ça peut bien vouloir dire)
la théorie de mon pote est qu'en fait, la vie terrestre n'est pas faite pour nous (il est comme moi au niveau sommeil), il nous manque plein d'heures pour venir à bout de tout ce que nous voudrions accomplir dans une journée. il nous faudrait au bas mot qu'une journée fasse ses 29h bien tassées. minimum.
il y a bien saturne, dont la rotation est de 29,5 années. mais pour peu que ce soit une journée de merde au boulot, elle durerait 10 ans, merci bien...
le soleil pourrait être sympa avec ses 25 jours, mais il y fait un peu chaud, et puis j'aime bien la neige, moi.
et toutes les autres planètes posent peu ou prou le même problème.
alors ? quelle solution ?
après tout la journée type et le calcul du temps n'est qu'un postulat posé pour coller au plus près des cycles naturels. pourquoi ne pas envisager la possibilité de faire passer la journée à une durée supérieure à tous ceux qui en font la demande ? à une époque où on accepte la déforestation, les chamboulements climatiques et george bush président (si, ça, ça n'est pas entièrement contre-nature, rien ne l'est), on devrait pouvoir facilement bousculer l'ordre établi du temps.
le pied intégral ! the foot, comme s'exclamerait m. loïc L M (private joke)
lever à 6h du mat, arrivée au boulot à 7h30, départ du boulot à 18h, vie sociale, sentimentale et familiale d'une richesse et d'une qualité inconnues du citoyen lambda jusqu'à 23h, comme tout le monde. puis dodo de 23h à 29h, passage à la nouvelle journée, dodo jusqu'à 6h.
bien sûr, la vie avec les êtres humains rétrogrades bêtement attachés à leurs valeurs bourgeoises de journée à 24h ne serait pas possible, car en 2 ou 3 jours à peine, nous serions en parfait décalage.
je milite donc pour que tous les gros dormeurs du monde fassent sécession, unissent leurs économies pour se payer un petit coin de paradis, et  se regrouper en état indépendant.
merci l'ami de m'avoir permis de trouver une solution à mon problème ! (en espérant qu'il ne va pas me demander de droits d'auteur pour lui avoir piqué son idée)



Par charlie - Publié dans : bizarre
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 19:28
mon pote le grunge a posé depuis fort longtemps une question extrêmement pertinente, d'un intérêt incontestable, mais comme c'est rien qu'un gros feignant, il n'est jamais allé jusqu'au bout, ce que je vais faire à sa place. sa question est la suivante : à quel moment de la nuit se met-on à puer du bec ?
la réponse peut paraître anodine ou inintéressante. mais si on prend la peine de s'y arrêter quelques instants, elle révèle tout un potentiel inattendu. en effet, celui qui saura répondre irréfutablement pourra alors se pencher sur une solution au potentiel marketing infini.
vous conviendrez qu'il est fort désagréable de se réveiller avec une haleine de chacal, encore plus si une personne partage votre lit et doit subir vos exhalaisons de plein fouet dès l'aube. le fait que ce soit réciproque ne résoud pas le problème. si l'on savait à quel moment exactement ce phénomène se met en place, on pourrait par exemple concevoir une pastille de menthe à diffusion lente programmable à volonté. cela se vendrait comme des petits pains. on peut ensuite décliner le principe dans une infinité de parfums (sauf la banane, puisque grâce à lorifère nous savons désormais que l'arôme de banane est volatil. ceux qui ne comprennent rien à la phrase précédente n'ont qu'à se pencher sur les commentaires de ces dernières semaines, on ne va pas tout réexpliquer pour quels flemmards congénitaux non plus), et fonder un véritable empire commercial.
ah ah ! vous voilà appâtés ! dès qu'on parle d'argent, c'est fou ce que les gens deviennent plus attentifs.
mais avant d'en arriver là, il faut trouver une réponse scientifiquement fiable à la question.
appliquons une réelle démarche scientifique, ça fera plus sérieux pour les banques.
1/ observation :
le soir, beaucoup de gens se lavent soigneusement les dents, une large majorité de la population ne fume pas et ne mange pas de crottes de chiens. et pourtant, TOUT le monde sent mauvais de la bouche au réveil. sans exception. ceux qui sentent bon se sont levés discrètement un peu avant pour aller se rafraîchir l'haleine. on sait que ce phénomène est dû à l'absence de salivation pendant le sommeil et tout un tas de trucs comme ça dont on se contrefout puisque le débat ne porte pas sur le comment mais sur le quand.

2/ hypothèses :
- on pue dès que le sommeil s'est installé, donc quel que soit le nombre d'heures qui s'écoulent entre l'endormissement et l'éveil, ça pue pareil
- l'odeur nauséabonde s'installe peu à peu, gagnant en force au fil des heures. cela signifierait que les gros dormeurs puent plus que ceux qui dorment peu, et les insomniaques chroniques seraient pour une fois nettement avantagés
- les émanations désagréables s'installent d'un seul coup, à plein régime, à un moment M correspondant à X temps écoulé après l'endormissement.

3/ expériences :
il s'agit de réunir un nombre crédible de personnes, avec des échantillons représentatifs : 1 avec des dents pourries, 1 qui mange de l'ail à tous les repas, 1 qui se nourrit de morue...
sachant que l'éveil implique une salivation quasi-instantanée, on ne peut pas réveiller les cobayes toutes les 10 secondes pour leur demander d'ouvrir la bouche et renifler. cela fausserait complètement les résultats et serait idiot. il faut donc trouver un moyen sûr de tester minute après minute sans compromettre l'expérience. je propose donc d'installer dans la bouche de chacun des participants un mini-ventilateur soufflant vers l'extérieur et de mettre devant un "nez" de chez un grand parfumeur, qui livrerait ses impressions. en réalisant ainsi un nombre suffisant d'expériences, on verrait se profiler un schéma type permettant de mettre de côté les inévitables aberrations (celui qui pue à un moment différent de la grande majorité par exemple). parce que de toute façon, le but ultime est de vendre un produit de merde à la masse, pas de régler les différences des cons qui ne peuvent pas s'empêcher de se mettre en marge. d'ailleurs, il y a fort à parier que les communistes ne feront pas comme tout le monde, ainsi qu'ils en sont coutumiers. mais on s'en fout, ce ne sont que des prolos fauchés, même pas dans le coeur de cible du produit. laissons-les puer du bec en décalé.

4/ résultats et interprétation  :
l'interprétation des résultats permettra d'affiner le concept du nouveau produit et de le décliner en plusieurs variantes (les femmes, les enfants, les vieux cons...). ainsi, en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "à bas edvige", on se retrouvera avec un truc qui révolutionnera les relations hommes-femmes (mais pas hommes-hommes, ni femmes-femmes, il faut pas pousser ! le produit ne sera vendu qu'aux gens normaux sur présentation d'un certificat médical d'hétérosexualité, on ne va pas non plus leur faciliter la tâche), à jamais.

5/ conclusion :
le grunge et moi irons nous dorer la pilule à saint-barth toute l'année pendant qu'une bande de beaufs à trogne d'alcoolos trimera toute la journée pour fabriquer notre produit miracle qu'on pourrait appeler Pupadubek.
comme quoi, il faut toujours chercher une réponse aux questions à la con, on ne sait jamais où ça va vous mener.

toute dissemblance avec le moi que vous connaissez n'est que normale, je suis passée du côté obscur.
Par charlie - Publié dans : bizarre
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